Réformes : "Les "Gilets jaunes" ont écorné la confiance des investisseurs étrangers"

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(Crédits : GONZALO FUENTES)
[Interview] Un climat des affaires au ralenti, une stagnation du chômage, des pertes économiques dans le commerce. Dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2018 à 1,5%. Même s'il est encore difficile à mesurer, le mouvement des "gilets jaunes" a eu un impact sur l'économie française. Pour 2019, l'acquis de croissance serait de 1% au bout de six mois. La baisse de l'inflation et les mesures d'Emmanuel Macron pourraient néanmoins relancer le pouvoir d'achat des Français rappelle l'économiste de Natixis Veronique Janod. Mais l'environnement économique international reste très défavorable.

LA TRIBUNE - Quelles sont vos prévisions de croissance pour 2018?

VÉRONIQUE JANOD -  Pour 2018, nos prévisions de croissance sont à 1,5%. Elles ont été révisées mi-décembre à la baisse en raison du mouvement des "Gilets jaunes", qui a pesé progressivement sur l'activité à partir de mi-novembre ramenant nos prévisions à leur niveau antérieur. Pendant longtemps, notre prévision de croissance pour 2018 était à 1,5%.

Mais quand l'activité économique s'est révélée légèrement plus forte qu'attendu au troisième trimestre, notamment grâce aux promotions automobiles qui ont boosté la consommation cet été, nos prévisions avaient été relevées à 1,6%. Car, même en intégrant un contrecoup de la consommation au dernier trimestre, il semblait difficile de ne pas atteindre 0,3% de croissance de la consommation privée compte tenu du ralentissement attendu de l'inflation, du "Black Friday" et des fêtes de fin d'année. C'était sans compter le mouvement des "Gilets jaunes" qui a mis un terme à ces révisions.

Quel peut être l'impact du mouvement des "Gilets jaunes" sur la consommation ?

Désormais, le mouvement a duré assez de temps pour avoir un impact négatif perceptible au niveau macroéconomique sur la consommation privée. Elle devrait croître d'à peine 0,1% au dernier trimestre. Nous n'attendons toutefois pas de recul de la consommation, car les fêtes de Noël sont propices à la consommation et les blocages n'ont débuté que mi-novembre, n'affectant pas la première moitié du trimestre.

Depuis les annonces du président de la République le 10 décembre dernier, le mouvement des "Gilets jaunes" s'affaiblit. Les deux derniers samedis du mois de décembre semblent avoir été plus favorables à la consommation. On pourrait donc enregistrer un certain rattrapage sur ces week-ends. In fine sur l'ensemble de l'année, la consommation privée sera en deçà de ce que l'on prévoyait avant le mouvement et devrait être proche de 0,9%.

Quelles sont vos perspectives pour cette nouvelle année ?

Pour 2019, nos prévisions de croissance ont été relevées de 1,4% à 1,8% suite aux annonces de décembre du gouvernement et du président. Si l'impact économique des "Gilets jaunes" est clairement négatif au dernier trimestre 2018, il devrait être positif en 2019. Le ralentissement, tout au long de l'année 2018, résultait en partie de l'affaiblissement du pouvoir d'achat des ménages induit par une forte remontée de l'inflation.

Or les concessions accordées par le gouvernement vont contribuer à réduire l'inflation, qui en parallèle profite déjà de la baisse du prix du pétrole au niveau mondial. La suspension durant toute l'année 2019 des hausses de taxes sur les carburants liées à la composante carbone et à la convergence diesel/essence et la stabilité des tarifs de l'électricité et du gaz jusqu'en juin vont contribuer à faire baisser l'inflation pour l'ensemble des acteurs économiques. Les prix du pétrole ont été très volatils l'année dernière avec une très forte augmentation jusqu'à début octobre suivie d'un effondrement. La stabilisation des prix du pétrole autour de 60 euros le baril contribuera également à faire diminuer l'inflation l'année prochaine. D'après nos prévisions, l'inflation (IPC) diminuera de 2,1% à 1,2% en moyenne en 2019, revenant à son niveau de 2017. Cet affaiblissement de l'inflation devrait jouer en faveur de la consommation.

