Etats-Unis : "une journée sans immigrés" pour protester contre Trump

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Une manifestation à Philadelphie, le 4 février 2017, contre l'adoption du décret anti-immigration de Donald Trump.
Une manifestation à Philadelphie, le 4 février 2017, contre l'adoption du décret anti-immigration de Donald Trump. (Crédits : Reuters/Tom Mihalek)
Ne pas travailler, ne pas consommer. Une initiative née sur les réseaux sociaux appelle les travailleurs américains, nés à l'étranger, à rester chez eux ce jeudi. Objectif : montrer leur impact sur l'économie américaine face à la politique anti-immigration de Donald Trump.

"Sans-papiers, résidents, citoyens, immigrés du monde entier. Unissons-nous." C'est le genre de slogan qui tourne sur les réseaux sociaux pour une journée de mobilisation nationale aux Etats-Unis, intitulée "une journée sans immigrés" (en anglais, "a day without immigrants"). Lancée par des groupes de défense des droits des immigrés, l'initiative invite les immigrés américains - légaux ou pas - à ne pas travailler et ne pas consommer ce jeudi. En protestation à la politique anti-immigration de Donald Trump, cet appel à la grève vise à montrer leur poids dans l'économie américaine. L'organisation étant informelle, il n'y a pas de chiffres officiels pour mesurer la mobilisation.

La restauration, secteur le plus impacté

D'après les médias américains, des portes closes de commerces et d'écoles ont été recensées à Philadelphie, New-York, Austin, Boston ou encore Washington... Le secteur de la restauration devrait être le plus impacté par la grève car il revendique la plus forte concentration de travailleurs nés à l'étranger, en comparaison à l'ensemble de l'économie américaine, souligne le Wall Street Journal. Près d'un quart des travailleurs de la restauration étaient immigrés en 2016, contre 18,5% secteurs confondus, selon les données du Bureau of Labor Statistics regroupées par l'Association américaine nationale des restaurants.

A New-York, la chaîne Blue Ribbon a annoncé sur son site fermer sept de ses restaurants. Plus de 500 employés devraient rester chez eux, selon Eater New York. Certaines des plus célèbres tables de Washington seront également vides ce jeudi. Le chef étoilé José Andrés, publiquement opposé à Donald Trump, a annoncé sur Twitter fermer trois de ses restaurants pour "soutenir notre peuple". Arrivé d'Espagne en 1991, il a désormais la nationalité américaine. "Il apparaît que nous appartenons au rêve américain, mais d'une certaine façon, il semble que l'Amérique ne reconnaît pas ce que nous faisons", a-t-il déclaré à NPR.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 17/02/2017 à 13:28 :
A quand une journée sans Trump :-) ?
a écrit le 17/02/2017 à 13:25 :
c'est du pain béni pour lui car dans tous les cas il gagne:
1er cas : ils font gréve et tous tourne pareil , il pourra dire les migrants ne sont pas utile donc au revoir.
2eme cas les migrants bloquent le système et tous par en sucette , il pourra dire les migrants on corrompu le système par le travail non déclarer et on pris le travail des nationaux et il pourra dire dehors les migrants avec le soutient des américains.
a écrit le 16/02/2017 à 19:56 :
Après, ils ne pourront qu'espérer que les sans emplois et les précaires qui ont votés pour Trump ne se mettent pas à compter les emplois qu'ils auraient pu occuper...
Réponse de le 17/02/2017 à 9:50 :
A condition de savoir compter, d'accepter les jobs et enfin d'avoir les compétences nécessaires.
Ça a l’air assez simple comme ça mais remplir ces 3 conditions représente à mon avis un sacré défi pour une partie de l’électorat de Trump…
a écrit le 16/02/2017 à 17:48 :
Effectivement, les Etats-Unis se sont construits par immigration, en repoussant les "indiens" dans des "réserves", et en faisant s'installer essentiellement une population blanche, anglo-saxonne et protestante (d'où le sigle wasp en anglais). Et aussi en n'hésitant pas à réguler farouchement les entrées selon les époques, avec des quotas par nationalités et professions, et des critères très sélectifs sur la santé des entrants... Tout le contraire de l'immigration latino-américaine contemporaine : spontanée, catholique, hispanique. Et quand la langue change, le pays change avec.
Réponse de le 16/02/2017 à 18:53 :
@Britannicus: le pouvoir est toujours un rapport de force. Pas plus Alexander Hamilton que Albert Gallatin ou Robert Morris n'ont été épargnés du dédain des "locaux". Et pourtant, ce sont eux qui ont fabriqué de toutes pièces les États-Unis actuels. Toutefois, la grande différence avec les immigrés actuels, c'est qu'ils venaient bâtir un pays en lequel ils croyaient ferme et auquel ils contribuaient physiquement et financièrement. La donne est totalement différente aujourd'hui, car les immigrés (pas tous, mais notamment les illégaux) viennent pour jouir de ce que les autres ont construit, mais sans participer nullement à la construction du pays :-)

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