Au Canada, Emmanuel Macron vante (encore) les mérites du Ceta
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En visite au Canada, Emmanuel Macron a de nouveau mis en avant les mérites du Ceta qui peine à être adopté définitivement - Photo d'illustration.
Djordje Kojadinovic
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En visite au Canada, Emmanuel Macron a de nouveau mis en avant les mérites du Ceta qui peine à être adopté définitivement - Photo d'illustration.
Djordje Kojadinovic
Emmanuel Macron est un infatigable défenseur du Ceta. En visite au Canada, le président français a de nouveau mis en avant les mérites du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada. Celui-ci peine à être adopté définitivement. Dix Etats européens doivent encore ratifier cet accord commercial, entré en vigueur à titre provisoire à l'échelle européenne le 21 septembre 2017. Pour le chef de l'Etat, c'est un « très bon accord » qui finira par être « adopté ». Il se dit « confiant » estimant que le texte poursuivrait prochainement son « chemin en France et en Europe pour permettre une adoption définitive ».
Le sujet avait fait polémique il y a six mois après la non-ratification du texte par le Sénat français. Une coalition de sénateurs de droite et de gauche, à l'initiative des élus communistes, avait fait un tour de force politique en mettant au vote le projet de loi de ratification que le gouvernement n'avait jusqu'ici jamais inscrit à l'agenda de la chambre haute.
« Il y a des bonnes nouvelles de temps en temps », jubilait dans la foulée le président de la Fédération nationale bovine (FNB), Patrick Bénézit. Selon lui, les sénateurs ont « enfin eu l'occasion de faire le bon choix, celui de ne pas ratifier un traité qui autorise des denrées alimentaires qui ne respectent pas nos conditions de production ».
Interbev, l'interprofession française qui défend les intérêts des professionnels de la viande (hors volaille et porc), saluait aussi cette décision, y voyant « un signal fort envoyé en faveur de la protection des standards français et européens. » En revanche, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) estimait ce rejet « totalement surréaliste » avec « un mauvais coup porté à l'ensemble de la filière des vins et des spiritueux. »
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Emmanuel Macron était alors monté au créneau pour défendre le traité. « J'en appelle au monde agricole français. Est-ce que le Ceta est bon ou mauvais pour notre agriculture ? (...) Il est très bon pour le lait, il est très bon pour le fromage, il est très bon pour le vin, il est très bon sur toutes les catégories-clés », avait-il soutenu. Le chef de l'État appelait aussi à ne pas « mettre dans le même sac tous les accords commerciaux » de libre-échange. « Les chiffres démontrent (le) succès considérable » du Ceta, abondait la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
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(Avec AFP)
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