La Banque de Suède baisse (encore) son taux
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Et de trois ! La Banque de Suède a annoncé ce mercredi une nouvelle baisse de son taux directeur. D'un quart de point, comme lors de la première actée en août, pour la première fois depuis huit ans, puis en août, ce dernier s'établit désormais à 3,25%.
Et pour cause, si le pays est en passe de vaincre la forte inflation qui pesait sur son activité - elle s'est affichée à +1,9% sur un an en août - son économie souffre toujours d'une croissance atone. Son produit intérieur brut s'est contracté de 0,3% au deuxième trimestre, après une hausse de 0,7% sur les trois premiers mois de l'année. Si bien que ce nouveau desserrement des taux était largement anticipé par les économistes.
Le contexte économique de la Suède justifie la possibilité d'accélérer la baisse des taux, selon la banque centrale. « Si les perspectives d'inflation et d'activité économique restent inchangées, le taux directeur pourrait également être réduit lors des deux dernières réunions de politique monétaire de l'année », dont une fois de 0,50 point de pourcentage, a indiqué la Riksbank. Elle anticipe même « une ou deux nouvelles baisses de taux au premier semestre 2025 ».
L'institution « se montre à nouveau "dovish" », c'est-à-dire accommodante dans sa politique de taux pour favoriser la croissance économique, ont de leur côté commenté les économistes de Swedbank dans une note.
Ils indiquaient déjà fin août s'attendre à ce que « l'économie suédoise entame une reprise vers la fin de l'année lorsque la politique économique deviendra moins restrictive » s'attendant même à ce que cette reprise « s'accélère en 2025 ».
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La Banque de Suède n'est pas la seule à avoir opté pour une baisse de ses taux directeurs. Mi-septembre, son homologue européenne a fait de même, en les réduisant de 0,25 point de pourcentage, une deuxième baisse après celle, de niveau identique, du mois de juin. Si bien qu'ils se situent désormais dans une fourchette entre 3,5% et 3,90%.
La semaine dernière, la Réserve fédérale américaine (Fed) a, elle aussi, choisi de desserrer sa politique monétaire, à la différence qu'il s'agissait de sa première baisse depuis 2020. Et la Fed n'a pas fait les choses à moitié, préférant une baisse d'un demi-point, ramenant ses taux dans la fourchette de 4,75 à 5,00%. La Banque d'Angleterre, en revanche, a préféré jouer la carte de la prudence, laissant son taux directeur inchangé à 5%. Elle a ainsi mis en pause un cycle de baisse entamé en août.
Statu quo également acté par la Banque centrale du Japon, la semaine dernière également. Sauf que la BoJ est à rebours de ses homologues : elle se laisse en effet la possibilité de le relever plus tard. L'institution n'a amorcé que cette année la normalisation de sa politique monétaire en mettant fin à ses taux négatifs, puis en procédant à une hausse fin juillet. Son taux directeur se situe actuellement à 0,25%, soit un niveau plus vu depuis 2008.
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Outre la hausse générale des prix, c'est aussi la situation de l'emploi qui entre désormais en jeu, le risque de taux maintenus trop haut trop longtemps pouvant entraîner une hausse du chômage. Une chose est en tout cas sûre : quel que soit le pays, la partie est loin d'être gagnée.
(Avec AFP)
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