Le candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, a annoncé ce jeudi que, s'il était élu, il chargerait le milliardaire Elon Musk, dont il est proche, d'un « audit » de l'Etat en vue de le « réformer » en profondeur.
S'il est élu, Donald Trump, il chargera le milliardaire Elon Musk, dont il est proche, d'un « audit » de l'État en vue de le « réformer » en profondeur, a annoncé candidat républicain à la présidentielle américaine ce jeudi.
« Sur les conseils d'Elon Musk(...),je mettrai sur pied une commission gouvernementale chargée de conduire un audit complet en matière de finances et de performances de la totalité du gouvernement fédéral, en vue de faire des recommandations pour des réformes draconiennes », a déclaré l'ancien président des États-Unis, devant un club d'économistes et de milieux d'affaires à New York.
Ce n'est pas la première fois que le tribun républicain de 78 ans indique qu'il souhaite voir Elon Musk à ses côtés dans une éventuelle nouvelle administration, s'il est réélu le 5 novembre. Donald Trump n'avait toutefois jamais été aussi précis sur les tâches qu'il souhaite confier au patron de Tesla, SpaceX, et du réseau social X.
« Nous devons le faire, nous ne pouvons pas continuer comme ça. Et Elon(Musk)a accepté de prendre la tête de cette »commission, a martelé le dirigeant conservateur en pilonnant le programme de son adversaire démocrate Kamala Harris et la« catastrophe économique »provoquée par le gouvernement du président Joe Biden.
«Le meilleur réducteur de coûts», selon Trump
Pour rappel, Elon Musk avait semblé candidater pour un poste sous une future potentielle administration Trump lors d'une conversation avec l'ex-président sur X le 12 août. Il avait expliqué qu'il aimerait participer à une commission qui « s'assurerait que l'argent des contribuables est dépensé à bon escient ». Une perspective séduisante pour l'ex-président, qui avait félicité Elon Musk pour les vagues de licenciements chez X. « Vous êtes le meilleur réducteur de coûts », avait-il complimenté.
Lors de cette conversation, Donald Trump et Elon Musk avaient échangé un florilège de théories radicales, en comparant les immigrés clandestins à des « zombies » ou en parlant de « coup d'État » contre le président américain Joe Biden. Le patron du réseau social, également aux manettes de Tesla et Space X, avait promis un moment « très divertissant ». Il avait surtout permis à Donald Trump de recycler ses thèmes de campagne en présence d'un interlocuteur amical, déterminé à ne pas le contredire.
Trump dénonce un« programme de gauche radicale »
« Nous sommes en crise économique, une nation faillie, une nation en grave déclin », a enfoncé Donald Trump, qui n'a eu de cesse, avant son arrivée à la Maison Blanche et depuis son départ, de peindre en noir la première puissance mondiale.
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L'actuelle vice-présidente Harris et candidate à l'élection « veut quatre années de plus pour mettre en œuvre un programme de gauche radicale qui fait peser une menace fondamentale sur la prospérité de chaque famille américaine et sur l'Amérique en tant que telle », a-t-il encore accusé.
Développant dans un discours décousu quelques axes de ce que serait son programme économique s'il retournait à la Maison Blanche, Donald Trump a également promis de faire « des États-Unis la capitale mondiale du bitcoin et des cryptomonnaies ».
« Nous ferons en sorte que les États-Unis aient un géant de la sidérurgie, une industrie de l'aluminium, une base manufacturière et pour l'industrie de la défense », a encore promis Donald Trump. « Certains disent que c'est du nationalisme économique. J'appelle ça du bon sens. J'appelle cela l'Amérique d'abord », a conclu le dirigeant considéré comme un adepte du protectionnisme.