Allemagne : les sociaux-démocrates du SPD remportent les législatives
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Olaf Scholz, candidat à la chancellerie du SPD
Fabrizio Bensch
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Olaf Scholz, candidat à la chancellerie du SPD
Fabrizio Bensch
Les Sociaux-Démocrates allemands ont remporté d'une courte tête, les élections législatives allemandes dimanche les plaçant en bonne position pour diriger un gouvernement pour la première fois depuis 2005 et mettre fin à 16 ans de pouvoir conservateur sous Angela Merkel. Le SPD a remporté les élections avec 25,7% des suffrages, devançant d'une courte tête les conservateurs, selon un décompte officiel provisoire annoncé lundi par la commission électorale fédérale. Le camp conservateur de la CDU-CSU recueille 24,1% des voix, le plus mauvais résultat de son histoire, tandis que les Verts arrivent en troisième position avec 14,8% suivis par le parti libéral FDP avec 11,5%.
Pour autant, hier soir, le bloc conservateur CDU/CSU de la chancelière estimait, comme le SPD, être en mesure lui aussi de prendre la tête du prochain gouvernement. Alors qu'aucun des grands blocs ne peut revendiquer de majorité et les deux principaux partis ne souhaitant pas renouveler la "Grande Coalition" des quatre dernières années, le scénario le plus probable est une alliance à trois dirigée soit par les Sociaux-Démocrates ou par les Conservateurs.
Former une coalition pourrait prendre plusieurs mois et impliquera probablement les Verts et les Libéraux du FDP.
Agé de 63 ans, il deviendrait le quatrième chancelier SPD de l'après-Guerre après Willy Brandt, Helmut Schmidt et Gerhard Schroeder. Ministre des Finances dans l'actuelle "Grande Coalition" d'Angela Merkel, il a été maire de Hambourg où Angela Merkel et Helmut Schmidt sont nés.
Le principal rival d'Olaf Scholz, le candidat des conservateurs Armin Laschet a, lui, signifié hier soir que les conservateurs n'étaient pas encore prêts à concéder la défaite même si ses partisans faisaient grise mine.
"Cela n'a pas toujours été le parti qui est arrivé en premier qui a désigné en son sein le chancelier", a déclaré le candidat de 60 ans.
L'attention devrait désormais se tourner vers les discussions informelles puis des négociations officielles de coalition qui pourraient prendre plusieurs mois, laissant Angela Merkel, 67 ans, assurer l'intérim à la tête du pays.
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Olaf Scholz et Armin Laschet ont tous les deux dit espérer former une coalition avant Noël.
Angela Merkel est au pouvoir depuis 2005 mais prévoit de passer la main après le scrutin qui consacrera l'avènement d'une nouvelle ère dans la première économie d'Europe.
Elle a occupé une place de premier plan sur la scène européenne quasiment depuis qu'elle est arrivée au pouvoir en 2005 - lorsque George W. Bush était président américain, Jacques Chirac à l'Elysée et Tony Blair Premier ministre britannique.
"C'est l'élection d'une génération", a souligné Katrin Goering-Eckardt, députée des Verts.
Après un scrutin concentré sur des questions surtout nationales, les alliés de Berlin devront probablement attendre plusieurs mois avant de savoir si le nouvel exécutif voudra s'impliquer sur des sujets internationaux.
Sur le plan économique, le président français Emmanuel Macron souhaite bâtir une politique fiscale européenne commune, ce que les Verts soutiennent tandis que la CDU/CSU et le FDP sont contre.
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Quelle que soit la coalition qui émergera des discussions, les amis de l'Allemagne pourront constater que c'est un centrisme modéré qui a prédominé la campagne tandis que le populisme qui connaît le succès dans d'autres pays a fait chou blanc.
(avec Reuters)
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