Marche contre l'antisémitisme : 10 personnalités sortent du silence
Soazig Quéméner
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Dans les rues de Paris, le 9 octobre, deux jours après l’attaque du Hamas
© Lionel Urman/Sipa USA via Reuters
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Dans les rues de Paris, le 9 octobre, deux jours après l’attaque du Hamas
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C'est la neuvième manifestation organisée contre l'antisémitisme en France depuis le début des années 1980. Et elle est historique. Les citoyens appelés à marcher cet après-midi à Paris à partir de 15 heures entre les Invalides et le Sénat défileront dans un contexte d'extrême tension internationale, plus d'un mois après les pogroms perpétrés en Israël par le Hamas. Dans un climat, aussi, de puissante résurgence de l'antisémitisme, avec plus de 1 200 actes antijuifs recensés sur le territoire national depuis le 7 octobre. À l'initiative de ce rassemblement, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, les présidents des deux assemblées, espèrent susciter « un cri de conscience », « un sursaut pour manifester que les Français ne se résigneront jamais à la fatalité des haines ». Des rassemblements sont aussi organisés devant toutes les préfectures. Il paraît vain d'espérer laisser de côté les querelles politiciennes, omniprésentes depuis que Marine Le Pen a annoncé sa présence à la marche (lire page 4) et qu'a contrario Jean-Luc Mélenchon a confirmé qu'il n'y serait pas. « On a prévenu tout le monde mais on n'a invité personne », balaie-t-on dans l'entourage du président du Sénat. « On savait parfaitement qu'il y aurait un jeu politicien. Est-ce que c'était une raison pour ne pas le faire ? » abonde un proche de Yaël Braun-Pivet.
Soazig Quéméner