Trump et Modi vont entamer des négociations commerciales
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Donald Trump et Narendra Modi ont affiché leur proximité jeudi à la Maison Blanche.
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Donald Trump et Narendra Modi ont affiché leur proximité jeudi à la Maison Blanche.
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Après Marseille et sa rencontre avec Emmanuel Macron, Narendra Modi a affiché sa proximité jeudi à la Maison Blanche avec le président Donald Trump. Les deux dirigeants sont convenus de démarrer des négociations sur le déséquilibre commercial entre leurs deux pays, a assuré Donald Trump lors d'une conférence de presse conjointe. Le Premier ministre indien a assuré de son côté que les deux pays allaient « travailler pour conclure très bientôt un accord commercial mutuellement bénéfique ».
Évoquant un déficit commercial des États-Unis avec l'Inde de « presque 100 milliards de dollars », Trump a dit vouloir « remédier à cette disparité de longue date ». Les États-Unis ont accusé en 2024 un déficit de 45,6 milliards de dollars dans les échanges de biens avec l'Inde, en hausse par rapport à 2023, selon le gouvernement américain.
Le président américain a déjà annoncé que les États-Unis allaient augmenter leurs ventes militaires à l'Inde « à partir de cette année », et que Washington allait « ouvrir la voie » à la vente d'avions de combat F35, bijoux onéreux de la technologie américaine de défense. Au moment d'entamer sa réunion avec Narendra Modi dans le Bureau ovale, en présence entre autres du désormais incontournable Elon Musk, Donald Trump avait aussi évoqué des achats de pétrole et de gaz américain.
Avec Narendra Modi à ses côtés, il a ensuite expliqué que New Delhi ne serait pas exempt des droits de douane réciproque : « Ce que l'Inde nous fait payer, on lui fait payer aussi ! ». Donald Trump a dévoilé jeudi un plan visant à imposer aux produits qui arrivent aux États-Unis le même niveau de taxes que ce que le pays d'origine fait peser sur les produits américains.
Le Premier ministre indien s'est aussi entretenu avec le milliardaire des technologies Elon Musk, dont les efforts agressifs en tant que bras droit de Donald Trump pour remanier la bureaucratie fédérale ont suscité de vives critiques. Le président américain, interrogé sur le sujet, n'a pas dit si l'homme le plus riche du monde avait rencontré Narendra Modi en tant que représentant du gouvernement américain ou à titre privé en tant qu'entrepreneur, à l'heure où les activités d'Elon Musk éveillent des soupçons de conflit d'intérêts.
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Sur l'un des clichés, les deux hommes se serrent la main devant des drapeaux américain et indien, dans un geste qui évoque une rencontre diplomatique officielle.
Autre source potentielle de tensions bilatérales: l'immigration. Mais l'Inde a déjà donné des gages de bonne volonté. New Delhi a par exemple accepté le rapatriement de migrants expulsés par les États-Unis. Lors de la conférence de presse, Narendra Modi s'est engagé à continuer. « Nous sommes totalement prêts à les reprendre en Inde », a-t-il affirmé en parlant des ressortissants de son pays se trouvant « illégalement » aux États-Unis.
Le même jour, Donald Trump a annoncé que les États-Unis extraderaient vers l'Inde l'une des personnes condamnées pour les attaques sanglantes de Bombay de novembre 2008. L'extradition de Tahawwur Rana, un homme d'affaires canadien d'origine pakistanaise, était attendue après qu'il a perdu un recours devant la Cour suprême américaine.
Modi a, par ailleurs, affirmé ressentir « le même attachement, la même confiance et le même enthousiasme » que lors du premier mandat de Donald Trump, marqué par une relation particulièrement amicale entre les deux dirigeants. Le dirigeant indien avait en particulier accueilli un Donald Trump pour une visite d'État en 2020, durant laquelle il avait participé à un grand rassemblement dans le Gujarat, l'État natal de Narendra Modi.
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Longtemps ostracisé par certains pays occidentaux pour son nationalisme hindou décomplexé, le Premier ministre indien Narendra Modi est devenu un acteur incontournable sur la scène internationale.
Pour le Premier ministre indien, fils d'un simple vendeur de thé, qui a remporté en juin sa troisième victoire électorale, se retrouver ainsi au premier plan de la scène internationale a une allure de revanche. Il avait notamment été déclaré persona non grata aux États-Unis et au Royaume-Uni après des émeutes interreligieuses sanglantes en 2002 au Gujarat, un État dont il était alors le ministre en chef.
Arrivé au pouvoir avec son parti Bharatiya Janata (BJP) en 2014, ce tribun à la barbe blanche soigneusement taillée n'a pourtant pas dérivé de sa ligne suprémaciste hindoue, la religion majoritaire dans son pays d'1,4 milliards d'habitants, au détriment notamment de la minorité musulmane. Mais sa « nouvelle Inde » à l'économie modernisée et numérique est vue comme un contrepoids à la Chine et connaît la croissance la plus soutenue des grandes économies, dépassant l'ancienne puissance coloniale britannique et devenant un client de choix pour les exportations d'armes, de pétrole et d'avions.
(Avec AFP)
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