Japon : la coalition gouvernementale perd sa majorité
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Avant les élections, Shigeru Ishiba a affiché une stratégie maximaliste consistant à réclamer l'élimination totale des droits de douane.
Reuters
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Avant les élections, Shigeru Ishiba a affiché une stratégie maximaliste consistant à réclamer l'élimination totale des droits de douane.
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La coalition gouvernementale du Premier ministre japonais Shigeru Ishiba n'a plus de majorité. Le Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice) du Premier ministre japonais Shigeru Ishiba et son allié Komeito (centre droit) ont gagné 41 sièges sur les 125 en jeu, selon les projections initiales de médias dont la télévision publique NHK, loin des 50 nécessaires pour gouverner. Un revers sur fond de forte inflation et de poussée du parti anti-immigration Sanseito.
« Shigeru Ishiba pourrait être forcé de démissionner », indiquait à l'AFP avant les résultats Toru Yoshida, professeur de sciences politiques à l'Université Doshisha. Le Japon « entrera en terrain inconnu, avec un gouvernement en minorité dans les deux chambres du Parlement, situation inédite depuis la Seconde Guerre mondiale ». Le PLD (libéral) gouverne le Japon de manière quasi ininterrompue depuis 1955, malgré de fréquents changements de dirigeant.
Le PLD et Komeito devaient déjà transiger avec l'opposition pour faire voter leurs textes, alors même que la conjoncture s'assombrit.
Pour atténuer l'impact inflationniste, Shigeru Ishiba a étendu les aides au logement, prolongé des subventions à l'énergie, et s'est engagé à verser des chèques de 20.000 yens (120 dollars) par citoyen. Les autorités ont également débloqué une partie des réserves stratégiques de riz pour faire baisser les prix, sans succès pour l'heure.
Par ailleurs, l'offensive douanière de Donald Trump a fait plonger d'un quart les ventes automobiles vers les États-Unis, un secteur surtaxé par Washington à 25 % et qui représente 8 % des emplois dans l'archipel. La menace de surtaxes généralisées de 25 % au 1er août fragilise le tissu économique nippon, très dépendant des exportations. Alors que le négociateur japonais s'est rendu à sept reprises aux États-Unis, les pourparlers avec Washington paraissent s'enliser.
Avant les élections, Shigeru Ishiba a affiché une stratégie maximaliste consistant à réclamer l'élimination totale des droits de douane, au risque d'alarmer certains acteurs industriels.
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Par ailleurs, de petits partis anti-système ont empiété sur le vote PLD : le Sanseito, au slogan « Le Japon d'abord », pourrait remporter plus de 10 sièges, contre deux actuellement. Cette formation, qui s'est vue contrainte de nier tout lien avec Moscou, prône des « règles et restrictions durcies » en matière d'immigration, fustige le « mondialisme » et les politiques de genre « radicales », et appelle à refondre les stratégies de vaccination et de décarbonation.
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(Avec AFP)
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