La filière funéraire avait besoin de mettre des chiffres sur un phénomène qui la gagne depuis quelques années, à savoir un manque de personnel de plus en plus criant. Quels sont alors les besoins de recrutement dans ces métiers, plutôt méconnus, mais au combien nécessaires, auxquels les Français font appel deux fois dans leur vie en moyenne ?
La Fédération nationale du funéraire, qui représente 11.000 des 25.000 salariés de la branche (environ 4.000 entreprises en France), a mené l'enquête en octobre 2023 auprès de ses adhérents. Près de 3.500 emplois seront à pourvoir en 2024 dans l'Hexagone, estime-t-elle. L'Île-de-France arrive en tête avec 30 % des besoins, suivie de la région Auvergne-Rhône-Alpes (14 %) et des Hauts-de-France (11%). Des données corrélées à la densité de population, mais qui sont aussi à mettre en relation avec son vieillissement. La mortalité augmentera en effet de 3 à 5 % en France dans les quinze prochaines années en raison du « papy-boom », indique la fédération, à savoir l'arrivée dans le troisième âge de la population née entre 1946 et 1964.