Venezuela : Trump menace Maduro de sanctions s'il modifie la constitution

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L'Assemblée constituante, que le président socialiste Nicolás Alejandro Maduro Moros appelle de ses vœux, vise officiellement à apporter paix et stabilité économique au pays. Mais l'opposition estime que cette assemblée, dont les 545 membres doivent être élus le 30 juillet et qui seront chargés de réécrire l'actuelle constitution, servira d'abord à contourner l'Assemblée nationale, où ladite opposition détient la majorité depuis 2016 après dix-sept années de domination chaviste sans partage.
Hier soir, le président américain Donald Trump a menacé le Venezuela d'adopter "des mesures économiques fortes" si Caracas mettait en oeuvre son projet de modifier la constitution, qualifiant son homologue vénézuélien Nicolas Maduro de "mauvais dirigeant rêvant de devenir dictateur".
La Maison Blanche avait plus tôt salué la consultation symbolique organisée par l'opposition vénézuélienne dimanche 16 juillet contre ce projet, à laquelle 7,2 millions de citoyens sont pris part sur 19 millions d'électeurs.
"Hier, le peuple vénézuélien a encore démontré clairement qu'il défend la démocratie, la liberté et l'Etat de droit. Pourtant, ses actions fortes et courageuses continuent d'être ignorées par un mauvais dirigeant rêvant de devenir dictateur", a poursuivi Donald Trump.
Presque simultanément, la diplomatie américaine a dit "encourager les gouvernements du continent américain et du monde entier à appeler le président Maduro à suspendre ce processus qui ne cherche qu'à saper la démocratie au Venezuela", selon un communiqué du département d'Etat envoyé peu après celui du président.
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Portée par la forte participation à ce vote, l'opposition vénézuélienne a lancé lundi une "offensive finale" pour tenter d'arrêter le projet du président socialiste de modifier la constitution, appelant notamment à une grève générale de 24 heures ce jeudi.
L'agence de notation financière Standard and Poor's Global Ratings a abaissé mercredi 12 juillet la note de la dette du Venezuela, à CCC- contre CCC auparavant, jugeant le pays susceptible de se trouver en défaut d'ici six mois face à l'aggravation de la crise politico-économique.
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Le pays est agité depuis plusieurs mois par des manifestations presque quotidiennes contre le gouvernement du président Nicolas Maduro, héritier d'Hugo Chavez, qui a convoqué des élections le 30 juillet pour une Assemblée constituante. Près de 100 personnes ont déjà été tuées lors de ces affrontements.
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