La Russie accuse l'Ukraine d'avoir tiré avec des missiles américains
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Moscou a accusé Kiev d'avoir tiré dans la nuit de lundi à mardi six missiles américains ATACMS.
Vyacheslav Prokofyev
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Moscou a accusé Kiev d'avoir tiré dans la nuit de lundi à mardi six missiles américains ATACMS.
Vyacheslav Prokofyev
[Article publié le mardi 19 novembre 2024 à 14h38 et mis à jour à 15h23] Les tensions montent de nouveau d'un cran entre la Russie et l'Ukraine, au millième jour de l'offensive. Moscou a accusé Kiev d'avoir tiré dans la nuit de lundi à mardi six missiles américains ATACMS de longue portée contre un site militaire de la région frontalière russe de Briansk.
« Ses fragments sont tombés sur la zone technique d'un site militaire dans la région de Briansk, provoquant un incendie qui a été rapidement maîtrisé », selon le ministère. Ces frappes n'ont pas fait de victimes. Elles marquent une « nouvelle phase » dans le conflit, a souligné Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe en début d'après-midi ce mardi. Il a promis une réponse « appropriée ».
L'Ukraine a frappé la Russie avec des missiles ATACMS américains, a confirmé un haut responsable ukrainien à l'AFP. Pour rappel, le président américain Joe Biden a donné il y a quelques jours son feu vert à Kiev pour utiliser les missiles américains sur le territoire russe, a confirmé à l'AFP un responsable américain.
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Cette accusation intervient ainsi dans un contexte tendu. Vladimir Poutine a signé mardi le décret élargissant les possibilités de recours à l'arme nucléaire. « Parmi les conditions justifiant l'utilisation des armes nucléaires figure le lancement de missiles balistiques contre la Russie », selon ce décret.
« Il était nécessaire d'adapter nos fondements à la situation actuelle », a expliqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, face à ce que Vladimir Poutine considère comme étant des « menaces » émanant de l'Occident contre la sécurité de la Russie.
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Le président russe avait prévenu dès fin septembre que son pays pourrait désormais utiliser l'arme nucléaire en cas de « lancement massif » d'attaques aériennes contre la Russie et que tout assaut mené par un pays non nucléaire, comme l'Ukraine, mais soutenu par une puissance disposant de l'arme atomique, comme les Etats-Unis, pourrait être considéré comme une agression « conjointe », nécessitant potentiellement un recours à l'arme nucléaire.
Autre cas qui ouvre la voie à un tel recours, « la mise à disposition de territoire et de ressources pour une agression contre la Russie », poursuit le texte signé par Vladimir Poutine.
Vladimir Poutine avait prévenu explicitement mi-septembre qu'une telle décision signifierait que « les pays de l'Otan sont en guerre contre la Russie ». Il avait alors affirmé que son pays pourrait avoir recours à l'arme nucléaire. En août, la Russie avait déjà affirmé avoir détruit douze missiles ATACMS ciblant la Crimée annexée, péninsule ukrainienne que Moscou considère comme partie intégrante de son territoire.
L'année 2025 décidera si la guerre déclenchée par le Kremlin sera remportée par la Russie ou l'Ukraine, a de son côté estimé mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
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Il a souligné que « la guerre décidera du destin de la Nation tout entière » et que l'Ukraine avait le droit à son indépendance. Sous les applaudissements des députés, il a proclamé que « l'Ukraine peut vaincre la Russie ». « C'est très difficile, mais nous avons la force intérieure pour y arriver ».
(Avec AFP)
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