 Car au-delà de la baisse de l'inflation qui profite à tous, un certain nombre des mesures annoncées le 10 décembre (augmentation de la prime d'activité, défiscalisation de la prime exceptionnelle réservée aux salariés rémunérés en deçà de 3 SMIC, défiscalisation des heures supplémentaires, annulation de la hausse de 1,7 point de CSG pour les retraités percevant moins de 2.000 euros) vise spécifiquement à redonner du pouvoir d'achat aux ménages ayant les plus faibles revenus. In fine, plus de 11 milliards devraient être réalloués aux ménages, avec une volonté marquée du gouvernement de soutenir plus particulièrement les ménages disposant des revenus les plus faibles. Le montant total des mesures est non négligeable et devrait redonner du pouvoir d'achat aux ménages qui ont la plus forte propension à consommer. Conjugué à la baisse de l'inflation, on devrait avoir une importante hausse de la consommation en 2019, qui passerait selon nos prévisions de 0,9% à 2,1% sous réserve que les prix du pétrole restent en deçà de 65 euros le baril en fin d'année.

Au niveau de l'investissement, quelles sont vos prévisions ?

Concernant l'investissement, certaines sociétés ont été affectées par les blocages et les violences. Nous nous attendons donc à un ralentissement un peu plus marqué qu'initialement pressenti de l'investissement des entreprises au T4. L'investissement résidentiel était lui déjà en recul au T3 en rythme trimestriel. Il devrait néanmoins croître autour de 1,6% en moyenne annuelle. L'investissement des administrations publiques devrait également ralentir à 1% en 2018 contre de 1,4% en 2017. La contribution du commerce extérieur à la croissance devrait, quant à elle, être positive, proche de 0,6 point de pourcentage du PIB, les importations ayant nettement plus ralenti que les exportations.

Quels pourraient être les facteurs d'inquiétude qui pourraient peser sur la croissance ?

En 2018, les entreprises ont joué un rôle moteur pour la croissance. Avec la montée en puissance du CICE, des taux de financement relativement bas, les conditions sont restées relativement bonnes en 2018. Si la baisse de l'impôt sur les sociétés prévue en 2019 est en grande partie reportée, les entreprises étant appelées à contribuer à l'effort national pour redonner du pouvoir d'achat aux ménages, la transformation du CICE en baisse pérenne des cotisations sur les bas salaires a été maintenue. Cette mesure est un geste fort en faveur de l'activité des entreprises qui devrait permettre d'améliorer davantage leurs marges.

Par ailleurs les entreprises devraient continuer de profiter de la faiblesse des taux d'intérêt, le relèvement des taux directeurs par la BCE n'étant pas attendu avant décembre 2019. Sous réserve que la trêve de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine tienne, le cumul exceptionnel de la perception en 2019 du CICE sur l'activité de 2018 et de la baisse pérenne des charges devrait permettre de maintenir la dynamique de l'investissement des entreprises à un niveau proche de celui de 2017.

Si l'environnement financier devait demeurer porteur pour les entreprises, les inquiétudes concernant le marché du travail demeurent, en raison des difficultés persistantes d'adéquation entre les compétences recherchées par les entreprises et celles offertes par les demandeurs d'emploi, le chômage étant désormais proche de son niveau structurel. Le ralentissement de l'emploi n'a pas été initié par le mouvement des "Gilets jaunes". Il a débuté dès le second trimestre 2018 et s'est accentué depuis.

Comme attendu les effets de la réforme du Code du travail mettent du temps à apparaître et ne sont perceptibles qu'à moyen long terme. Cela provient en partie du fait que les acteurs doivent se l'approprier, mais également du fait que les jugements prud'homaux révèlent les limites du nouveau Code du travail au regard du droit international (convention 158 de l'OIT et charte sociale européenne) remettant en cause l'idée d'un plafond légal du barème des dommages et intérêts dans le cas de licenciement abusif. En théorie, si la croissance en 2019 accélère comme nous l'attendons depuis l'annonce des mesures de décembre, les créations d'emplois devraient se poursuivre et légèrement accélérer.

Mais les problèmes d'appariement entre les qualifications offertes et demandes laissent craindre une dynamique moins favorable. Or les réformes récemment votées en matière de formation professionnelle et d'apprentissage, si elles vont dans le bon sens, ne vont pas apporter de réponses à court terme. La réduction du chômage demeure un véritable défi en France où il demeure bien supérieur au niveau européen. Face à l'impatience croissante en matière d'amélioration du marché du travail, le gouvernement se trouve dans une situation de plus en plus délicate à mesure que le temps passe pour poursuivre des réformes structurelles dans un environnement international qui devrait se dégrader en 2019.

La prolongation du mouvement des "Gilets jaunes" pourrait-elle avoir des répercussions sur le calendrier des réformes ?

