Petrobras : le trésorier du parti de Dilma Roussef arrêté pour corruption

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L'arrestation de João Vaccari, qui a nié la semaine dernière toute malversation, pourrait avoir de lourdes conséquences sur la présidente Dilma Rousseff.
L'arrestation de João Vaccari, qui a nié la semaine dernière toute malversation, pourrait avoir de lourdes conséquences sur la présidente Dilma Rousseff. (Crédits : © Sergio Moraes / Reuters)
João Vaccari, chargé de la trésorerie du Parti des travailleurs (PT) est le responsable politique le plus proche de la présidence ayant été visé par l'enquête sur Petrobras. Le dossier porte sur plus d'un milliard de dollars de pots-de-vin.

L'étau se resserre. La police brésilienne a arrêté mercredi 15 avril le trésorier du Parti des travailleurs, João Vaccari, soupçonné d'être impliqué dans une vaste affaire de corruption entourant le groupe pétrolier public Petrobras et qui touche la garde rapprochée de la présidente Dilma Rousseff. Le dossier porte sur plus d'un milliard de dollars de pots-de-vin.

Lors d'une conférence de presse organisée à Curitiba, la police a précisé avoir recueilli des déclarations de l'épouse de João Vaccari, les enquêteurs cherchant la trace de dépôts suspects sur les comptes bancaires de la famille.

João Vaccari est le responsable politique le plus proche de la présidence ayant été visé par l'enquête sur Petrobras qui a provoqué une crise sans précédent au plus haut niveau de l'État et fait plonger la cote de popularité de la présidente.

Conséquences pour Dilma Rousseff

L'arrestation de João Vaccari, qui a nié la semaine dernière toute malversation, pourrait avoir de lourdes conséquences sur la présidente Dilma Rousseff s'il s'avérait que ses campagnes électorales de 2010 et 2014 ont en partie été financées grâce à ce système de corruption.

La justice brésilienne enquête sur 47 responsables politiques qui appartiennent, tous sauf un, à la coalition au pouvoir à Brasilia. Ils sont soupçonnés d'avoir bénéficié des largesses de Petrobras, mais Dilma Rousseff, qui fut présidente du groupe, ne figure pas sur cette liste. La destitution de la présidente brésilienne est souhaitée par près des deux tiers des Brésiliens.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 15/04/2015 à 21:36 :
Si De Gaulle a dit ou non "le Brésil n´est-ce pas un pays sérieux" il n´y a pas d´importance. Tout ça c´est la gloire pour notre philistins de la politique pots-de-vin, et honte pour nous le peuple brésilien.

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