En Russie, l’inflation est loin de se calmer
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Le Kremlin peine à enrayer l'inflation dans le pays après trois années de guerre en Ukraine.
Maxim Shemetov
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Le Kremlin peine à enrayer l'inflation dans le pays après trois années de guerre en Ukraine.
Maxim Shemetov
Les perspectives économiques pour la Russie ne sont pas reluisantes. Ce vendredi, la Banque centrale russe a indiqué dans un communiqué que les prix à la consommation devraient augmenter de 7 % à 8 % en 2025, soit bien plus que les prévisions antérieures qui tablaient sur une hausse de 4,5 % à 5 %.
Une hausse des prix très conséquente et ce, malgré la remontée récente du rouble face à l'euro et au dollar après la reprise des contacts entre les présidents Vladimir Poutine et Donald Trump, qui ont fait naître l'espoir d'un dégel des relations russo-américaines.
Dans ce contexte, la banque centrale du pays a maintenu son taux directeur à 21 %, soit son plus haut niveau en vingt ans, malgré les plaintes croissantes des entreprises qui peinent à emprunter.
Dans le pays, l'inflation est notamment alimentée par l'explosion des dépenses militaires pour mener l'assaut en Ukraine, les effets des sanctions, et des salaires en hausse, conséquences des pénuries de main-d'œuvre sur le marché du travail, les entreprises étant obligées de proposer des rémunérations attractives pour recruter.
En décembre, Vladimir Poutine avait décrit la hausse des prix comme « un signal préoccupant », un rare aveu de la part du chef du Kremlin qui vante la résistance de l'économie nationale face aux lourdes sanctions occidentales.
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Pour la Russie, les risques croissants de faillites des entreprises et une décélération de l'activité attendue en 2025, ainsi que des prêts bancaires exorbitants, constituent autant de vifs sujets d'inquiétudes.
(Avec AFP)
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