Une autre source d'inquiétude est que le mouvement des "Gilets jaunes" a écorné la confiance des investisseurs étrangers en la capacité du gouvernement à réformer et à réduire les déficits et la dette qui va désormais continuer à augmenter ces prochaines années. À l'heure actuelle, avec le grand débat qui doit être lancé et durer jusqu'en mars, certaines réformes vont être reportées à l'instar de la réforme des institutions. La réforme des retraites a été décalée et celle portant sur l'assurance-chômage a été reportée de fin 2018 à début 2019. La vraie question est donc celle des marges de manœuvre du gouvernement pour continuer à réformer.

Au niveau international, Macron était perçu comme un chef d'état capable de réformer sans engendrer de grand mouvement de contestation. Avec les "Gilets jaunes", le pays a connu l'inverse. Une mobilisation relativement modérée, les manifestants n'ayant jamais atteint plus de 300.000 personnes dans toute la France selon le ministère de l'Intérieur, est parvenue à obtenir d'importantes concessions en termes financiers de la part du gouvernement en raison du fort soutien que ce mouvement a su obtenir de l'opinion publique.

Au niveau international, quels sont les principaux facteurs d'inquiétude ?

Contrairement à début 2018, le facteur d'inquiétude principal concerne l'environnement économique international. À l'instar de ses voisins, la France devrait connaître un environnement international nettement moins porteur. Au niveau du commerce extérieur, les sources d'inquiétudes s'accumulent progressivement. Le ralentissement économique en Chine contribue à rendre l'environnement international moins porteur, affectant naturellement la demande adressée à la France. Compte tenu du développement croissant de la Chine, les politiques économiques visant à relancer l'économie chinoise devraient être plus délicates à mener que par le passé, l'environnement international pourrait de ce fait demeurer plus durablement moins porteur.

En parallèle, les tensions commerciales demeurent au niveau international en raison de la guerre commerciale sino-américaine. Pour l'instant le commerce international profite de la trêve démarrée début décembre pour 90 jours mais les incertitudes persistent, le président américain est déjà revenu sur certaines décisions par le passé. En Europe, le Brexit rajoute des incertitudes. Le Royaume-Uni reste un partenaire d'échanges important pour la zone euro et plus particulièrement pour la France. Au-delà, le ralentissement des principaux partenaires commerciaux de la France, notamment l'Allemagne et l'Italie, devrait avoir des répercussions sur l'économie française.

> Lire aussi : 32 millions d'euros pour financer le chômage technique lié aux "Gilets jaunes"

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Commentaires
a écrit le 09/01/2019 à 9:33 :
IL aurait été plus juste de titrer : " le gouvernement, responsable de mouvements sociaux et d'errances de gestion , dégrade la confiance des investisseurs " !!!
Mais evidemment l'auto-critique n'est pas la tasse de thé de Le Maire et de son entourage , ni des médias !
a écrit le 08/01/2019 à 16:26 :
L’impact des "gilets Jaunes" sur la logistique et le commerce
http://www.strategieslogistique.com/L-impact-des-gilets-Jaunes-sur-la
a écrit le 08/01/2019 à 13:23 :
La France insoumise a perdu l'élection. Il y a de la place au Vénézuéla pour les ultras, leur paradis sur terre d'après Mélenchon. Mais sans doute que revenir à une fiscalité dans la moyenne de l'OCDE ne serait pas déraisonnable.
a écrit le 08/01/2019 à 13:19 :
Quels pourraient être les facteurs d'inquiétude qui pourraient peser sur la croissance ?... La déroute totale, dans notre pays. Il est impossible d'avoir des projets économiques, les règles changent en permanence. Prenons un exemple, la mode est aux voitures électriques, dans dix ans, on va nous dire que les batteries sont extrêmement polluantes, comme l'amiante. Quiz de la fourniture électrique également. Sauf erreur de ma part, la centrale de Flamanville est un fiasco technique et financier. Fiasco des 35H ... la liste est longue !
a écrit le 08/01/2019 à 12:36 :
Une consommation ne tourne pas en affaiblissant les pauvres et la classe moyenne et en donnant toujours plus aux 0,5% les plus riches.
Ce n'est pas la faute aux Gilets Jaunes comme veut le faire croire nos politiciens depuis plus de 30 ans mais bien a une technocratie et a un manque de vison sur le long terme ainsi qu'a une UE qui na rien de concret.
Trop de copinage et ils ne vivent pas sur terre mais bien dans une autre planète.
Des politiciens complètement a la ramasse sur des sujets Économiques tout ça pour quelques euros en plus en faisant souffrir les pauvres et la classe moyenne.
Nos politiciens aiment-ils vraiment la France et nos propres compatriotes ?
a écrit le 08/01/2019 à 12:23 :
C'est étonnant les thèses Marxistes/gauchistes que l'on peut lire dans les commentaires. Pourtant aux dernières élections, les formations politiques qui défendent ces thèses n'ont pas prospéré. Malgré cela, cette minorité crie au scandale et veut imposer aux autres, à la majorité qui ne pensent pas comme eux, légitimement élus, leur vision d'un monde qui leur doit tout parcequ'ils crient les plus forts. Sont ils mauvais perdants ou extrèmement jaloux?
a écrit le 08/01/2019 à 11:27 :
Il y a peut être l’impact du mouvement des Gilets Jaunes sur les décisions des investisseurs, mais il y a aussi l’incapacité de l’ensemble des gouvernants actuels, à apporter des solutions rapides et cohérentes aux problèmes qui surgissent !!! En fait ils ne savent pas quoi faire par manque d’expérience politique et isolement à la tête de l’Etat !!!
a écrit le 08/01/2019 à 9:40 :
Quelle est la véritable raison de la privatisation (à mon avis scélérate) de la création monétaire en 74? Aujourd'hui nous en payons le prix..
a écrit le 08/01/2019 à 9:34 :
La politique du gouvernement en place est une grande réussite. Il a rassemblé une grande majorité des français comme il le souhaitait, mais contre l'état... Il a exacerbé la fraternité, la cohésion nationale et l'esprit de liberté. Bravo !
a écrit le 08/01/2019 à 9:16 :
Réformes : "Les "Gilets jaunes" ont écorné la confiance des investisseurs étrangers"

