Covid-19 : le vaccin de Moderna homologué en urgence par l'OMS

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Moderna a fait savoir jeudi qu'il entendait accélérer le rythme et comptait augmenter sa capacité de production mondiale à trois milliards de doses en 2022, soit environ deux fois plus que prévu jusqu'alors.
Moderna a fait savoir jeudi qu'il entendait accélérer le rythme et comptait "augmenter sa capacité de production mondiale à trois milliards de doses en 2022", soit environ deux fois plus que prévu jusqu'alors. (Crédits : DADO RUVIC)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a accordé vendredi son homologation d'urgence au vaccin contre le Covid-19 de l'américain Moderna, le cinquième à bénéficier d'une telle validation de l'agence sanitaire de l'ONU, après Pfizer/BioNTech, les deux sérums AstraZeneca et celui de Janssen. Deux vaccins chinois devraient connaître le verdict de l'OMS la semaine prochaine.

Et un vaccin de plus contre la Covid-19 ! Vendredi 29 avril, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a accordé son homologation d'urgence au vaccin développé par Moderna. Ce vaccin à ARN messager "s'ajoute à la liste croissante des vaccins validés par l'OMS pour une utilisation d'urgence", a-t-elle souligné dans un communiqué. L'OMS a en effet déjà homologué le vaccin de Pfizer-BioNTech, les deux sérums AstraZeneca fabriqués en Inde et en Corée du Sud et celui de Johnson & Johnson, appelé Janssen. Une décision est attendue prochainement, selon toute vraisemblance la semaine prochaine, pour les deux vaccins chinois, Sinopharm et Sinovac.

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L'homologation d'urgence, une aide pour les pays

Cette procédure aide les pays qui n'ont pas les moyens de déterminer d'eux-mêmes l'efficacité et l'innocuité d'un médicament à avoir plus rapidement accès à des thérapies et permettra au système Covax, mis en place par l'OMS avec des partenaires (l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination -Gavi- et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies) pour distribuer notamment des vaccins contre le Covid dans les nations défavorisées, de pouvoir envisager de disposer de vaccins supplémentaires.

Comme le souligne le communiqué, "l'homologation par l'OMS au titre de la procédure pour les situations d'urgence (EUL) constitue une condition préalable à l'approvisionnement en vaccins de la Facilité Covax".

Cette homologation du vaccin Moderna tombe à point nommé pour la plateforme Covax, qui est actuellement privée du vaccin d'AstraZeneca produit par le Serum Institue of India (SII), l'Inde ayant bloqué les exportations afin que les doses soient utilisées pour vacciner sa population.

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Dès 18 ans

Le produit mis au point par la startup amércaine Moderna, une pionnière des vaccins contre le Covid, a des caractéristiques très proches de celui conçu par Pfizer-BioNTech, avec 94,1% d'efficacité selon l'OMS. Ce sérum américain est autorisé dans l'UE, en Amérique du Nord, au Royaume-Uni et dans quelques autres pays, comme Israël et Singapour.

Il a déjà été examiné le 21 janvier par le Groupe stratégique consultatif d'experts (SAGE) sur la vaccination, qui est chargé d'émettre des recommandations sur les vaccins, peu importe qu'ils aient été homologués ou pas par l'OMS.

Il recommande que le vaccin soit utilisé pour tous les groupes d'âge à partir de 18 ans. Les experts de l'OMS conseillent par ailleurs l'administration de deux doses du vaccin Moderna avec un intervalle de 28 jours, mais estiment que cette 2e injection peut "être reportée de 42 jours" - soit six semaines - en cas de circonstances exceptionnelles, liées à une forte présence de la maladie dans un pays et à une pénurie de vaccins.

Ils ne recommandent en revanche pas de réduire la dose de moitié.

