Coronavirus : l'industrie allemande craint "sa plus longue récession depuis la Réunification"

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L'organisation des industriels allemand s'attend à une croissance très faible d'à peine 0,5% pour l'ensemble de l'économie du pays.
L'organisation des industriels allemand s'attend à une croissance "très faible d'à peine 0,5%" pour l'ensemble de l'économie du pays. (Crédits : Fabrizio Bensch)
Déjà fragilisée par plusieurs mois de conflits commerciaux entre les États-Unis et la Chine et sous la menace d'un Brexit dur, l'industrie exportatrice, moteur traditionnel de la première économie de la zone euro, doit désormais faire face à l'épidémie de nouveau coronavirus.

Les industriels allemands craignent la "plus longue récession" du secteur manufacturier "depuis la Réunification", alors que l'épidémie du coronavirus plombe un secteur fortement dépendant du commerce international, a indiqué le lobby du secteur jeudi.

Déjà fragilisée par plusieurs mois de conflits commerciaux entre les États-Unis et la Chine, l'industrie allemande "risque de vivre sa plus longue récession" depuis 1990, à cause du nouveau coronavirus, a déploré l'organisation des industriels allemand (BDI) dans son rapport trimestriel.

Pour le quatrième trimestre 2019, l'organisation fait état d'une baisse de 5,7% de la production industrielle sur un an, soit une "sixième baisse trimestrielle consécutive".

Le secteur est victime d'une "faible croissance mondiale", d'une "incertitude globale accrue" et de la "sous-utilisation de ses capacités de production", qui "freine les investissements", a déploré Joachim Lang, le président du BDI.

Croissance au ralenti

La dynamique ne devrait pas s'inverser avec la crise du coronavirus, qui affaiblit depuis le début de l'année le commerce international et met à l'arrêt l'économie chinoise, dont dépend l'industrie allemande pour ses débouchés et son approvisionnement.

Lire aussi : Quand la Chine tousse, le monde s'enrhume

Conséquence de ce fort ralentissement de l'industrie, pilier de la première économie de la zone euro, le BDI s'attend à une croissance "très faible d'à peine 0,5%" pour l'ensemble de l'économie du pays, contre 1,1% prévu par le gouvernement allemand fin janvier.

L'organisation appelle Berlin à "prendre un ensemble de mesures" budgétaires "à court terme" pour les industries touchées, et à mettre en œuvre des "réformes à moyen terme" pour favoriser les investissements.

Contexte international tendu

L'industrie exportatrice, moteur traditionnel de la première économie de la zone euro, est déjà perturbée depuis plus d'un an par le conflit commercial sino-américain et la menace d'un Brexit dur, qui ont fragilisé ses débouchés.

La sortie effective du Royaume-Uni de l'Union européenne, et la signature d'un accord entre les États-Unis et la Chine mi-janvier avaient un temps stimulé les espoirs d'embellie.

