Européennes : les Écologistes face au risque de disparition
Caroline Vigoureux
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Marie Toussaint.
LTD / Arnaud Bertrand/ABACAPRESS.COM
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Marie Toussaint.
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En une semaine, Marie Toussaint a donné six interviews. Les questions qui sont posées à la candidate des Écologistes sont à l'image des mois douloureux qu'elle vient de passer : « Vous attendiez-vous à une campagne si compliquée ? », « Craignez-vous de finir sous les 5% ? » C'est désormais ce qui se joue pour les Verts : vont-ils disparaître du Parlement européen dimanche soir en passant sous ce seuil fatidique ? Une hypothèse inimaginable il y a quelques semaines encore pour ce parti qui avait été la surprise des européennes en 2019, avec les 13,48% de Yannick Jadot.
Cette fois, Les Écologistes ont connu au fil des mois une lente mais certaine dégringolade. Le 10 février, Marie Toussaint recueillait 9,5% d'intentions de vote dans notre sondage Elabe, devant les Insoumis. Vendredi, la juriste spécialisée en droit international de l'environnement était créditée de 5,8%. « Cette tendance baissière, on l'a même vue dans notre entourage. Les gens votent pour la liste qui peut faire la nique aux macronistes, une minorité va vers LFI, l'autre vers Raphaël Glucksmann », constate, dépité, un Écologiste. En cette fin de campagne, le Parti animaliste prend aussi quelques points, qui pourraient leur être fatals.
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Les Verts expliquent cette déroute par le « backlash » (perte de popularité) que subirait l'écologie, « responsable de tous les maux », répète Marie Toussaint. « Les candidats qui sortent du lot en sont à leur deuxième campagne », note un membre de l'équipe pour justifier le marasme. Il est vrai que Marie Toussaint menait sa première campagne comme tête de liste, contrairement à tous ceux qui la devancent dans les sondages. L'histoire est d'autant plus cruelle qu'au départ, les Insoumis avaient tout fait pour convaincre les écolos de faire liste commune. Mais eux voulaient partir séparément pour pouvoir se compter et exister.
Caroline Vigoureux