reformulons :

Déforme : les investisseurs perdent confiance à cause de la montée de la pauvreté et de la misère consécutives aux DÉFORMES du gouvernement Philippe qui ABIME l'avenir de la Nation
a écrit le 08/01/2019 à 2:45 :
Elfe noir@,Quelle aide sociale pour une infirmière?,vous rêvez. Les grosses entreprises du Cac 40,paient 6-9% d'IS et non pas 33%,grâce aux niches et montages fiscaux(elles peuvent se payer des fiscalistes réputés).Par contre les petites et moyennes entreprises payent en moyenne,28% d'IS.Pour les GAFA,le montant de impôt payé,par rapport aux vrais bénéfices réalisés en France,est ridiculement bas.
Réponse de le 08/01/2019 à 6:29 :
En effet; Elfe noir évoque ensuite les "aide sociales" pour les handicapés. Quelles aides ? Une aide à l'autonomie pour les besoins courants ( ancien complément d'AAH) existait pour les personnes handicapées voici quelques années et a été supprimée. Les aides restantes ( EDF, impayés de loyers, aides financières de subsistance ) existent effectivement mais ne sont pas spécifiques à une catégorie précise.
a écrit le 08/01/2019 à 2:29 :
Deldongo@,il ne faut pas dire nimporte quoi. La fermeture de Blanquefort était prévue,bien avant les GJ et en Allemagne Ford supprime 1600 postes,le double qu'en France
a écrit le 08/01/2019 à 2:20 :
La direction est maintenant prise@.Le Maire propose cette mesure démagogique, pour éviter de faire une vraie réforme fiscale qui rétablisse la justice fiscale, réforme réclamée par le GJ. En fait, pour une partie des gens qui vont continuer à payer la taxe d'habitation, il est plus avantageux de continuer à la payer, que une réforme fiscale,qui les obligerait à payer plus d'impôts.Lemaire,en proposant de ne pas appliquer la suppression de la taxe d'habitation aux 20% les plus aisés défend les plus riches,confirmant que EM est le président des riches.
a écrit le 08/01/2019 à 2:09 :
Nicolas@,ce n'est pas les entreprises qui permettent la création des emplois,c'est le contexte économique. Si la demande des produits et services augmente(si on pratique une politique économique d'austérité,ce n 'est pas le cas),les entreprises ont des commandes et pour honorer ces commandes,elles sont obligées d'investir et de créer des emplois.
a écrit le 07/01/2019 à 20:21 :
Interrogez plutôt les causes ...
L' état hors sol, découplé des électeurs car répondant à une élection où vous fabriquez l' opinion est la première marche vers l' état totalitaire dans nos ..démocraties post traité de Lisbonne qui a séquence après séquence de fausses alternances, ruiné ce pays.
Vous voulez échapper à cela ? Réintroduisez une parité de temps médiatique, renouvelez tout le champ politique, expulsez les "experts" des plateaux télé et sanctionnez immédiatement le journalisme papier ou télévisuel qui ne répond pas à la charte de Münich..
Vous aurez alors fait le plus gros du chemin.

