Spécialiste de l’isolation à base de polystyrène biosourcé, Corstyrène veut aussi s’affirmer dans l’hydrogène vert
Jean-Marc Rafaelli
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Depuis sa création il y a 53 ans, Corstyrène s'affirme comme une des plus solides et des plus exemplaires entreprises de Corse en termes de transition écologique. Installée à Aléria, en Plaine orientale, au cœur d'un parc photovoltaïque de sa création, elle s'est spécialisée dans la confection des matériaux d'isolation à base de polystyrène expansible à destination du bâtiment, aussi bien individuel, collectif qu'industriel.
Et elle s'est donnée pour principe intangible de mener une existence verte et vertueuse. Elle produit ainsi trois fois plus de courant qu'elle n'en consomme, organise le tri sélectif de tout ce qui s'utilise sous son toit, recycle et valorise les chutes de polystyrène, régénère l'eau dont elle se sert dans sa chaîne de production - affranchie de tout adjuvant toxique. En outre, l'entreprise collectionne les certifications les plus exigeantes, déploie sa production en circuit court et s'est engagée dans la production d'hydrogène vert, bien que freinée malgré elle dans son élan.
La société a d'ailleurs rallié le cercle fermé de la CEC, la Convention des entreprises pour le Climat.
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Fondée par Even Guillot, un entrepreneur visionnaire récemment disparu, Corstyrène, désormais dirigée par son fils, est devenue un groupe leader en Corse dans le secteur de l'isolation, son cœur de métier, avec des sites délocalisés en Sardaigne et dans le Var. La réglementation thermique européenne, de plus en plus draconienne, la construction basse consommation et le souci de mieux isoler pour économiser l'énergie ont dopé l'activité de la société.
Jean-Marc Rafaelli