Produits de la mer du Japon : Pékin va reprendre les importations mais reste prudent
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Fin août 2023, le Japon avait commencé à rejeter dans l'océan Pacifique les eaux usées de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.
KYODO Kyodo
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Fin août 2023, le Japon avait commencé à rejeter dans l'océan Pacifique les eaux usées de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima.
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Les produits de la mer du Japon vont faire leur retour sur les étals en Chine. Suspendues en août 2023 après le rejet dans l'océan d'eaux traitées provenant de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, leurs importations vont « reprendre graduellement », a annoncé le gouvernement chinois ce vendredi.
Les autorités chinoises et japonaises ont récemment tenu « plusieurs séances de consultations » sur le rejet des eaux traitées en provenance de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a précisé le ministère. Selon la même source, le Japon s'est engagé à « respecter ses obligations selon la loi internationale, faire tout son possible pour éviter d'avoir un impact négatif sur la santé humaine et l'environnement, et mener des évaluations continues de l'impact sur l'environnement et les écosystèmes marins ».
Pour rappel, fin août 2023, le Japon avait commencé à rejeter dans l'océan Pacifique une partie du 1,3 million de m3 d'eaux usées, l'équivalent de 540 piscines olympiques, utilisées pour refroidir les réacteurs, stockées sur le site depuis. Tokyo entend procéder à ces rejets jusqu'au début des années 2050, selon le calendrier actuel.
Une décision qualifiée d' « égoïste » par Pékin, qui avait alors suspendu toute importation de produits de la mer en provenance du Japon.
La Chine, qui entretient des relations historiquement tendues avec le Japon, avait accusé Tokyo de traiter la mer comme un « égout ». Pour rappel, Pékin avait importé en 2022 pour plus de 460 millions d'euros de fruits de mer de son voisin japonais, selon les chiffres des Douanes. Le Japon affirme pour sa part que les rejets sont sans danger, soutenu dans sa position par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'organe de surveillance de l'ONU.
Vendredi, malgré son revirement concernant les importations, Pékin a rappelé qu'il reste « fermement opposée » au rejet « arbitraire » par le Japon de ces eaux usées. « Cette position n'a pas changé », a martelé Mao Ning, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors d'un briefing régulier.
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Selon le communiqué du ministère chinois, le Japon a salué la mise en place d'un « dispositif de surveillance internationale à long terme, dans le cadre de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), couvrant les étapes-clés du déversement de l'eau contaminée par le nucléaire ». « Les deux parties se sont mises d'accord pour avoir un dialogue constructif et fondé sur la science, avec un grand sens des responsabilités pour l'écosystème, l'environnement, la vie et la santé humaines », a-t-il ajouté.
À peu près à la même heure que cette annonce à Pékin, le Premier ministre japonais Fumio Kishida a confirmé l'information. Tokyo « a informé la Chine de sa volonté d'effectuer un contrôle supplémentaire de l'eau traitée (...), tandis que la Chine a décidé de commencer à ajuster les mesures de contrôle des importations de produits de la pêche japonais afin de rétablir progressivement les importations de produits de la pêche japonais qui répondent à certaines normes », a-t-il déclaré.
« La position du Japon reste inchangée : les sanctions doivent être abolies immédiatement, et nous utiliserons cette annonce pour ouvrir la voie à l'abolition des sanctions », a aussi indiqué le Premier ministre nippon.
Cette reprise des importations chinoises intervient dix jours après que l'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, Tepco, a déclaré avoir organisé un accord avec le grand magasin de luxe londonien Harrods pour la commercialisation de pêches de Fukushima, dans le cadre d'une initiative visant à rétablir la réputation des produits qui y sont cultivés. « L'objectif principal (...) est de dissiper les craintes des marchés étrangers concernant les produits de Fukushima », a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Tokyo Electric Power Company (TEPCO), l'exploitant de la centrale de Fukushima.
Avant l'accident nucléaire de 2011, Fukushima s'enorgueillissait d'être un « royaume des fruits ». Bien que les exploitations agricoles situées au-delà des zones proches de la centrale n'aient pas été contaminées, leurs ventes ont chuté en raison des craintes des consommateurs sur les risques pour leur santé.
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Retirer les quelque 880 tonnes de combustible et de débris hautement radioactifs encore prisonniers de la centrale nucléaire sinistrée de Fukushima représente le volet le plus complexe des opérations de démantèlement de l'installation. Les niveaux de radioactivité à l'intérieur de la centrale étant bien trop élevés pour que des êtres humains puissent y pénétrer, les ingénieurs ont commencé début septembre à insérer un dispositif télescopique afin de tenter de retirer un petit échantillon de débris radioactifs.
Cependant Tepco, l'exploitant de la centrale, a dû interrompre l'opération mardi après avoir remarqué que les caméras équipant l'appareil n'envoyaient pas d'images au centre de contrôle. « Nous enquêtons sur la cause du problème », a déclaré à l'AFP Tatsuya Matoba, porte-parole de Tepco, ajoutant : « Il nous faut identifier cette cause avant de reprendre » l'opération. La société avait prévu à l'origine de débuter celle-ci le 22 août, avec pour objectif de collecter trois grammes pour les analyser, mais des problèmes techniques ont entraîné un retard.
(Avec AFP)
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