L'annonce de son homologation d'urgence par l'OMS intervient au lendemain des annonces faites par Moderna concernant sa capacité de production. Car si les vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna reposent tous les deux sur une technologie innovante, l'ARN messager, un élément distingue les deux laboratoires : le nombre des vaccins distribués. Moderna est certes un pilier de la vaccination contre le Covid aux Etats-Unis, son pays d'origine, mais il est loin derrière dans les campagnes européennes, largement dominées par Pfizer/BioNtech.

Moderna a fait savoir jeudi qu'il entendait accélérer le rythme et comptait "augmenter sa capacité de production mondiale à trois milliards de doses en 2022", soit environ deux fois plus que prévu jusqu'alors.

L'entreprise va investir chez ses sous-traitants européens, le suisse Lonza qui fabrique le principe actif - la substance qui fait fonctionner le vaccin - et l'espagnol Rovi qui conditionne le vaccin.

Lire aussi : Covid-19 : tous les adultes pourront se faire vacciner à partir du 15 juin, annonce Macron

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Commentaires
a écrit le 02/05/2021 à 17:56 :
Autre vaccin :

Le bilan hebdomadaire de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a fait état, vendredi 30 avril, de "cinq cas déclarés en France" de myocardite à la suite d’une injection du vaccin Pfizer-BioNTech. Il s’agit d’une inflammation du muscle cardiaque.

Comme le rapporte l’AFP, relayée notamment par nos confrères de La Voix du Nord, l’ANSM a souligné que "les données disponibles n’apportent pas, à ce stade, suffisamment d’éléments pour conclure sur un rôle du vaccin". Cependant, ces cas de myocardites "constituent un signal potentiel" de pharmacovigilance.
Ces révélations de l’ANSM font suite au "signalement de myocardites chez des hommes jeunes en Israël après une deuxième dose du vaccin" Pfizer. Cela a mené les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) et le comité de suivi de l’ANSM à "analyser de nouveau les données relatives aux cas de myocardites et myopéricadites recueillies par les CRPV en France depuis le début de la vaccination".
a écrit le 02/05/2021 à 17:54 :
En parlant de vaccin :


Les résultats étaient attendus par l'ensemble des proches de cet étudiant. Le rapport d'autopsie de l'étudiant en médecine de Nantes mort après avoir été vacciné contre le Covid-19 avec le vaccin AstraZeneca "renforce l'hypothèse d'un lien de causalité" entre l'injection et le décès, a affirmé samedi 1er mai l'avocat de la famille.
"L'expertise indique que la cause du décès est une thrombose abdominale (...) au niveau de la rate avec des caillots très récents", a expliqué à l'AFP Me Etienne Boittin, avocat à Saint-Nazaire. Le rapport ne mentionne "aucune infection, virus, cancer ou tumeur, qui peuvent générer des thromboses".
Ainsi, selon l'avocat, "le rapport d’autopsie ne dit pas que l’injection de l'AstraZeneca est la cause du décès. Mais il élimine un certain nombre de causes possibles et renforce l’hypothèse d’un lien de causalité entre l’injection de l'AstraZeneca et la survenance du décès". Le jeune homme avait été vacciné le 8 mars et est décédé le 18 mars.
a écrit le 02/05/2021 à 10:32 :
Ben il faut dire que les israéliens progressent très vite avec leur traitement par médicament nasal qui semble terriblement efficace ! Les indiens en auraient bien besoin...
a écrit le 01/05/2021 à 14:49 :
Sans complexe et droit dans le tas :

Pourquoi l’OMS n’oblige pas un test sanguin pour mesurer les anticorps afin de déterminer la durée exacte entre chaque piqûre de vaccin ?
Homologuer = phase 3 ou pas ?
homologuer sans phase 3 est ce légal ?
Réponse de le 02/05/2021 à 10:32 :
Tous les vaccins homologués ont passé une phase 3. Les procédures 'accélérées' sont différentes (et plus rapides) car on y permet de commencer une phase sans attendre les résultats complets des phases précédentes.

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