Moins 35 milliards d'euros : le fonds souverain norvégien perd gros au premier trimestre
latribune.fr

Le fonds souverain a perdu l’équivalent du PIB du Nicaragua. (Photo d’illustration)
Reuters
latribune.fr

Le fonds souverain a perdu l’équivalent du PIB du Nicaragua. (Photo d’illustration)
Reuters
Le fonds souverain de la Norvège, plus gros fonds souverain au monde, a perdu quelque 415 milliards de couronnes norvégiennes au cours du premier trimestre 2025, soit 35 milliards d'euros. C'est l'équivalent du PIB du Nicaragua qui a disparu en l'espace de 3 mois en raison de la volatilité des marchés.
Le rendement des millions d'actions que possède le fonds a été de -0,6 %. En moyenne, le fonds a ainsi perdu 266 000 euros chaque minute depuis le 1er janvier. Le chef de l'institution, Nicolai Tangen estime que « le trimestre a été marqué par d'importantes fluctuations des marchés. Nos investissements en actions ont enregistré un rendement négatif, en grande partie en raison du secteur technologique ».
L'arrivée de Donald Trump a donc fait mal à une institution scandinave dont la moitié de ses actifs étaient détenus aux États-Unis, répartis entre entreprises, bons du Trésor et biens immobiliers, à la fin de l'année 2024.
La valorisation du fonds à la fin de ce premier trimestre atteignait tout de même la somme astronomique de près de 1.600 milliards d'euros, soit un peu moins que le PIB canadien. Malgré les pertes, le fonds continue de conserver 70 % d'actions, 27 % de placements à revenus fixes ainsi qu'une faible part - mais croissante - dans l'immobilier.
Cette perte reste bien moindre que celle connue en 2022 lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le fonds souverain avait alors perdu 150 milliards d'euros en un an avant de remonter la pente en gagnant, sur le seul premier semestre 2023, 135 milliards d'euros.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

À lire également
Le fonds a également fait l'objet d'annonces importantes de la part du gouvernement norvégien. Ce dernier envisage d'utiliser les bénéfices pour accroitre son soutien militaire à l'Ukraine. D'autant plus que sur les près de 1 600 milliards de valorisation, quelque 110 milliards sont dû à l'explosion des prix du gaz à la suite du 24 février 2022.
latribune.fr