Deux pétroliers "attaqués" dans le golfe d'Oman, le cours du pétrole flambe de 4%
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Pétrolier en feu, opérations de sauvetage de dizaines de marins : deux tankers, le Front Altair et le Kokuka Courageous (norvégien et japonais), ont été la cible ce jeudi 13 juin d'une attaque d'origine indéterminée en mer d'Oman, en plein Golfe, une région déjà sous tension du fait de la crise entre les Etats-Unis et l'Iran.
Cet incident dans un passage maritime stratégique à l'échelle mondiale a immédiatement provoqué une flambée de 4% des cours du pétrole. En début d'échanges européens, vers 08h35 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août grimpait de 1,59 dollar (+2,65%) à 61,56 dollars. Le baril de WTI pour livraison en juillet montait de 1,20 dollar (+2,35%) à 52,34 dollars.
L'agence de presse iranienne Irna indique que 44 membres d'équipage de deux pétroliers endommagés ont été repêchés en mer d'Oman par des secouristes iraniens et débarqués dans des ports de la République islamique.
Les cuves du Front Altair contiennent de la naphte et celles du Kokuka Courageous, du méthane. Selon l'armateur du premier, le taiwanais CPC, il "semble avoir été touché par une torpille". La firme singapourienne BSM Ship Management annonce quant à elle que le Kokuka Courageous a été la cible d'une "attaque présumée", mais n'a pas été endommagé.
La Ve flotte américaine basée à Bahreïn a annoncé de son côté avoir reçu deux appels de détresse.
Le centre britannique des Opérations commerciales maritimes, qui dépend de la Royal Navy, a lui aussi fait état d'un incident de navigation en mer d'Oman.
Un cinquième de la demande mondiale de pétrole transite par le détroit d'Ormuz, où quatre navires de commerce avaient déjà été les cibles "d'actes de sabotage", le 13 mai. John Bolton, conseiller à la sécurité de la Maison blanche, a jugé le 29 mai que ces incidents étaient "très certainement dus" à des mines iraniennes.
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(avec AFP et Reuters)
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