L'Opep augmente sa production pariant sur un faible impact de Omicron sur la demande
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La réunion ce mardi à Vienne des pays membres de l'Opep+ (Opep + Russie et autres pays exportateurs) se tenait sous les meilleurs auspices. Depuis la chute des cours à près de 20 dollars en avril 2020 dans le sillage du confinement mondial pour faire face à la crise sanitaire entraînée par l'apparition du Covid-19, les prix du baril sont revenus évoluer autour des 80 dollars (voir ci-dessous le graphique sur l'évolution du Brent, la référence européenne).
Dans ces conditions, et sans grande surprise, l'augmentation de 400.000 barils par jour du quota de production en février prochain, qui était à l'ordre du jour, a été entérinée. Elle traduit le fait que les 19 pays producteurs concernés considèrent que l'impact du variant Omicron sur l'économie mondiale, et donc sur la demande de pétrole, sera faible. Ce volume est le même que celui qu'ils avaient ajouté à la mi-2021.
Évolution du prix du Brent depuis 5 ans
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La décision a été d'autant plus facile à prendre qu'elle reste en partie théorique car de nombreux pays membres n'arrivent pas à atteindre leurs quotas respectifs. Dans son rapport mensuel de décembre, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) notait qu'en novembre, les 19 membres de l'Opep+ avaient pompé 650.000 bj de moins que leur quota théorique, certains pays producteurs comme le Nigeria, l'Angola, la Malaisie et l'Azerbaïdjan faisant face à des problèmes opérationnels et, plus structurellement, à une baisse naturelle du taux d'extraction de certains gisements.
En outre, l'agence précise que l'Opep+ ne représentait que 450.000 barils par jour de la forte augmentation de l'offre enregistrée en novembre, de l'ordre de 970.000 bj. Le restant est dû en large part aux États-Unis où le rythme des forages s'est accéléré, ainsi qu'au Canada et au Brésil qui renouent avec leurs niveaux maximum de production.
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Quant aux fondamentaux du marché, l'AIE estime que l'augmentation de la demande pétrolière en 2021 s'est établie à 5,4 millions de barils par jour (mbj) pour atteindre 96,19 mbj. Elle prévoit qu'elle sera de 3,3 mbj en 2022 pour s'afficher à 99,53 mbj, revenant ainsi à son niveau de 2019, année d'avant la pandémie.
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