« Le président ne peut pas être arbitre et sélectionneur » (Aurélien Rousseau, député PS)
Propos recueillis par Caroline Vigoureux
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Aurélien Rousseau.
LTD / VICTOR JOLY/ABACAPRESS
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Aurélien Rousseau.
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LA TRIBUNE DIMANCHE - Emmanuel Macron a rencontré vendredi les représentants du Nouveau Front populaire. Les réactions à la sortie étaient étonnamment positives. Comment l'interprétez-vous ?
AURÉLIEN ROUSSEAU - Même si cela vient tard, pour le fonctionnement de nos institutions et la respiration démocratique, c'était indispensable. Le fait que le président de la République reconnaisse que ces élections ont marqué une défaite pour le camp présidentiel, qu'il reçoive en premier les représentants du NFP, c'est-à-dire qu'il reconnaisse que c'est la force arrivée en tête aux élections législatives, est un élément essentiel. C'est important aussi parce qu'on entre dans une période où les postures ne nous sortiront pas de l'ornière politique dans laquelle la dissolution nous a collectivement mis. Il nous faut avancer maintenant !
Un gouvernement sans LFI, qui soutiendrait sans participer, peut-il être une solution ?
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Ceux qui « trient » aujourd'hui parmi les forces du NFP ont peut-être oublié que tous les électeurs de gauche et toutes les organisations du NFP ont fait élire des députés Ensemble ou LR pour barrer la route au RN. La ficelle est donc un peu grosse. Après, on se souvient évidemment qu'en 1936, justement pour permettre l'avènement du Front populaire, le Parti communiste avait fait le choix de ne pas participer au gouvernement. Mais comparaison n'est pas raison quelques heures à peine après le début des discussions avec le président.
Propos recueillis par Caroline Vigoureux