Les écoles de commerce à l'assaut de la géopolitique
Julien Gouesmat
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(Photo d'illustration.)
Reuters
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Ce 1er juillet, alors que Paris croule sous une chaleur infernale, une cinquantaine de curieux profitent de l'air réfrigéré offert par l'amphithéâtre de l'Edhec Business School. Là, entre la Bourse et l'Opéra, l'école de commerce organise la seconde édition des EDHEC Vox Dialogues, une série de tables ronde avec pour thème commun, « Réinventer l'entreprise au défi de la nouvelle donne géopolitique ». Chercheurs, représentants du Medef, directeurs de think tank et auteurs se succèdent au micro, avec ce même constat : la mondialisation heureuse, le doux commerce et autres pacifismes économiques ont atteint leurs limites. « C'est la guerre et il faut se défendre », lâche une intervenante.
Face à une telle situation et de tels discours - qui ne sont pas sans rappeler les excès de lexique militaire en entreprise -, pas étonnant que l'Edhec ait confiée la codirection de sa nouvelle chaire Géopolitique et stratégie à un militaire. Avec Maïlys Vicaire, l'ancien général de l'armée de l'air et de l'espace, Luc de Rancourt, prend la tête de cette chaire. Dès la rentrée de septembre, l'ensemble des pré-Master de l'Edhec suivront des cours de géopolitique dans leur tronc commun.
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« Le but, c'est de délivrer aux futurs leaders des outils de décryptage et un savoir-faire pratique », indique Luc de Rancourt, interrogé par La Tribune. La décision de l'Edhec n'est pas sans rappeler l'ouverture par l'Essec de l'Institut Géopolitique et Business en début d'année. Chez HEC, également doté d'un centre de géopolitique depuis de nombreuses années, Jérémy Ghez assure une partie des cours.
Julien Gouesmat