Derrière l’impasse, la rivalité entre Hollande et Mélenchon

Caroline Vigoureux
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Jean-Luc Mélenchon, en avril 2023. François Hollande en octobre 2022.
LTD / LE TELLEC STEPHANE/ABACA

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À la lecture du tweet, François Hollande a été à la fois surpris et amusé. L'ancien président a fait l'objet d'une attaque frontale de Sophia Chikirou, très proche de Jean-Luc Mélenchon. La députée parisienne a publié ce commentaire lundi sur X, alors même que les discussions au sein du Nouveau Front populaire sont au point mort : « Le hollandisme, c'est comme les punaises de lit : tu as employé les grands moyens pour t'en débarrasser, tu y as cru quelque temps et tu as repris une vie saine (à gauche) mais en quelques semaines, ça gratte à nouveau et ça sort de partout... Il va falloir recommencer ! » Mercredi soir au Sénat, face aux parlementaires socialistes, François Hollande a répondu par la dérision : « Je connais bien Sophia Chikirou. Je l'ai exclue du PS en 2007 parce qu'elle avait appelé à voter pour Nicolas Sarkozy. » Invité vendredi soir sur BFMTV, Jean-Luc Mélenchon a évoqué une « plaisanterie » de la députée insoumise. Mais il ne rigolait plus lorsqu'il est revenu la seconde suivante sur des propos de François Hollande, qui lui avait demandé fin juin de « se taire » pour « rendre service au Nouveau Front populaire » : « C'est la première fois dans la vie politique qu'un homme de gauche est interpellé par quelqu'un d'autre qui se dit de gauche et qui lui demande de se taire, c'est la première fois ! »
Caroline Vigoureux