Droits de douane : Trump adoucit le ton avec Pékin
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Depuis son investiture, le locataire de la Maison Blanche a fait des droits de douane son principal levier de réduction du déficit commercial.
Kevin Lamarque
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Depuis son investiture, le locataire de la Maison Blanche a fait des droits de douane son principal levier de réduction du déficit commercial.
Kevin Lamarque
[Article publié le jeudi 20 février 2025 à 7 h 09, mis à jour à 9 h 37] Donald Trump souffle le chaud et le froid sur les taxes commerciales. Mercredi, il a ainsi déclaré qu'un nouvel accord avec Pékin était envisageable. « En 2020, nous avions déjà conclu un excellent accord commercial avec la Chine, et un nouveau traité est possible », a affirmé le président américain, s'adressant à la presse dans l'avion présidentiel. Entre Washington et Pékin, « il y a un peu de concurrence, mais la relation que j'ai avec le président Xi (Jinping) est, je dirais, excellente », a-t-il ajouté.
Début février, le républicain a imposé 10 % de droits de douane supplémentaires sur tous les produits chinois. En réponse, Pékin a taxé à 15 % le charbon et le gaz naturel liquéfié (GNL) américains, et à 10 % le pétrole ainsi que certaines machines agricoles et véhicules. Une riposte mesurée, en proportion.
La Chine a réagi ce jeudi aux propos du président américain en appelant les États-Unis « à ne pas brandir le bâton des droits de douane à tout bout de champ, en les utilisant partout comme un outil de coercition », a déclaré He Yadong, un porte-parole du ministère chinois du Commerce, lors d'une conférence de presse régulière. « Les États-Unis devraient changer leurs mauvaises pratiques et travailler avec les autres pays afin de trouver des solutions aux problèmes, via des consultations sur un pied d'égalité », a-t-il taclé.
Plus tôt dans matinée, un de ses homologues au ministère chinois des Affaires étrangères a tenu des mots dans la même veine. « Les deux parties devraient résoudre leurs préoccupations respectives par le dialogue et la consultation, fondés sur l'égalité et le respect mutuel », a incité Guo Jiakun. Selon lui, « les guerres commerciales et douanières ne font pas de gagnants et ne font que nuire aux intérêts des peuples du monde entier », a-t-il encore souligné.
Pékin reste, de loin, le pays affichant le plus important excédent commercial avec les États-Unis en matière de biens : 295.4 milliards de dollars en 2024, selon le Bureau d'analyse économique américain. L'an dernier, près de 15 % des exportations chinoises étaient destinées au marché américain, selon les douanes de Pékin.
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Interrogé mardi sur sa politique commerciale, Donald Trump a laissé entendre que de nouvelles hausses tarifaires pourraient suivre sur les voitures étrangères : « Je vous dirai probablement cela le 2 avril, mais ce sera d'environ 25 %. » À propos des semi-conducteurs et de l'industrie pharmaceutique, il a ajouté : « Ce sera 25 % et plus, et cela augmentera considérablement au cours d'une année. » Des taxes qui toucheraient de nombreuses entreprises européennes.
L'Union européenne réagira « fermement et rapidement » si ces menaces se concrétisaient, a déclaré mercredi le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, lors d'un événement à Washington.
Néanmoins, Bruxelles ne ferme pas la porte à des discussions pour alléger certaines taxes, notamment sur les produits industriels. « Nous sommes prêts à ça », a ajouté Maros Sefcovic, alors qu'il doit rencontrer le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, ainsi que le représentant de la Maison Blanche pour les relations commerciales, Jamieson Greer, durant son séjour à Washington.
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Mercredi, Donald Trump a aussi annoncé « réfléchir » à imposer des droits de douane de 25 % sur le bois de construction et les produits forestiers « aux alentours du 2 avril ». Selon la Commission du commerce international (ITC), le Canada est le premier fournisseur de bois aux États-Unis, représentant près de la moitié des importations américaines. Comme le Mexique, le pays est également visé par une taxe générale de 25 % sur tous ses produits, même si Donald Trump leur a accordé un sursis jusqu'au 1er mars.
Depuis son investiture, le locataire de la Maison Blanche a fait des droits de douane son principal levier de réduction du déficit commercial, annonçant la mise en place de taxes réciproques.
(Avec AFP)
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