Brexit : Merkel prépare (aussi) les esprits à un "no deal"

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(Crédits : POOL)
Après la secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes le 19 juin, c'est aujourd'hui la chancelière allemande Angela Merkel qui met en garde l'Union européenne sur le risque d'un échec des négociations sur le Brexit.

L'issue du "no-deal" sur le Brexit est en train de devenir bien plus qu'une probabilité. Après la France, par la voix de sa secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes Amélie de Montchalin, qui avait déclaré sur Europe 1 ne pas exclure ce risque, c'est au tour d'Angela Merkel, ce mercredi, premier jour de la présidence par l'Allemagne de l'Union européenne, de réitérer l'avertissement. Devant la chambre des députés allemands, elle a appelé l'Union européenne à se préparer à un éventuel "no-deal".

"Je continuerai à préconiser une bonne solution, mais nous, dans l'UE, devons et devrions nous préparer pour le cas où un accord ne serait pas conclu" a indiqué la chancelière allemande.

Lire aussi : Brexit : Paris refuse de céder à la "pression" et n'exclut pas le "no deal"

Outre-Manche, les banques britanniques ont déjà été mises en garde sur l'éventualité d'une sortie sans accord. Début juin, la Banque d'Angleterre avertissait dans un communiqué que cette sortie était "l'une des nombreuses possibilités à laquelle les banques britanniques doivent se préparer".

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne le 31 janvier 2020 mais reste soumis aux règles communautaires jusqu'au 31 décembre. Si aucun accord n'était négocié d'ici là, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient aux relations commerciales entre ces partenaires.

Lire aussi : Royaume-Uni : premier jour hors de l'Union européenne

5 semaines pour accélérer les négociations

Le Royaume-Uni devra "assumer les conséquences" d'une relation économique moins forte avec l'UE à l'issue du processus du Brexit, a averti, dès samedi 27 juin, la chancelière allemande dans plusieurs médias européens.

"Si le Royaume-Uni ne veut pas de réglementation comparable à celle de l'Europe en matière d'environnement, de marché du travail ou de normes sociales, nos relations perdront en intensité", a-t-elle notamment prévenu.

Pour éviter ce "no-deal", le Royaume-Uni et l'Union européenne ont entamé lundi 29 juin cinq semaines d'intenses tractations sur leur relation post-Brexit. L'objectif est de donner « un nouvel élan » aux discussions, après quatre cycles de négociations troublés par le coronavirus et sans avancées majeures.

Lire aussi : Les banques doivent se préparer à un "Brexit sans accord"

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Commentaires
a écrit le 02/07/2020 à 9:45 :
Ils essayent de jouer le jeu du RU qui expose aussi ses stratégies à l'avance afin d'impressionner l'adversaire, le problème colossal concernant l'UE est que sans souveraineté politique ce ne sont que des mots et tout le monde le sait.
a écrit le 02/07/2020 à 6:16 :
Ca commence a baliser a Berlin. L'UK sortira par le haut, comme toujours. Il reste encore l'inconnue de Karlshue, que vont decider les juges allemands ? Quel suspens......
a écrit le 01/07/2020 à 18:48 :
Les Anglais ne veulent pas de Deal et ils veulent rejeter l'échec du "No Deal" sur les Européens dans le but de les diviser. Pour faire exploser l'UE et ensuite signer de accords indépendant avec chaque pays. En gros, ils veulent faire du Trump.
Mais l'Angleterre n'est pas les US.
a écrit le 01/07/2020 à 18:28 :
Si il y a no deal, ce ne sera pas de la fautes des anglais , mais de la France et de l'Allemagne qui sont terrorisés à l'idée qu'un autre des 27 ait des envies de fuite.
Réponse de le 01/07/2020 à 20:50 :
Les British nous ont habitué à se comporter en pirates. Ne soyons pas dupes , ils veulent devenir le pays dumping fiscal de l’Europe, pour attirer les investisseurs Asiatiques et Américains
Réponse de le 02/07/2020 à 13:16 :
@brieou.
Le brit a une conception a l'opposee du mangeur de grenouille.
Il a l'esprit pragmatique et tres commercant.
La grenouille ne comprend pas, colbertiste qu'elle est.
Impossible est francais.
"Never trust a brit".
a écrit le 01/07/2020 à 18:15 :
Rappelons au passage que le Royaume Uni est un des (très) rares pays avec lesquels nous avons un excédent commercial structurel de plusieurs milliards d'€ par an. Je sais que se tirer une balle dans le pied est une passion bien française: alors continuons, pour se mettre les anglais à dos, histoire de faire plaisir aux allemands !
Réponse de le 01/07/2020 à 20:30 :
pensez vous qu après le brexit ils achèterons moins en europe ???
Je les vois bien faire venir des fruits et légumes frais depuis les US par conteneur, la bonne odeur a l arrivée après un mois.

L excèdent commercial restera le même d autant plus qu' ils ne mettrons pas de droit de douane sur les produits européens qui rentrent au UK.

Sans compter l irlande du nord ou ils ne veulent pas de contrôle pour les produit qui traversent vers l Angleterre.
a écrit le 01/07/2020 à 17:31 :
je croyais que ca deviat etre termine au 30 juin
bon, ca a ete repousse, pour n'arriver a rien, sauf que bojo sorte un accord qu'il aura lui meme redige 5 mn avant la fin
sans etre mechant, le uk n'interesse uncle sam que parce que c'est une porte sur l'europe avec des gens qui parlent presque la meme langue que les yanks
en dehors de cette possibilite, ca va etre tres dur, et c'est les paddies qui vont remporter la mise
a écrit le 01/07/2020 à 17:30 :
Pourquoi préparer les esprits? Ce n'est qu'un retour en arrière pour trouver le bon chemin, il n'y a pas de honte a se tromper si on en fait pas une habitude!

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