Si ces mesures avaient été prise il y a maintenant onze ans, post Lisbonne, vous n' auriez pas l' épisode des GJ sur les bras.."
Réponse de le 07/01/2019 à 20:53 :
Ouah, si on applique le RIC, on n'a pas fini de rigoler ! :)
a écrit le 07/01/2019 à 20:20 :
Nous voulons les noms de ces français encensés par Christine Lagarde (à moi !!) qui ont créé le mécanismes des sub prime par la titrisation qui à amené à la dette actuelle française par la crise aux US en 2008!!!

Traduisons les devant un tribunal populaire!
a écrit le 07/01/2019 à 20:12 :
confiance écornée? Quand on voit les investisseurs qui achètent la dette de l'état à des taux négatifs on peut quand même douter un brin
a écrit le 07/01/2019 à 19:49 :
Une infirmière a 1300 euros net et un Député a 7600 euros net (sans les avantages du quotidien) Cherchez l'erreur.
Un handicapé a 868 euros net et un député a 5700 euros net (sans les avantages du quotidien) Cherchez l'erreur.
On taxe a fond les TPE et on n'augmente rien pour les très grandes entreprises avec un très fort bénéfice. Cherchez l'erreur.
On taxe le diesel du travailleur mais on ne taxe pas le Kérozen et le Fioul. Cherchez l'erreur.
Réponse de le 07/01/2019 à 20:52 :
J'ai trouvé la première erreur : vous avez oublié de comptabiliser les aides sociales pour l'infirmière et l'handicapé ! -- La seconde est que les grandes entreprises ont un taux d'imposition plus élevée que les TPE (33% contre 28%). --La troisième est la taxation du fioul : ceux qui se chauffent avec ne sont pas d'accord avec vous.-- Ne me remerciez pas, j'aime rendre service :)
a écrit le 07/01/2019 à 19:38 :
Malgré l'indignation du gouvernement sur ceux qui ne s'en sortent pas, la solution est un état moins gourmand, Laisser les Français un peu tranquille concernant leurs besoins de première nécessité : Manger, se loger, se déplacer, se vêtir et se chauffer.
A l'état de devenir raisonnable, peut-être faire ceinture sur certains joujoux, sous-marins nucléaires, avions de la guerre des étoiles, jeux olympiques ?
a écrit le 07/01/2019 à 19:23 :
@Nicolas 18.30 Il y a des élections pour donner au pays les grandes orientations..
Vous voulez parler des GOPE ou feuille de route de Macron ..?
Macron nous a t-il dit au préalable que nous allions voter pour le programme de Bruxelles, oui ou non ..?
Si non et c' est la cas, les français auraient pu arbitrer en conscience.
Pendant toute la campagne présidentielle, François Asselineau et l’UPR avaient annoncé quel serait le VRAI programme des dix autres candidats, qui refusaient tous les dix de proposer aux Français de faire sortir la France de l’UE par la mise en œuvre la plus rapide possible de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE). Les Français et des pseudo-spécialistes de l’analyse politique découvrent avec effroi les réformes anti-sociales qui ont lieu depuis le début du quinquennat (SNCF, casse du droit du travail, rabotage de l’ISF, baisse de l’impôt sur les sociétés, hausse de la CSG, baisse de l’assurance chômage, stagnation du SMIC, etc.) alors qu’il suffisait de lire les GOPÉ 2016-2017 et 2017-2018.
https://www.upr.fr/actualite/france/la-feuille-de-route-economique-et-sociale-d-emmanuel-macron-est-mise-a-jour-les-grandes-orientations-des-politiques-economiques-gope-2018-2019/
Du fait de l’engagement de la France dans l’euro et dans l’Union européenne, toutes les grandes décisions de notre politique économique et sociale sont directement dictées par les « recommandations » de la Commission européenne, également intitulées « grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ) », que l’institution technocratique bruxelloise publie chaque année à la mi-mai.
CQFD.
Réponse de le 07/01/2019 à 19:48 :
Toujours la même regaine d'un parti qui ne représente rien et qui répand toujours les mêmes fausses informations. Qui veut revenir au franc ? Dévaluation tous les 6 mois (4 fois entre 1981 et 1983) inflation 14 % taux d'intérêts 18 % et chôamge en forte hausse.
Réponse de le 07/01/2019 à 20:10 :
@reponse marc Calmez-vous, vous avez tout en magasin pour vous faire une opinion, serviteur ..
L' UPR est en train de devenir le 3 ème parti de France avec 1 % du temps médiatique de Macron, aussi, cessez de vous singulariser voire de vous marginaliser ..
https://www.upr.fr/sources-et-references
a écrit le 07/01/2019 à 19:16 :
Il faut prendre le problème à l'envers. C'est parce que Macron a écorné la confiance des français que sont apparus les Gilets jaunes qui représentent le peuple et le peuple n'en peut plus.
a écrit le 07/01/2019 à 19:11 :
Je ne comprends pas l'attitude et les commentaires de mes concitoyens.
Ils haïssaient Sarkozy, ils haïssaient Hollande, ils haïssent Macron.
Ils aimaient Chirac car il ne faisait rien.
Le problème de la France ce n'est pas Macron.
le problème de la France ce sont des Français qui rêvent encore d'un état marxiste ou l'argent est supposé coulé a flots sans bosser.
Réponse de le 07/01/2019 à 20:49 :
