Brexit : statu quo entre l'UE et Londres sur le déblocage des négociations
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Brexit: theresa may defend son plan, pas d'avancee en vue
Lisi Niesner
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Brexit: theresa may defend son plan, pas d'avancee en vue
Lisi Niesner
Le Brexit a constitué l'un des plats de résistance servi au dîner de pré-ouverture du sommet européen de Salzburg (Autriche), organisé mercredi 19 et ce jeudi 20 septembre. Pour cause, face au 27 dirigeants européens réunis à cette occasion, la Première ministre britannique Theresa May a exposé, mercredi 19 septembre, sa vision pour aboutir à un accord convenable sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE et ainsi éviter un éventuel « retrait chaotique ».
« Je suis confiante dans le fait qu'avec de la bonne volonté et de la détermination nous pourrons trouver un accord bénéfique aux deux parties », a avancé la chef du gouvernement britannique qui a appelé les 27 à modifier leur approche pour parvenir à un accord.
Une assertion qui a résonné comme une réponse au président du Conseil européen Donald Tusk qui, quelques heures plus tôt, avait appelé Londres à faire des efforts. Sur « la question irlandaise ou le cadre de la coopération économique future, les propositions du Royaume-Uni devront être retravaillées », a-t-il estimé. Si Londres et Bruxelles ont trouvé des compromis sur la plupart des sujets liés au retrait du Royaume-Uni, notamment sur son règlement financier, ils continuent de buter sur certains points, principalement le sort de la frontière irlandaise.
Les deux parties sont d'accord pour éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande mais Londres conteste les termes du « filet de sécurité » (« backstop ») réclamé par l'UE pour garantir ce résultat. En effet, les Européens souhaitent que l'accord de retrait prévoie une solution de dernier recours (« backstop »), agréée par les Britanniques en décembre dernier, selon laquelle l'Irlande du Nord resterait dans l'union douanière européenne en l'absence de meilleure solution.
Ce « backstop » permettrait d'éviter une frontière entre l'Irlande du Nord et l'Irlande mais il est rejeté par le gouvernement britannique car il couperait en pratique le Royaume-Uni en deux : l'Irlande du Nord d'un côté et le reste de l'autre. Si les négociations échouent, « ce serait difficile pour l'Europe, mais ce serait terrible pour le Royaume-Uni », a prévenu mercredi 19 septembre le chancelier autrichien, Sebastian Kurz.
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Les 27 doivent débattre des prochaines étapes des discussions ce jeudi 20 septembre mais sans Theresa May. Donald Tusk a déjà annoncé qu'il proposerait un sommet européen supplémentaire à « la mi-novembre », en plus de celui du 18 octobre initialement censé boucler les tractations.
(Avec AFP et Reuters)
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