Vers un contrôle total du Congrès américain pour Trump et les républicains
latribune.fr
La victoire sans appel hier de Donald Trump à la dernière présidentielle américaine a provoqué une onde de choc dans la première puissance mondiale et à travers le monde?
Avec plus de 40 sièges encore indéterminés, notamment dans l'ouest du pays, le sort de la Chambre des représentants américaine n'est pas encore fixé. Le chef républicain de cet hémicycle Mike Johnson se montre, lui, optimiste.
Les républicains se sont dits confiants ce mercredi dans leur capacité à maintenir leur fine majorité à la Chambre des représentants, qui garantirait à Donald Trump et son parti un contrôle total du Congrès américain après le gain du Sénat face aux démocrates dans la nuit. Si les républicains parvenaient à contrôler les deux chambres du Congrès, le président élu aurait une très grande marge de manœuvre pour gouverner et faire passer des réformes.
Pour rappel, la victoire sans appel hier de Donald Trump à la dernière présidentielle américaine a provoqué une onde de choc dans la première puissance mondiale et à travers le monde. Des millions d'Américains ont exprimé leur joie, mais des millions d'autres s'alarment du virage que prendrait une nouvelle présidence Trump, à la rhétorique d'extrême-droite.
40 sièges encore indéterminés
Avec plus de 40 sièges encore indéterminés, notamment dans l'ouest du pays, le sort de la Chambre des représentants n'est toutefois pas encore fixé, et obtenir un résultat final pourrait encore prendre de longs jours de dépouillement. Mais le chef républicain de l'actuelle Chambre, Mike Johnson, se montre optimiste.
« Alors que les résultats continuent de tomber, il est clair que, comme nous le prédisions, les républicains sont sur le point d'obtenir le contrôle de la Maison Blanche, du Sénat et de la Chambre », a-t-il dit. Et d'ajouter :
«Cette élection historique a démontré qu'une majorité d'Américains veut des frontières sûres, des prix plus bas, la paix par la puissance et un retour au bon sens.»
Si les démocrates ont réussi à renverser trois sièges républicains dans l'Etat de New York, ils n'ont pas réussi à l'emporter dans d'autres élections disputées. Et en Californie, où le dépouillement se poursuit, ils font la course en tête dans plusieurs circonscriptions.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Majorité obtenue au Sénat
Le parti de Donald Trump a fait basculer le Sénat dans la nuit de mardi à mercredi et devrait obtenir entre 52 et 55 sièges, sur 100. Les démocrates le contrôlaient jusque-là avec seulement 51 sénateurs. Cette importante majorité au Sénat permettra notamment au président élu de faire plus facilement approuver ses nominations aux postes clés de sa nouvelle administration.
Cette élection « était je crois, en partie, un référendum sur l'administration précédente », a déclaré Mitch McConnell, ténor républicain du Sénat. Troisième pilier de l'Etat fédéral américain avec la présidence et le Congrès, la Cour suprême, largement remaniée par Donald Trump pendant son premier mandat, est déjà dominée par des juges conservateurs.
Passation de pouvoir
En attendant la fin du comptage de toutes les voix, les démocrates doivent déjà préparer la passation de pouvoir. A cet effet, Joe Biden s'adressera jeudi aux Américains pour préparer la transition jusqu'au 20 janvier avec le président élu Donald Trump. Le président sortant de 81 ans doit s'exprimer solennellement jeudi à 11h00 (heure américaine) depuis la roseraie de la Maison Blanche.
Il doit y« parler des résultats de l'élection et de la transition » avec la prochaine administration républicaine, selon la Maison blanche. Joe Biden a par ailleurs invité le républicain à la Maison Blanche à une date non précisée. Donald Trump, dont on sait qu'il n'apprécie guère Joe Biden (et vice-versa), « attend avec impatience cette rencontre, qui devrait avoir lieu bientôt, et a grandement apprécié l'appel », a fait savoir son équipe.
De son côté, lors de son premier discours après le résultat des élections, Kamala Harris s'est engagée mercredi soir à « aider » Donald Trump pour le transfert de pouvoir. « Nous devons accepter les résultats de cette élection », a lancé, combative, la vice-présidente démocrate, qui a été défaite sèchement par le tribun, face à des partisans en larmes.