L'économie américaine a connu sa pire chute depuis 1946

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(Crédits : JEENAH MOON)
Tandis que le PIB américain affichait une croissance de 2,1% en 2019, un an plus tard, sous l'effet du Covid, celui-ci a reculé de 3,5%.

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L'économie américaine a connu en 2020 sa pire année depuis la Seconde guerre mondiale, la crise du Covid-19 ayant provoqué une contraction du PIB de 3,5% par rapport à 2019, selon une estimation préliminaire du département du Commerce publiée jeudi.

En 2019, l'économie américaine affichait une croissance de 2,1%

Sur le seul quatrième trimestre, la croissance est de 4% en rythme annualisé, mesure utilisée par les Etats-Unis qui compare au trimestre précédent puis projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme.

Mais en prenant le mode calcul utilisé par les autres grandes économies, comme la France, qui comparent un trimestre sur l'autre corrigé des jours ouvrés, la croissance n'est que de 1%.

C'est surtout un rythme très ralenti par rapport à la hausse historique de 33,4% en rythme annualisé, et 7,5% par rapport au trimestre précédent, observée entre juillet et septembre.

Ces deux trimestres de croissance n'auront pas suffi à réparer les dommages causés par la crise du Covid-19, qui avait entraîné une contraction du PIB des Etats-Unis de 5% au premier trimestre, puis de 31,4%, au deuxième trimestre, du jamais vu.

Les dommages provoqués par le Covid-19 sur le marché du travail restent extrêmement importants: 18,3 millions de personnes touchaient une allocation chômage début janvier, soit 2,3 millions de plus que la semaine précédente.

Le nombre total de bénéficiaires d'une allocation a fortement augmenté grâce à la prolongation des aides décidée par le Congrès, selon les données publiées jeudi par le département du Travail.

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Commentaires
a écrit le 28/01/2021 à 22:05 :
Oui avec Trump une contraction de 3.5 % et nous avec Macron on fait 10 % pourtant on n'a pas du tout cette impression en lisant l'article qui est le même sur tous les médias ! Elle est belle la démocratie !
a écrit le 28/01/2021 à 17:07 :
les US étaient déjà franchement mal en point avant la Covid :

Autour de 130% PIB de dette publique brute (état fédéral, états fédérés, collectivités locales).
Déficit public très élevé, d'après les données OCDE (6,6% en 2018 ; au moins 7% en 2019).
Crise de la dette étudiante. Les familles s'endettent jusqu'au cou pour rester dans la classe moyenne (Wall Street Journal, 01/08/2019).
Économie soutenue par la dépense publique (WSJ, 25/10/2018).
Le secteur oil&gas, qui de même soutenait la "croissance" et l'activité manufacturière (avec les commandes d'équipements de forage) depuis 2008, avait commencé à ralentir pour de bon en 2019 (articles Bloomberg du 2nd semestre 2019).

Taux de pauvreté (seuil à 50% du revenu médian) très élevé, à près de 18% en 2017 (OCDE). 8,1% en France. Pauvreté des enfants très élevée (UNICEF).
Inégalités de revenus et de patrimoine extravagantes (OCDE ; Credit Suisse Global Wealth Databook).
44% de travailleurs bas salaires (Brookings Institution, 11/2019).
Et la qualité de l'emploi continue de se dégrader ("American jobs are getting worse, new economic index shows", CBS News, 27/11/2019).
43% des diplômés de l’enseignement supérieur sont sous-employés (WSJ, 26/10/2018).
Importance du secteur "fast-food" pour l'emploi (New York Times, 03/05/2018) : croissance deux fois plus rapide que pour l'emploi en général.
Fort affaiblissement de la classe moyenne ("Classe moyenne : un Américain sur deux, deux Français sur trois", France Stratégie, 02/2016 ; "Middle class fortunes in Western Europe", Pew Research Center, 04/2017 ; "America's middle class meltdown", Financial Times, 09/12/2015).
Taux d'épargne des ménages faible (FRED database).
Les salaires réels ont à peine progressé sur les dernières décennies (Pew Research Center, 07/08/2018).
Excès de construction de logements de luxe et manque criant de logements abordables (CNBC, 16/02/2018).
La construction de logements est à un niveau faible (WSJ, 18/03/2018).
Seule une poignée de grands groupes "technologiques" tire la hausse de l’indice boursier S&P 500 (WSJ, 21/02/2018).
Baisse de près de 50% du nombre d'entreprises cotées depuis la fin des années 90.
Étude "Dynamism in Retreat" de l'Economic Innovation Group publiée en février 2017.

Espérance de vie à la naissance la plus faible des pays développés (OMS ; OCDE).
Plus de 40% d'adultes obèses (NYT, 23/03/2018).
La santé des jeunes est aussi très mauvaise (étude sur la santé des jeunes dans 50 pays, British Journal of Sports Medicine, 09/2016).
Crise des opioïdes/overdoses. Hausse du taux de suicide.
Système de santé peu efficace/extrêmement cher (Bloomberg Healthcare Efficiency Index ; Commonwealth Fund, 09/2011 ; Commonwealth Fund, 03/2018). Le prix des soins est la principale cause des faillites personnelles.

Taux de fécondité qui a plongé, à 1,68 en 2019 ("Americans aren't making babies, and that's bad for the economy", Bloomberg, 29/07/2020). Serait encore plus bas si on excluait l'excédent de grossesses adolescentes.

Dépendance des US à Finance/Immobilier/Consommation/Complexe militaro-industriel/Oil&Gas/"Tech" irresponsables.

etc...
Réponse de le 28/01/2021 à 18:59 :
Commentaire pertinent, sur le papier le pib est élevé et la baisse du pib reste modérée. Par contre le pib n'est pas un indicateur qui permet de jauger à lui-seul la santé d'un pays. La crise des opioïdes par exemple serait considérée comme totalement inacceptable en France. Quant aux inégalités, si une minorité rafle tout alors un jour ou l'autre ça posera problème, ce qui est en fait déjà le cas.

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