Chirac populaire? Je n'ai pas ce souvenir quand il était en exercice. Deux ans après son élection a connu une cohabitation, réélu en 2002 uniquement sur un coup de chance, Jospin battu par 100 000 voix par Le Pen au premier tour. Une fois retraité, il est devenu effectivement très sympathique pour les français. Vous pouvez le rajouter à la liste des présidents à 25% de satisfaits moins de deux après leur élection.
Réponse de le 07/01/2019 à 21:17 :
+1
a écrit le 07/01/2019 à 19:09 :
Point d'espoir sans une remise en cause des depenses publiques de l'état providence. J'arrive a grand pas les amis.
Réponse de le 07/01/2019 à 20:23 :
Quel état providence ? Le chomage est créé par l'état francais comme variable d'ajustement pour que les bourgeois continus de manger au champagne.
a écrit le 07/01/2019 à 19:06 :
A quoi servent les économistes francais ?
A rien, qu'ils trouvent un job en traversant la rue!
a écrit le 07/01/2019 à 19:02 :
On ne peut nier l'impact du soulèvement des Gilets Jaunes sur l'activité économique en 2018 et en ce début d'année; prétendre que les Gilets Jaunes font fuir les investisseurs me parait excessif dans la mesure où tous les économistes parlent de fin d'un cycle, qui aurait été inhabituellement long et dont, à leur habitude, nos dirigeants n'ont pas profité pour réduire notre déficit et notre dette.
a écrit le 07/01/2019 à 18:54 :
Ne nous faisons aucune illusion et voyons les faits: fin de cycle après une reprise qui commence à durer, prix de l'énergie en 2019 en nette hausse, incapacité de nos gouvernants à contrôler la dépense publique depuis trop d'années qui empêche tout investissement structurel (la dépense publique finance le court terme et n'est que de la dépense), taux d'intérêts à la hausse, et 70% de nos concitoyens qui sont en dehors de leurs pompes: les planètes ne sont plus alignées du tout, 2019 sera très difficile pour tous, ceux qui paient des impôts en ont plus que marre, et il y a impossibilité d'augmenter la manne publique; nous allons le payer très très cher!
a écrit le 07/01/2019 à 18:52 :
écorné seulement mais ces investisseurs étrangers ou européens commencent à apprécier à sa juste valeur macron qui change d'avis lui ou ses sbires que ce soit en matière fiscale ou économique, dernier exemple en date ce revirement sur la TH payable pour 20% d'après l'ineffable lemaire, mais il n'y a pas de fumée sans feu. Pour rappel la France CHAQUE SECONDE emprunte 2665 DEUX MILLE SIX CENT SOIXANTE CINQ EUROS par seconde avec l'équipage de philippe soit en 3.5 HEURES ce qu'aurait coûté le chômage partiel d^aux GJ d'après penicaud, mais attention c'est les Ripoux En Marche qui le disent donc sujet à caution; donc il faut trouver du pognon car cette dette EXPLOSE "grâce" à macron et sa fine équipe.
Réponse de le 07/01/2019 à 19:53 :
Selon vous la dette est apparue avec Macron ? Si vous reprenez l'histoire la dette a commencé avec les mesures prises par Mitterand en 1981 au début de son mandat et s'est aggravée d'année en année par tous les gouvernements qui ont lâché beaucoup d'allocations et subventions diverses pour calmer le peuple.
a écrit le 07/01/2019 à 18:51 :
Le mal était fait avec l'exercice de ce gouvernement qui prône l'austérité des réformes depuis un an et demi. Pour cette raison les gilets jaunes sont dans la rue , car il voit le mauvais chemin emprunté par cette équipe les plus mauvais que l'on ait eu depuis 45 .
Ils auraient pu payer des stages de king fu en Chine au lieu d'offrir cent Euros à un tout petits nombres où est l'équilibre la dedans . Le premier de cordé rame , mais n'a pas vu qu'il commence a attaquer la falaise .
a écrit le 07/01/2019 à 18:17 :
Ford France envisage de rapatrier ses activités en Allemagne et aux USA.
Merci les chasubles jaunes!
a écrit le 07/01/2019 à 18:01 :
Intéressant article qui montre le dialogue de sourd... Je propose aux Zinvestisseurs étrangers de nous racheter un jeune banquier incompétent mais hautement présentable en milieu financer. Nous en ferons un bon prix car il est un peu désuet, bloqué sur un logiciel pré-2008 de l'économie ultralibérale et du mondialisme heureux (pour les fameux zinvestisseurs bien sur, pas les peuples)
En échange, nous souhaiterons des frontières douanières pour lutter contre la concurrence déloyale, notre monnaie pour adapter notre économie et retrouver notre souveraineté, une république plus démocratique avec le RIC, et de la justice, fiscale notamment. Deal ?
Réponse de le 07/01/2019 à 19:55 :
Revenir au franc ? une folie - dévalutations en cascade - taux d'intérêts intenable - inflation à 2 chiffres et forte hausse du chômage. Vous devriez prendre des cours d'économie avanyt de dire des bétises.
a écrit le 07/01/2019 à 17:48 :
Pourquoi ouvrir une entreprise en France quand je peux faire bosser des étudiants Chinois 12 heures par jour ?
Pourquoi ouvrir une entreprise Ford en France quand le marché est Nord-Américain ?
Pourquoi ouvrir une usine Renault en France quand je peux l'ouvrir en Roumanie avec un impôt différent et une main d'œuvre deux fois moins cher qu'en France ?

