Brexit : Britanniques et Européens campent (encore) sur leurs positions

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Trois jours après le discours de Theresa May à Florence (Italie), au cours duquel la première ministre britannique a annoncé plusieurs concessions, rien n'a bougé. Le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier, a réaffirmé lundi à Bruxelles que les discussions autour d'une période de transition à l'issue du départ du Royaume-Uni ne pourraient débuter qu'une fois un accord trouvé sur les trois points prioritaires du divorce. Mais de son côté, son homologue britannique, le ministre du Brexit David Davis, venu dans la capitale européenne pour le quatrième cycle de négociations sur les conditions du retrait britannique, a réitéré la volonté de Londres d'aborder au plus vite la question de la future relation entre les deux parties, en lui conditionnant le règlement de la facture du divorce.
Quelques minutes avant de rejoindre le ministre britannique, à l'issue d'un compte-rendu avec 27 ministres de l'UE sur la progression des négociations, Michel Barnier avait expliqué que les deux sujets ne seraient pas abordés en même temps. "Nous ne mélangerons pas la discussion sur les dettes et sur les engagements du passé, nous ne mélangerons pas ces sujets qui font partie du 'retrait ordonné' (du Royaume-Uni), avec une discussion sur la future relation", a-t-il insisté. La position officielle depuis de longues semaines de l'Union européenne.
Michel Barnier a souhaité que ce nouveau round de pourparlers qui s'ouvre lundi à Bruxelles permette aux Britanniques de "traduire" le discours donné par la Première ministre Theresa May vendredi "dans des positions précises de négociations". Sur la question d'une période de transition de deux ans, évoquée par la Première ministre pour la première fois à Florence, il a assuré que cela passait par un "accord préalable" sur les trois sujets prioritaires fixés: le droit des citoyens, l'Irlande et le réglement financier.
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Cette période de transition, demandée par le Royaime-Uni, devra se faire selon lui sous le régime des règles communautaires. "S'il s'agit durant cette période de maintenir la participation du Royaume-Uni au marché unique et à l'Union douanière (...), et aux politiques qui accompagnent le marché unique, il est clair que la totalité de l'architecture de régulation européenne, -- (sa mise en oeuvre), les conditions financières, la supervision, tout cela sera maintenu dans cette période-là sans exception", a asséné Michel Barnier.
(Avec AFP)
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