La Fed s'inquiète pour la croissance américaine

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Le regain de volatilité des marchés financiers sur des craintes d'un atterrissage brutal de l'économie chinoise, sème le doute sur le calendrier possible du resserrement de la Fed.
Le regain de volatilité des marchés financiers sur des craintes d'un atterrissage brutal de l'économie chinoise, sème le doute sur le calendrier possible du resserrement de la Fed. (Crédits : © Mark Blinch / Reuters)
Un ralentissement de la croissance mondiale risque d'affaiblir les perspectives d'inflation aux États-Unis, selon le président de la Fed de Boston. Il table sur une hausse beaucoup plus graduelle que lors des cycles précédents.

La faiblesse de l'inflation et le rythme modéré de la croissance aux États-Unis devraient pousser la Fed à relever ses taux progressivement, a estimé mardi 1er septembre un responsable de la Réserve fédérale. "Des indications d'une économie mondiale beaucoup plus faible pourraient accroître les incertitudes des prévisions de croissance et d'inflation", a affirmé ce responsable.

Les perspectives sur le chômage trop optimistes?

Connu pour sa position en faveur d'une politique accommodante, le président de l'antenne régionale de la Fed de Boston, Eric Rosengren, a déclaré que les récentes preuves de "ralentissement des économies étrangères (...), la volatilité des cours des actions et la chute des prix des matières premières" pourraient avoir un impact sur l'économie au point que le taux de chômage, à 5,3% actuellement, pourrait ne pas continuer à baisser et à entraîner une augmentation des salaires comme prévu.

Il a ajouté qu'une inflation inférieure à l'objectif était une raison de maintenir des taux "relativement bas", ajoutant que l'inflation pourrait être freinée par le ralentissement des économies chinoise, japonaise et de la zone euro. Ces risques, avec la baisse des prix du pétrole, pourraient maintenir l'inflation sous l'objectif de 2% de la Fed, a-t-il dit.

Un calendrier incertain

Devant le Forecasters Club de New York, le président de la Fed de Boston, qui n'aura pas de droit de vote au comité de politique monétaire de la Fed avant l'an prochain a par ailleurs évité de répondre à la question de savoir s'il souhaite un relèvement de taux dès la réunion des 16 et 17 septembre.

La forte volatilité des marchés financiers, qui s'est réveillée mardi, dans la crainte d'un atterrissage brutal de l'économie chinoise, sème le doute sur le calendrier possible du resserrement de la Fed.

>> Lire Le secteur manufacturier chinois décroche, inquiétude des marchés

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Commentaires
a écrit le 02/09/2015 à 13:22 :
Les "stat" économiques sont tellement manipulées pour plaire aux investisseurs qu’on nage dans le déni de réalité. Les meilleurs outils d’analyse sont rendus caduques.
Les experts ont perdu pied et s’accrochent aux épiphénomènes, essayant de nous persuader…de se persuader qu’ils savent encore décrypter la macro économie.
Il est plus que probable que nombre de pays soient bien en deçà de leur PIB et croissance affichée, et en premier lieu le plus puissant d’entre eux.
Simplement en reprenant les méthodes de calcul d’avant 2008, l’économie américaine serait en récession. Allez simplement faire un tour par là-bas, c’est le tiers monde ! surtout les banlieues de grandes villes.
La classe moyenne américaine a été spoliée en une décennie! sans révolte ! Ahurissant. Bravo les élites, franchement trop fort. Bon ok tous les médias ont été rachetés sous l’ère Clington, on aurait pu croire qu’avec internet…et ben non.
Mêmes rachats, mêmes mensonges en Europe, la fidèle alliée ou prostituée, j’ai du mal à faire la différence, et bien sûr même résultats.
Et chez les « méchants » , les BRICS ? Et bien on émerge toujours et on respire une fois sur deux, enfin chaque fois que « musclor » n’enfonce pas les têtes sous l’eau. Faut dire que le tourbillon abyssale de sa dette l’entraine inexorablement au fond.
La guerre économique dégénère, Russie et Chine sont encore dans la retenue, elles savent qu’elles n’ont pas besoin de bombes pour tuer l’ogre, il se dévore lui même par son orgueil.
Enfin quand je dis pas besoin de bombes, la Chine pour la première fois vend massivement ses bons du trésor américain, cela va couter 2 points de croissance à tonton Sam qui en réalité est déjà à 2 voir 3 points de croissance…négative!
J’aurais aimé que La Tribune nous parle un peu de cette bombe thermoéconomique...
a écrit le 02/09/2015 à 9:52 :
L'économie américaine est malade pourtant le dollar se porte bien et va augmenter pourquoi? : parce que tout le monde met son argent à l'abris aux U.S seul grande puissance isolé par 2 océans .Elle ira beaucoup mieux quand elle nous aura entrainée dans une guerre avec la Russie et qu'elle pourra reconstruire l'Europe détruite.
Réponse de le 02/09/2015 à 12:03 :
C'est clair que les USA n'ont pas d'autres issus qu'une guerre. On ne peut pas faire vivre un complexe militaro-industriel aussi développé en temps de paix. Les USA ont dernièrement augmenté leurs dépenses militaires. C'est pas bon signe pour l'Europe qui va encore payer les pots cassés, comme après la Crise financière de Wall-Street de 1929. La finance était responsable de la seconde guerre mondiale, comme aujourd'hui elle est responsable de la crise mondiale.
a écrit le 02/09/2015 à 9:52 :
Si je ne me trompe pas, 2.1% de croissance avait été annoncée pour 2015T2; maintenant c'est 3.7%. Cela ne fait que 75% d'erreur. Je doute de la véracité des chiffres et encore plus des prévisions. Dans le même registre, les chiffres du chômage sont faux: il faut les multiplier par 2 (d'après mes copains américains). En revanche, l'évolution est probablement correcte.
Cordialement
Réponse de le 02/09/2015 à 21:12 :
Demander le taux de chômage U6 (en Mars 2015 il est de 11%) des Etats-Unis à votre moteur de recherche favori. Je suis comme vous assez surpris des calculs "à la louche" de la croissance des Etats-Unis. Ps, il y a entre 40 à 50 Million d'américains qui .bénéficie des tickets alimentaire ( fédéraux?, Etats?, Contés? ou locaux?). Mais ceci prête à des polémiques sans fin.

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