Fraude fiscale internationale : les États musclent leurs échanges de données
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© Kacper Pempel / Reuters
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L'étau se resserre sur les fraudeurs. Selon un bilan de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) rendu public ce mardi 30 juin, près d'une centaine d'Etats (97) ont échangé des renseignements sur environ 84 millions de comptes financiers implantés à l'étranger par leurs résidents, contre 47 millions en 2018 et 11 millions en 2017. Cette montée en puissance résulte d'une plus grande coopération entre les Etats depuis quelques années en matière de données bancaires alors même que le multilatéralisme est mis à mal par certaines grandes puissances.
Malgré ces efforts, l'opacité et le dumping fiscal demeurent bien ancrés dans certains Etats qui utilisent ces leviers pour tenter d'attirer les multinationales au détriment de l'administration fiscale d'origine.
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L'un des résultats marquant communiqué par l'institution internationale basée à Paris est que ces échanges automatiques de données financières ont porté sur 10.000 milliards d'euros d'actifs en 2019 contre 4.900 en 2018 et 1.100 en 2017. Au total, 97 pays ont procédé à des échanges l'année dernière contre 96 en 2018 et 48 en 2017. "Même si le nombre de pays n'a pas beaucoup augmenté entre 2018 et 2019, le nombre d'échanges a clairement bondi" explique à La Tribune, Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d'administration fiscales de l'OCDE. "Avant beaucoup de pays n'échangeaient pas forcément entre eux comme dans les régions émergentes par exemple. Le volume d'échanges est beaucoup plus important. Plus de comptes font l'objet d'un reporting" ajoute-t-il.