Transit Fruits, filiale de la Compagnie Fruitière et gestionnaire du port de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), se dote d’une nouvelle flotte de navires réfrigérés avec pour ambition de doubler l’activité commerciale du port et de faire du département une plaque tournante pour l’import-export.Un an après s'être vu attribuer la concession du port de Port-Vendres (avec la CCI des Pyrénées-Orientales et EDF) pour les quinze prochaines années, Transit Fruits, filiale de la Compagnie Fruitière (950 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidé, 23.000 collaborateurs) investit dans une nouvelle flotte de quatre navires réfrigérés, construits au Japon (montant non communiqué).
Présente dans une vingtaine de pays en Europe, Afrique et Amérique Centrale, la Compagnie Fruitière est spécialisée dans la production, le transport et la distribution de fruits et légumes : elle assure près de 80% des exportations de bananes du Cameroun, met en marché près de 950.000 tonnes de fruits en Europe, et 45% de son volume est traité par Transit Fruits à Port-Vendres.
Optimiser les capacités de charge
Présenté comme « plus compétitif et plus écologique » (20% d'économie de carburant par rapport à l'ancienne génération), le "Cameroun Express" va surtout permettre d'optimiser la capacité de charge - 17.800 m3 de marchandises sur palettes stockées en cale et 100 containers reefers en pontée (réfrigérés posés sur le pont) - et gagner ainsi 12,5% en volumes de fruits.
Les trois autres navires - "Ghana Express", "Côte-d'Ivoire Express" et "Sénégal Express" - seront opérationnels début 2025 et assureront des rotations de 28 jours avec, pour chacun, une escale hebdomadaire à Port-Vendres. Un scénario dont se félicite Hermeline Malherbe, présidente du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, propriétaire du port catalan, qui ne manque pas de rappeler les 29 millions d'euros d'investissements réalisés pour « soutenir les activités commerciale, halieutique et plaisance et se donner les moyens d'un port à haute qualité technologique et haute valeur environnementale ». La livraison, début 2025, d'un troisième quai, projet très controversé par les habitants et les organisations écologiques, vise à accroître les capacités du port.