Variant du mpox : un premier cas confirmé en Allemagne
latribune.fr

Le mpox provoque fièvre, douleurs musculaires et lésions cutanées.
Arlette Bashizi
latribune.fr

Le mpox provoque fièvre, douleurs musculaires et lésions cutanées.
Arlette Bashizi
Le nouveau variant du mpox a franchit les frontières de l'Allemagne. Un premier cas d'infection a été ainsi confirmé outre-Rhin par l'Institut de veille sanitaire Robert Koch (RKI). Le mpox, appelé auparavant variole du singe, est une maladie virale qui se propage de l'animal à l'homme. Mais elle se transmet aussi entre humains, provoquant fièvre, douleurs musculaires et lésions cutanées.
L'institut, qui n'a pas donné de détails sur le patient et les circonstances de l'infection, a déclaré observer la situation « de très près » et a indiqué qu'il adapterait ses recommandations si nécessaire. La transmission du mpox nécessite « un contact physique étroit », a-t-il rappelé.
Ailleurs en Europe, des cas ont été signalés en Suède, et d'autres ont aussi été recensés dans plusieurs pays d'Asie.
En Afrique, en revanche, les contaminations se multiplient depuis plusieurs mois, les chiffres d'infection les plus élevés se trouvant en République démocratique du Congo, au Burundi et au Nigeria. Dans le détail, deux épidémies concomitantes sévissent, l'une provoquée par le clade 1 en Afrique centrale, touchant surtout des enfants. Et une autre par le nouveau variant, le clade 1b, qui frappe des adultes dans une autre région, à l'Est de la RDC, et dans les pays limitrophes.
Au total, 42.000 cas ont été enregistrés en Afrique depuis janvier et quelque 1.100 personnes sont mortes du mpox, a déclaré la semaine dernière l'agence sanitaire de l'Union africaine. Cette dernière a averti que l'épidémie était en passe de devenir « hors de contrôle » si aucune mesure n'est prise. Certains cas ont aussi été signalés pour la première fois en Zambie et au Zimbabwe. Cela porte à 18 le nombre de pays africains où le mpox a été officiellement détecté cette année.
« Le mpox va échapper à tout contrôle si nous n'agissons pas », a mis en garde la semaine dernière Jean Kaseya, responsable de l'Africa CDC, exhortant une nouvelle fois les partenaires internationaux à débloquer immédiatement les fonds promis pour lutter contre l'épidémie.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Une campagne de vaccination a été lancée début octobre en République démocratique du Congo (RDC). Ce pays d'Afrique centrale est de loin le plus touché au monde par le virus. Mais la campagne a commencé avec du retard notamment à cause de difficultés pour acheminer les précieux vaccins dans un pays pauvre en infrastructures et grand comme quatre fois la France.
À lire également
En effet, pour arriver jusqu'à Bukavu, les doses qui doivent être conservées à une température de -20°C ont d'abord été transportées par avion depuis la capitale Kinshasa jusque dans l'est, avant de transiter par bateau, puis par hélicoptère. La RDC, parmi les cinq pays les plus pauvres de la planète, a déjà reçu le mois dernier 265.000 vaccins donnés par l'Union européenne et les États-Unis. Ces doses du laboratoire danois Bavarian Nordic ne sont pour l'instant homologuées que pour un usage chez l'adulte.
Le gouvernement congolais attend d'autres donations et mène des discussions avec le Japon pour la livraison de vaccins utilisables chez les enfants.
(Avec AFP)
latribune.fr