L'Homme, destructeur de la Terre

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(Crédits : Handout .)
REPLAY. De la révolution industrielle à aujourd'hui, un décryptage minutieux de la course au développement qui a marqué le point de départ de l'ère de l'anthropocène (ou l'ère de l'Homme) et de la déterioration continue de la planète.

Quelque 1.400 milliards de tonnes de CO2 sont aujourd'hui prisonnières de la basse atmosphère. Réchauffement climatique, déforestation, inondations, épuisement des ressources, pollutions, déchets radioactifs... : en deux siècles, la course au progrès et à la croissance a durablement altéré la planète, la crise environnementale se doublant d'une rupture géologique, avec l'avènement de l'ère anthropocène.

Portée par l'exploitation des énergies fossiles - du charbon de la révolution industrielle en Angleterre au tout-pétrole de la domination économique des États-Unis -, l'industrialisation et ses corollaires, taylorisme et colonialisme, entraînent une exponentielle production de masse.

Les deux guerres mondiale accélère le processus

Un processus qu'accélère la Première Guerre mondiale, les firmes chimiques mobilisées pour tuer l'ennemi se reconvertissant dans la destruction du vivant avec les herbicides, insecticides et fertilisants de l'agriculture intensive.

Alors que l'urbanisation s'étend, la voiture, qui sonne le glas du tramway, se généralise, et l'Amérique s'inspire du modèle autoroutier nazi. La Seconde Guerre mondiale engendre une nouvelle organisation du travail, laquelle devient la norme, et annonce l'ère nucléaire de la guerre froide.

Dans sa démesure, l'homme rêve déjà d'usages civils de l'atome (y compris pour l'abattement de montagnes et la dissolution des calottes glaciaires !). Le plastique et le béton deviennent les piliers de la consommation de masse, dévoreuse de matières premières et antidote à la contestation sociale, jusqu'à la révolution numérique.

Documentaire de Jean-Robert Viallet (France, 2019, 1h39mn)

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Commentaires
a écrit le 26/08/2019 à 9:55 :
La nature humaine étant ce qu'elle est ,il serait plus intelligent de regarder le vrai problème qui est et sera la surpopulation de la planète ou tous les habitants veulent vivre comme les européens,ce qui est normal. Les ressources naturelles de cette même Terre le permettent-elles, je ne pense pas. Donc nos dirigeants qui n'ont pas le courage de regarder la vérité en face,même s'ils la voient n'osent pas en parler de peur de ne pas être élus car comment dire a ses électeurs que le vrai c'est eux qu'ils sont trop nombreux et vivent trop vieux.Comment nourrir 10 personnes avec un réfrigérateur ne pouvant en nourrir que 4 pour quelques jours,pas longtemps.........
Réponse de le 26/08/2019 à 15:26 :
Je partage votre avis. Il faut aussi prendre conscience que malheureusement l'impact carbone d'un seul de nos enfants est certainement plus important que celui d'une dizaine d'indiens ou d'une centaine d'africains. Il faut absolument que nous parvenions chez nous à bien plus de sobriété.
a écrit le 24/08/2019 à 15:52 :
...et pas l'ombre d'un commencement de solution.
Au contraire, avec des présidents comme Trump ou Bolsonaro, le déréglement climatique va s'accélérer. Les problèmes des populations, les migrations vont s'intensifier, ce qui va générer des conflits locaux qui finiront par provoquer des guerres...mondiales?
a écrit le 24/08/2019 à 13:08 :
Bonjour,

7,55 milliard d’humains en 2017
La théorie de Darwin est d’actualité plus aujourd’hui que hier
Construire des villes et des pays avec des systèmes dynamiques croisés multiples et flexibles et modulables , intelligents et écologiques à 100% avec 0 déchet sont plus importants que la course a la croissance et toujours ++++++++ d’argent.
L’humain doit guérir de sa maladie au rapport de pouvoir et d’argent pour re- devenir humain à part entière.

Cordialement,
a écrit le 24/08/2019 à 11:25 :
Bon, j'ai essayé de regarder le reportage d'Arte en entier, je n'ai pas réussi, il est trop long. Reportage intéressant, mais dommage qu'il soit si partisan. Reportage uniquement centré sur le développement occidental, la guerre, l'industrialisation. Pas un mot sur le développement exponentiel de la population dans les pays en voie de développement ces cinquante dernières années, pourtant c'est une variable fondamentale pour la pollution future de la planète. Pas un mot sur la surnatalité, sujet tabou pour Arte.
a écrit le 24/08/2019 à 9:49 :
"abattement de montagnes et la dissolution des calottes glaciaires" Cette mégalomanie attribuée à l'homme sans preuve ni démonstration détruit complètement la thèse exposée. Une "ère" de 200 ans est peu signifiante par rapport aux temps de la vie terrestre ou de la terre sans vie. La dernière période de réchauffement climatique a déjà 10000 ans, la dernière ère glacière à duré 100000 ans. C'est l'espèce humaine qui pourrait bien disparaître sauf si elle se donne, par son travail, les moyens d'ouvrir l'ère de sa survie. Sinon la vie végétale aura tout le temps d'absorber les milliards de tonnes de CO2
Réponse de le 24/08/2019 à 11:06 :
C’est vrai il y a encore des gens comme vous et c’est assez marrant de vous lire

Contester l’évidence ça se voit tous les jours dans les tribunaux et commissariats

Après il reste la vérité LOL
a écrit le 24/08/2019 à 9:30 :
Bravo pour cet article. Et oui, il fallait écouter le Club de Rome en 1972, "The Limits to Growth", maintenant, il est bien trop tard pour agir, et ce n'est pas les 1000 dollars par an et par habitant dont parle Bruno Le Maire qui vont y changer grand chose. En 1972, 3,8 milliards d'humains, aujourd'hui, le double, c'est beaucoup trop et c'est le problème numéro un.

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