Non ce n'est pas la faute aux Gilets Jaunes mais a une Union Européenne qui n'a rien "D'Union" mais tout simplement qui est en "désunion".
Une Europe corrompu par des politiciens et créer spécialement pour quelques familles avec des lobbys donnant de jolie pots de vins.

Macron, Hollande, Sarkozy sont responsables du déclin de la France. Ils sont d'une incompétence flagrante.

Avant, j'étais contre la violence.
Après, j'avais de la compréhension de la violence.
Maintenant, je trouve la violence quasi légitime.
Réponse de le 07/01/2019 à 18:30 :
Vous devriez vous présenter aux prochaines élections (ah oui c'est vrai la mode n'est plus à la démocratie, vois devriez faire un coup d'état), on verra ce que vous êtes capable de faire.
Je souhaite cependant que vous ne soyez jamais victime de violence collatérale. Perdre sa vie sur un rond-point ou dans l'exercice de ses fonctions ne devraient jamais exister dans une démocratie. Il y a des élections pour donner au pays les grandes orientations. La violence coutera plus au pays que les quelconques gains que verront certaines personnes.
L'Europe n'a malheureusement rien à voir avec le déclin de la France, ce pays n'a qu'à s'en prendre qu'à lui-même. Les exemples de pays qui réussissent dans l'union européenne suffisent à démontrer le contraire. Ce n'est pas l'Europe qui a décidé du niveau de fiscalité confiscatoire et démotivant dans le pays. Ce n'est pas l'Europe qui a inculqué cette mentalité où les Français attendent tout de l'état, le peuple a oublié qu'il avait les cartes en main.
Ce n'est pas l'Europe qui fait fuir les investisseurs.
Par contre c'est l"Europe que les gens accusent quand ils sont incapables de se remettre en cause et de voir l'origine du vrai problème = EUX.
Réponse de le 07/01/2019 à 19:00 :
Nous sommes pour 3 mois en camping car au Maroc nous organisons le rapatriement de nos biens mobiliers et immobiliers dans ce pays
Réponse de le 07/01/2019 à 19:15 :
@Nicolas, il ne faut pas s' énerver et encore moins mettre en demeure, les GJ ne sont que la plaie non cicatrisée du référendum de 2005 où on a blousé les français, même le Figaro l' a compris qui en sort grandi. ..
http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2019/01/07/31001-20190107ARTFIG00162-les-gilets-jaunes-ou-la-blessure-non-cicatrisee-du-referendum-de-2005.php
a écrit le 07/01/2019 à 17:46 :
polemploi va devoir recruter pour tous ces futurs chomeurs .
a écrit le 07/01/2019 à 17:38 :
Le gouvernement vient de prendre sa première décision POPULISTE en ne voulant pas supprimer la taxe d'habitation pour les 20% des ménages les plus aisés. Les investisseurs et les gros patrimoines français vont maintenant avoir peur de la suite et vont commencer à partir à l'étranger. Nous allons assister à une hémorragie de la finance vers les pays moins fiscaux.
Réponse de le 07/01/2019 à 18:15 :
Prendre de l'argent a ceux qui n'en n'ont pas....
Et ne pas prendre de l'argent a ceux qui en ont.... vous êtes fort vous...

