Trump lance une rafale de tweets pour dénoncer les délocalisations des entreprises américaines

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(Crédits : Reuters)
Le président élu américain Donald Trump s'est lancé dans une tempête de tweets dimanche matin pour mettre en garde les entreprises américaines de ne pas faire la "très coûteuse erreur" de délocaliser leur production à l'étranger.

"Je vous en prie, vous avez été prévenues avant de faire une erreur très coûteuse! ON PEUT FAIRE DES AFFAIRES AUX ETATS-UNIS", a écrit le président élu, en détaillant une nouvelle fois comment il veut empêcher les entreprises américaines de déménager leur production vers l'étranger pour profiter d'une main d'oeuvre moins chère.

Le cas de Rexnord

Ce message est connu, il l'a martelé non seulement pendant la campagne présidentielle mais encore la semaine dernière lors de sa "tournée de la victoire" commencée ce jeudi dans une usine de l'Indiana (nord), dont il s'attribue la paternité de la décision de la direction de préserver 1.000 emplois qui devaient partir au Mexique en échange d'un abattement fiscal de 7 millions de dollars.

Rexnord, dans l'Indiana, déménage au Mexique et licencie l'ensemble de ses 300 salariés. Cela se produit partout à travers notre pays. Ça suffit!", a-t-il dit sur Twitter. Rexnord, un sous-traitant industriel basé à Milwaukee, a annoncé en octobre son intention de transférer une usine d'Indianapolis et ses 300 emplois au Mexique. L'accord est loin d'être une victoire complète pour Donald Trump, car l'entreprise va transférer malgré tout 1.300 emplois au Mexique.

 "Qu'allez-vous faire, Donald Trump? Défendre les travailleurs, ou accorder à l'entreprise une énorme déduction fiscale ?", a réagi samedi Bernie Sanders, candidat malheureux face à Hillary Clinton lors des primaires démocrates, aux propos de Trump sur l'entreprise Rexnord.

 Taxe de 35% sur les importations

 Le style - des tweets tôt le matin - reste la marque de fabrique de Donald Trump.

"Les Etats-Unis vont nettement réduire les impôts et la règlementation des entreprises, mais une entreprise qui quitte notre pays pour un autre pays, licencie ses employés, construit une nouvelle usine ou installation dans un autre pays, et pense ensuite pouvoir vendre ces produits aux Etats-Unis sans être punie se TROMPE!", a menacé Donald Trump, rappelant qu'il veut instaurer une taxe de 35% sur ces importations, en guise d'arme de dissuasion.

Cette promesse de préserver ainsi - et même de faire revenir des emplois manufacturiers - aux Etats-Unis a permis à Donald Trump de remporter les voix de nombreux ouvrier lors de l'élection présidentielle du 8 novembre.

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Commentaires
a écrit le 05/12/2016 à 11:09 :
Encore un savoir-faire "made in France", qu'on est entrain de nous piquer !
L'intervionnisme stupide et court termiste de l'Etat dans la gestion interne des entreprises.
L'affaire Alsthom Belfort est du même niveau...
a écrit le 05/12/2016 à 9:35 :
Hé oui la mondialisation n'a pas été "heureuse" comme pourtant n'arrêtent pas de nous dire les profiteurs oligarques et leurs serviteurs, du coup des Trump on devrait en voir arriver un paquet.

Mais les benêts toujours prêts à défendre n'importe qui avec n'importe quoi vont quand même nous dire que cette mondialisation est "heureuse"...

"“Tant que l'idéologie néolibérale dominera, le populisme va progresser”" http://www.telerama.fr/monde/chris-hedges-tant-que-l-ideologie-neoliberale-dominera-le-populisme-va-progresser,149969.php
a écrit le 05/12/2016 à 9:01 :
Bon ben les USA ont un sérieux problème.
Ils l'ont bien cherché.

Dommage que ce ne soit pas drôle.
a écrit le 04/12/2016 à 23:22 :
Il est déjà bourré au saut du lit pour écrire des conneries plus grosses que lui?

Hier c'était des dizaines de tweets pour tenter de se rabibocher avec Pékin. Il avait accepté de discuter avec le régime de Taipei (on parie qu'il n'a aucune idée de sa localisation sur une carte?), et les chinois l'ont mal pris.

Au passage on voit qu'il est beaucoup plus dur avec des migrants en guenilles qu'avec le grand démocrate chinois... c'est à cela qu'on reconnaît les grands hommes.
Réponse de le 05/12/2016 à 12:47 :
écoutez, le président russe, dit qu'il est intelligent.
a écrit le 04/12/2016 à 18:06 :
Pourquoi ne pas parler de lui et de la "brigade polonaise" qu'il a embauchée pour détruire le magasin "Bonwit Teller" pour construire sa Trump Tower ? Faites ce que je dis, pas ce que je fais. Voir le reportage "Trump un jour, Trump toujours", diffusé le 10 novembre 2016 sur France2... "Racontée dans un document qui a déplu à Donald Trump (le milliardaire s'est débrouillé pour le faire interdire à la télévision américaine), l'histoire d'un empire immobilier aux fondations pas très saines commence à New York."

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