Avec Biden, l'industrie pétrolière américaine est mise sous pression
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Joe Biden.
Reuters
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Joe Biden.
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Pour le secteur pétrolier étasunien, l'arrivée de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis n'est pas une bonne nouvelle. Juste après avoir prêté serment, il avait signé un décret en faveur du retour de la première économie mondiale dans l'Accord de Paris sur le climat. Dans la foulée, il avait décidé la suspension pour 60 jours de l'attribution des permis de prospection et d'exploitation des hydrocarbures. Sans attendre la fin de la période, il annonce ce mercredi un moratoire et l'organisation par les Etats-Unis d'un sommet mondial sur le climat le 22 avril, pour célébrer le jour de la Terre.
C'est un signe fort que la page Trump est bien tournée en matière énergétique et climatique. Certaines nominations dans son administration n'étaient d'ailleurs pas passées inaperçues. Ainsi, celle de Marissa Knodel comme conseillère au Bureau of Ocean Energy, une entité qui avait été créée en 2010, après la marée noire provoquée par l'explosion d'un plateforme pétrolière de BP dans le golfe du Mexique, pour contrôler l'exploitation du pétrole offshore et favoriser le développement des énergies renouvelables. Cette juriste, qui a déjà un long passé de militante écologiste, notamment au sein des Amis de la Terre, mène depuis des années une campagne contre l'exploitation des hydrocarbures.
Exemple emblématique de cette politique pétrolière restrictive, la poursuite de la construction du pipeline canado-américain Keystone XL a été bloquée en raison de son impact environnemental. Le sujet est devenu polémique, le Premier ministre canadien Justin Trudeau regrettant cette décision.
S'agit-il d'un changement radical ? En réalité, c'est un retour à la politique menée par l'administration Obama, qui se durcit en raison du retard pris pendant les quatre années écoulées. En effet, dès les premiers jours de son mandat, Donald Trump avait levé toutes les restrictions légales liées à la protection environnementale pour favoriser les prospections et exploitations des secteurs des hydrocarbures et miniers sur les terrains appartenant à l'Etat fédéral. Cela avait fait s'envoler la production pétrolière du pays à des niveaux records historiques, à plus de 12 millions de barils par jour (mbj), en 2019.