Pour Joe Biden, la solution à ses problèmes passe désormais par l'Arabie saoudite
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Joe Biden, président des Etats-Unis.
Reuters
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Joe Biden, président des Etats-Unis.
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Le président des Etats-Unis, Joe Biden, se rendra à la fin du mois de juin en Arabie saoudite où il rencontrera le prince héritier Mohammed ben Salmane, indiquait jeudi le New York Times. Coïncidence, cette annonce intervient quelques heures à peine après la réunion de l'Opep+ qui a décidé d'augmenter de quelque 50% le volume supplémentaire initialement prévu - de 432.000 barils par jour (b/j) à 648.000 b/j - en juillet et août.
Depuis des semaines, la Maison Blanche réclamait au cartel, dont le poids lourd est l'Arabie saoudite, une augmentation de l'offre pour calmer les cours qui se sont installés au-dessus de 110 dollars, soutenus par la baisse des exportations russes soumises à un embargo des Etats-Unis, du Royaume-Uni et, depuis cette semaine, l'Union européenne, leur première destination.
Si la décision de l'Opep+ n'a pas eu un grand effet sur les cours du baril, qui baissaient ce vendredi en fin de matinée d'un peu moins de 1% pour évoluer autour de 116,6 dollars pour le Brent et 115,8 dollars pour le WTI, en revanche, ils affichent respectivement une envolée sur un an de 62% et 67%. Ce qui alimente une inflation croissante à travers le monde et fait grimper les prix de l'essence à des niveaux inédits aux Etats-Unis alors qu'a débuté la période estivale de la "driving season" durant laquelle la consommation d'essence atteint un pic aux Etats-Unis.
La facture à la pompe alimente le mécontentement des ménages qui pourraient faire payer au gouvernement cette situation lors des élections de mi-mandat, avec le risque pour Joe Biden de perdre sa majorité démocrate au Congrès et de se voir bloquer tous ses ambitieux plans de soutien à l'économie américaine.
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C'est dans ce contexte que s'inscrit la visite du président à Riyad. Elle vise à "rebâtir les relations avec le royaume pétrolier au moment où il cherche à faire baisser les prix de l'essence dans son pays et à isoler la Russie sur la scène internationale", précisait d'ailleurs le New York Times. Sur place, "il rencontrera le prince héritier Mohammed ben Salmane" (...) ainsi que d'autres dirigeants de pays arabes dont l'Egypte, la Jordanie, l'Irak et les Emirats arabes unis", ajoute le quotidien.
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