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Aides militaires : Olaf Scholz aux Etats-Unis pour plaider la cause de l'Ukraine

latribune.fr

Publié le 09 février 2024 à 14:40 - Mis à jour le 09 février 2024 à 14:40

Olaf Scholz est parti outre-Atlantique pour plaider la cause de l'Ukraine.

Olaf Scholz est parti outre-Atlantique pour plaider la cause de l'Ukraine.

Reuters

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

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En visite outre-Atlantique, le chancelier allemand doit rencontrer le président américain, Joe Biden, ce vendredi. Objectif de cette rencontre : insister sur la nécessité d'accroître l'aide militaire à l'Ukraine, alors que le congrès américain se déchire sur le vote d'une d'un texte incluant une enveloppe de 60 milliards de dollars à destination du pays.

Plaider la cause de l'Ukraine : tel est le but de la mission d'Olaf Scholz qui s'est rendu outre-Atlantique, ce vendredi. Reçu ce vendredi par Joe Biden, il est notamment venu insister sur l'urgence d'accroître l'aide militaire à ce pays ravagé par la guerre avec la Russie, en plein déchirement sur le vote d'une nouvelle enveloppe au Congrès américain.

La veille de la rencontre avec le président américain, prévue vers 14h45 locales (20h45 à Paris), le chancelier allemand devait déjà rejoindre des membres du Congrès - y compris des représentants des républicains - lors d'un dîner à Washington. Au menu donc : l'Ukraine et les efforts à fournir par les Occidentaux pour soutenir le pays.

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Car cette visite bilatérale, la troisième depuis son entrée en fonction en décembre 2021, intervient alors que Joe Biden et l'opposition républicaine négocient depuis des mois un texte incluant une aide militaire de quelque 60 milliards de dollars à l'Ukraine. Bonne surprise, le Sénat a finalement accepté jeudi d'examiner le texte proposé après de longues négociations. Mais le plus dur reste toujours à faire pour son adoption.

Une étape alors que les élus ne parviennent, en effet, pas à se mettre d'accord sur la validation de nouveaux fonds. Les démocrates y sont, dans l'immense majorité, favorables quand les républicains se montrent, eux, divisés. En pleine campagne présidentielle, l'équation s'est transformée en bras de fer à distance entre Joe Biden, qui réclame de toute urgence ces nouveaux fonds, et Donald Trump, qui prétend que s'il était réélu en novembre, il réglerait la guerre entre la Russie et l'Ukraine « en 24 heures », mais sans vraiment expliquer comment.

Après avoir examiné le texte, les sénateurs pourraient se prononcer dans les prochains jours sur cette grande enveloppe lors d'un vote final et l'enverront à la Chambre des représentants, qui l'examinera à son tour. Or, les républicains y sont majoritaires.

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Pourtant, un heureux dénouement outre-Atlantique apparaît d'autant plus vital à l'heure où les troupes ukrainiennes sont à la peine sur le front face au rouleau compresseur russe. D'autant qu'un retour de Donald Trump au pouvoir à l'issue de la présidentielle du 5 novembre ne semble pas exclu. Et, même sans mandat, l'ancien président a récemment réussi à torpiller la conclusion au Congrès d'un compromis sur l'enveloppe à l'Ukraine...

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Il faut en« faire plus »

De son côté, Olaf Scholz avait donné le ton de la rencontre, avant son départ, en appelant l'UE et les Etats-Unis à « faire plus », jugeant « insuffisants » les engagements pris jusqu'ici.

«Le moment est venu où nous devons faire ce qui est nécessaire, à savoir donner ensemble à l'Ukraine la possibilité de se défendre, et en même temps envoyer au président russe (Vladimir Poutine) un signal clair : qu'il ne doit pas compter sur le fait que notre soutien diminue», avait souligné le dirigeant allemand.

« Nous devons faire tout notre possible afin d'empêcher la Russie de gagner », a-t-il aussi écrit dans une tribune au Wall Street Journal, faute de quoi le monde risque de devenir « encore plus instable, menaçant et imprévisible qu'il ne l'était pendant la Guerre froide ». « En dépit de notre soutien, l'Ukraine pourrait être bientôt confrontée à des pénuries sérieuses en armes et en munitions », a-t-il estimé dans ce texte diffusé jeudi.

L'UE peine à débloquer des fonds

Au-delà des Etats-Unis, il faut dire que le déblocage d'aides à l'échelle européenne connaît, également, des difficultés. En témoigne le temps pris par les Vingt-Sept pour s'accorder, non sans mal sur une enveloppe de 50 milliards d'euros jusqu'à 2027, après la levée par la Hongrie de son veto le 1er février dernier.

En attendant, l'Allemagne se pose en champion de l'aide à l'Ukraine : elle a pratiquement doublé le budget des aides militaires, à plus de 7 milliards d'euros cette année, et ne cesse d'exhorter ses partenaires européens à accroître leur assistance, soulignant que Berlin - deuxième contributeur en valeur absolue après les Etats-Unis -, ne peut pas tout porter sur ses épaules.

Certaines aides peuvent néanmoins s'avérer plus délicates. Kiev réclame également des missiles longue portée, mais Washington et Berlin hésitent de crainte que le conflit ne s'étende au territoire russe, entraînant potentiellement une escalade incontrôlable de la part du Kremlin. Mercredi, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba a également pressé l'UE d'augmenter rapidement ses livraisons d'obus alors que son pays subit quasi quotidiennement des bombardements russes meurtriers sur ses infrastructures stratégiques et civiles.

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D'autres dossiers en cours

Olaf Scholz et Joe Biden, liés par « une forte relation de confiance » selon des sources gouvernementales berlinoises, devraient également échanger, ce vendredi, sur les craintes d'embrasement du conflit au Proche-Orient du fait de la guerre Israël-Hamas, les attaques des rebelles yéménites houthis contre la marine marchande en Mer rouge s'étant multipliées.

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Tous deux soutiennent résolument le droit d'Israël à se défendre après le massacre de civils perpétré par le Hamas sur son sol le 7 octobre. Mais ils réclament en urgence une trêve face aux milliers de morts, également essentiellement civils, suite aux bombardements israéliens à Gaza et à la catastrophe humanitaire en cours, ainsi qu'une libération des otages. Sur ce dossier aussi, Biden et Scholz sont parfaitement au diapason, et font pression, pour l'après-guerre, en faveur d'une solution à deux Etats rejetée à ce stade par le gouvernement de Benjamin Netanyahu.

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Les deux hommes discuteront enfin du sommet de l'Otan en juillet à Washington, alors que l'Allemagne se targue de respecter cette année, pour la première fois, l'objectif de consacrer 2% de son PIB à son budget défense. Le pays pacifiste depuis les horreurs du nazisme a entamé son réarmement, après s'être reposé pendant des décennies sur les Etats-Unis, via l'Alliance atlantique.

(Avec AFP)

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