Vivement une vraie justice fiscale équitable... en particulier avec les 0,5% les plus riches...
Et luttons fortement contre toutes les fraudes et en particulier la fiscale fiscale estimé entre 60 a 80 Milliards d'euros.
Réponse de le 08/01/2019 à 21:04 :
@La direction est maintenant prise
"Nous allons assister à une hémorragie de la finance vers les pays moins fiscaux. "
Oui mais si on ne le fait pas , on va continuer à assister à la montée du populisme dans le monde entier et ça sera bien pire.
a écrit le 07/01/2019 à 17:21 :
La majorité LaREM ne bouge pas d’un cheveu sur sa politique de cadeaux aux grandes entreprises en adoptant en lecture définitive le versement de 20 milliards d’euros de CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) et de CITS (crédit d’impôt sur la taxe sur les salaires) au titre de l’année 2018, mais également la transformation de ces avantages en allégements pérennes de cotisations patronales d’assurance maladie de 6 points pour les rémunérations allant jusqu’à 2,5 Smic au 1er janvier 2019.Puis dans un second temps, à compter du 1er octobre 2019, un allégement supplémentaire de 4 points imputés sur l’assurance chômage et les retraites complémentaires pour les salaires au niveau du Smic et de manière dégressive jusqu’à 1,6 Smicsoit une vingtaine de milliards de plus.Des économistes de l’Institut des politiques publiques (IPP), chiffrant par ailleurs à 0,8 point de PIB l’impact d’une telle mesure sur le déficit public. La transformation de cette aide en allégement de cotisation devrait, par ailleurs, bénéficier aux secteurs intensifs en main-d’œuvre peu qualifiée comme l’hôtellerie et la restauration, les services administratifs ou encore la santé et l’action sociale, d’après l’IPP.Pour résumer, l’Assemblée a entériné près de 40 milliards d’euros de cadeau fiscal au patronat pour 2019.
Réponse de le 07/01/2019 à 18:37 :
Les entreprises bénéficient d'une infrastructure et d'une main d'oeuvre de qualité en France. En contrepartie il est normal que les entreprises paient des impôts dans le pays.
Savez-vous qu'après le flux financier s'inverse et que ce sont les entreprises qui rapportent de l'argent à l'état par plusieurs biais:
- impôts et taxes (ils y en a pleins)
- salaires de personnes qui vont payer à leur tour des taxes et qui vont consommer, investir, etc et qui vont faire tourner l''économie.
Sans entreprise, l'état manque d'argent. Et aujourd'hui les entreprises françaises sont parmi les plus taxées au monde, même avec le CICE.
Comment parler de cadeaux aux entreprises alors que ce sont les entreprises et le secteur marchand qui rapportent de l'argent à l'état.
Tant que le problème sera pris à l'envers le pays n'avancera pas (RIC ou pas, proportionnelle ou pas).
a écrit le 07/01/2019 à 16:59 :
Ils ont raison de douter...; Quand une confiance n'est pas partager entre le peuple souverain et le pouvoir en place, l'avenir ne peut pas être rose!
Réponse de le 07/01/2019 à 17:20 :
Ne vous en déplaise, le pouvoir en place est issu de la volonté du peuple souverain, il y a 18 mois.Le peuple compte 65 Millions de personnes. 300000 manifestants ne représente que 0,5% du peuple.
Réponse de le 07/01/2019 à 17:49 :
Visiblement, cela n'empêche pas que la confiance n'y est plus, la faute a qui?
a écrit le 07/01/2019 à 16:54 :
Les Investisseurs!, elle est bien bonne celle-là, qui monte une usine dans ce pays ?
Dites plutôt les habituels prédateurs qui viennent se goinfrer des juteux marchés ouverts au privé par la macronie!
Réponse de le 07/01/2019 à 20:00 :
En oui les investissements étrangers en France avaient augmenté ces derniers mois, plus d'ailleurs qu'en Allemagne et en Angleterre. De nouvelles entreprises et de nouveaux emplois ont été créés. Informez-vous au lieu de dénigrer.

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