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Commentaires
a écrit le 08/03/2020 à 1:28 :
Le soronavirus un enfant du libre échange. Il y a un tel mélange des entreprises dans divers pays, que l'on ne sait plus à qui appartient quoi. Par contrte la peste touche tout le monde.
La question serait : " L'autarcie de la Coreo du nord, va-t-elle le protéger du coronavirus?" et en second "Son PIB va-il lui aussi se maintenir ?".
a écrit le 05/03/2020 à 19:53 :
Ce n'est vraiment pas une bonne nvelle pour l'économie française car elle est très tributaire de son voisin: C' est en effet le 3 eme fournisseur de l'Allemagne après la Chine et les Pays - Bas, devançant même les US, pour un montant d'environ 70 mds d'exportation composés principalement de produits industriels.
Tt en sachant que le tissu économique Allemand en France, c'est près de 5000 Entreprises pour plus de 300 000 emplois ( chiffres 2018 issus de la DG du Trésor).
Pour éviter à nx la fabrique française à chômeurs de la dernière crise de 2009, il va falloir prioriser et financer les politiques de mise en chômage technique à l'image justement de ce que l'Allemagne avait mis en place à l'époque et bien entendu accroître les facilités et les aides financières aux E qui ont commencé à se mettre en place avec nos récentes crises sociales.
a écrit le 05/03/2020 à 18:59 :
L’Allemagne avec Merkel , c'est ambigu , ce n'est pas clair . Elle snobe macron ce qui l'arrange bien , elle est depuis la guerre la chancelière la moins européenne , elle est de l'est , et elle doit être remplacée par un chancelier de l'ouest qui s'attaquera au neo faschisme de l'est .
a écrit le 05/03/2020 à 17:20 :
Je ne m'inquiète pas pour l'Allemagne qui a de gros excédents pour financer une relance (prime à la casse pour le secteur auto, infrastructures, baisse d'impôts..).
Je m'inquiète surtout pour la France, surendettée qui n'a aucune marge de manœuvre...
a écrit le 05/03/2020 à 16:29 :
La crainte de la recession se fait poindre en Europe. Nous sommes beaucoup trop dependant du marché mondial chinois. Il est intolérable que les principes actifs des medicaments de base soit fabriquer en chine. Oui la mondialisation est totalement déséquilibrée et elle ne sert au maximum que l'enrichissement de la CHine ou des USA.
Ou sont les usines d'electroniques ? pourquoi nous ne faisons pas une percée en informatique quantique et les labos les plus performants soient aux USA ou en Chine !
Il y a un problème de compétitivité mondiale et nous restons sur le bas côté. J'ai vu celà à Paris pour l'entreprise Lucent Technologies. C'est inadmissible que l'Europe soit à la traine technologiquement : on nous rabache en permanence le caractère historique et le passé mais la réalité c'est l'informatique quantique, la 5G et non une Europe qui perd des marchés au détriment de la Chine ou des USA. Si l'on veut faire une percée significative dans l'hydrogène, dans l'informatique quantique alors oui il faut se battre bec et ongle contre l'expansion chinoise et contre la guerre commerciale entre les USA et la Chine.Il faut aussi faire du protectionnisme. Il faut du made in France technologique et non des miettes.
Réponse de le 06/03/2020 à 2:07 :
Trop tard. Les capitaux des investisseurs sont ailleurs. Plus de tissu industriel delocalise precisement en Chine. La France c'est trop cher, instable fiscalement, socialement c'est la chienlit.
Bref, vous etes faits comme des rats.
a écrit le 05/03/2020 à 14:48 :
noter qu'il y a une décroissance du nombre d'entreprises manufacturières en Allemagne depuis au moins 2009, alors que cela augmente en France (Business Demography statistics d'Eurostat).
a écrit le 05/03/2020 à 14:24 :
La mondialisation aurait pu être une perspective intéressante si elle n'avait pas été dévoyée, confisquée par la finance pour le bénéfice de quelques centaines de milliers de nantis à travers le Monde.
La crise et la récession qui va suivre pourrait être une opportunité de remettre en question un système économique d'une injustice et d'une violence inouïe.
La guerre aussi...
a écrit le 05/03/2020 à 14:02 :
Enfin un simple virus va réguler l'économie des pays. Pour la France, j'espère que les personnes et les entreprises (agriculteurs, arboriculteurs, céréaliers - patrons marins pécheurs - patrons transporteurs etc) qui ont obtenus pendant des années des subventions alors qu'ils sont à la tête de gros patrimoine, vont mordre la poussière et puiser dans leur caisse.
Réponse de le 05/03/2020 à 20:07 :
Attention à ce que vous écrivez: vous espérez que les E que vous citez vont "mordre la poussière et puiser dans leur caisse"...pour foutre le maximum de gens dehors tt en détruisant de la valeur ???!!!
Mais il va falloir aussi vous mettre à contribution génial pourfendeur pour financer cette gabegie: A la caisse et au trot !!!
a écrit le 05/03/2020 à 14:01 :
Enfin un simple virus va réguler l'économie des pays. Pour la France, j'espère que les personnes et les entreprises (agriculteurs, arboriculteurs, céréaliers - patrons marins pécheurs - patrons transporteurs etc) qui ont obtenus pendant des années des subventions alors qu'ils sont à la tête de gros patrimoine, vont mordre la poussière et puiser dans leur caisse.
a écrit le 05/03/2020 à 12:53 :
Alors déjà qu'ils ne voulaient pas investir avec les caisses pleines... et comme ils n'ont toujours absolu rien compris ils veulent encore englober des pays de crèves la faim afin de payer les salariés européens toujours moins.

Vite un frexit.
a écrit le 05/03/2020 à 12:23 :
nbre d indicateurs montraient déjà, avant les crispations Trump/chine... que le modèle de la mondialisation glorieuse arrivait en partie à bout de souffle....
le climat en est une des conséquences, et la crise du coronavirus....une alerte de plus......
si on ne s attache pas à réinventer un modèle alternatif, plus près des gens, plus "préhensible" par tout un chacun.... on va droit dans le mur....

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