L'offre fixe de cargos et de conteneurs participe à contraindre le commerce mondial. C'est l'un des nombreux handicaps pour augmenter l'offre rapidement.
Les perturbations dans la logistique, les transports et les chaînes d'approvisionnement de matières premières, biens intermédiaires et biens de consommation ne se résoudront pas cette année, analyse une étude du FMI. Ce qui pose un problème aux gouvernements qui doivent composer avec une hausse de l'inflation et un soutien à la reprise économique.
Ils devaient se résoudre, mais ils perdurent. Ce sont les goulets d'étranglement que connaissent les chaînes d'approvisionnement, qui provoquent un ralentissement de l'activité mondiale et nourrissent une inflation inconnue depuis des décennies. L'exemple le plus significatif est celui des semi-conducteurs.
Plusieurs économistes du Fonds monétaire international (FMI) (1) se sont penchés sur le problème dans une étude publiée ce jeudi "Supply Bottlenecks : Where, Why, How Much, and What Next?". A leurs yeux, ces "contraintes sur l'offre ont nui à la reprise économique et ont stimulé l'inflation en 2021". La hausse des prix continue à accélérer dans presque tous les pays, notamment aux Etats-Unis et en Europe.
Dans la zone euro précisément, ces experts estiment que, en l'absence de goulets d'étranglement, la production manufacturière et le PIB auraient été supérieurs respectivement "de 6% et 2%", et la moitié de la hausse des prix à la production manufacturière ne se serait pas produite.
Jusqu'à 40% du choc d'approvisionnement
Ils estiment qu'à l'échelle mondiale, les fermetures des frontières expliquent jusqu'à 40% du choc d'approvisionnement. Certains secteurs, par exemple l'automobile, qui ont besoin de pièces très différentes, sont beaucoup plus touchés.
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Surtout, ces goulets d'étranglement vont persister. Nombre d'institution, à l'exemple des banques centrales, tablaient sur un retour à la normale d'ici au deuxième semestre 2022. Mais pour le FMI, les perturbations vont probablement durer jusqu'en 2023, en particulier en raison de la persistance du variant Omicron.
Dès lors, le dilemme pour les gouvernements est d'éviter que ces perturbations des chaînes d'approvisionnement aggravent la pression inflationniste, dont les niveaux ont atteint des niveau inédits depuis des décennies.Et tout cela en continuant à soutenir la reprise économique.