Lors de ses vœux du 31 décembre, Emmanuel Macron a promis de protéger les salariés et les entreprises affectées par le nouveau variant. Pour autant, si le gouvernement a annoncé ce lundi un renforcement des aides pour les entreprises affectées par les nouvelles restrictions sanitaires, pas question de revenir au quoi qu'il en coûte. Explications.Ce lundi 3 janvier, pas moins d'une quarantaine de représentants d'entreprises et de secteurs affectés par la crise sanitaire étaient conviés à Bercy par Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et par Elisabeth Borne, la ministre du Travail, ainsi que Jean-Baptiste Lemoyne, leur homologue en charge du tourisme.
Pour ces restaurateurs, traiteurs, entreprises de tourisme, cette nouvelle vague Omicron rime souvent avec perte d'activités. Et pour cause, les cérémonies de vœux et réceptions sont annulées, il est interdit de consommer debout dans les bars et cafés, les jauges font leur retour etc... Les sociétés plus affectées étant sans aucun doute les discothèques qui resteront fermées au moins jusqu'à fin janvier.
Le credo du gouvernement : le cas par cas
Si le gouvernement est prêt à compenser les baisses de chiffres d'affaires, il réfute tout retour au "quoi qu'il en coûte". Bruno Le Maire l'a longuement expliqué aux représentants patronaux : la situation n'a rien à voir avec celle que nous avons connue ces derniers mois, la plupart des entreprises et commerces sont ouverts, ils peuvent donc travailler, même si c'est en mode dégradé. La croissance est là, les Français dépensent, et grâce à la vaccination, l'activité continue.
Aussi, le « mantra » gouvernemental est-il aujourd'hui un soutien « au cas par cas », « ciblé pour ceux qui en ont vraiment besoin ». Ce matin, Jean-Baptiste Lemoyne a par exemple précisé que du côté des stations de ski, certaines, comme Val d'Isère, ou Val Thorens, ont perdu, pendant ces fêtes, une forte clientèle étrangère, - britannique notamment-, mais que d'autres, dans les Pyrénées, ont, au contraire, fait le plein. Aider tout le monde de la même façon serait donc une erreur. Idem du côté des restaurateurs : certains sont très affectés par les mesures sanitaires quand d'autres refusent des clients. Le gouvernement se dit vigilant. Pas question d'arroser à l'aveugle des secteurs entiers comme au début de la pandémie.