Brexit : la livre au-dessous de 1,40 dollar, son plus bas depuis 2009

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Vers 09H00 heure de Tokyo (00H00 GMT), la livre sterling a chuté à 1,3987 dollar, touchant un nouveau plus bas depuis mars 2009.
Vers 09H00 heure de Tokyo (00H00 GMT), la livre sterling a chuté à 1,3987 dollar, touchant un nouveau plus bas depuis mars 2009. (Crédits : LUKE MACGREGOR)
La monnaie britannique poursuit sa plus forte chute depuis mars 2009 face au dollar. La crainte du Brexit s'accroît et inquiète les investisseurs.

La livre britannique est tombée, mercredi 24 février, au-dessous de 1,40 dollar dans les échanges matinaux en Asie, pour la première fois en près de sept ans, sur fond d'incertitudes à quatre mois d'un référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne (UE).

Vers 09H00 heure de Tokyo (00H00 GMT), la livre sterling a chuté à 1,3987 dollar, touchant un nouveau plus bas depuis mars 2009, contre 1,4022 dollar deux heures plus tôt, avant de remonter légèrement.

Face à la monnaie unique, elle était également sous pression, s'affichant à 78,809 pence pour un euro, contre 78,57 pence mardi vers 22H00 GMT.

La livre avait entamé sa descente lundi après le ralliement de l'influent maire de Londres Boris Johnson aux partisans de la sortie du pays de l'UE, une perspective redoutée par le grand patronat et la City.

Référendum sur un Brexit le 23 juin

La campagne bat son plein depuis l'annonce de la tenue d'un référendum le 23 juin, à la suite des concessions obtenues par le Premier ministre britannique David Cameron à Bruxelles en fin de semaine dernière auprès de ses partenaires européens.

Le chef du gouvernement a mis en garde contre un Brexit qui menacerait, selon lui, la sécurité "économique et nationale" de la Grande-Bretagne.

Il a été rejoint le lendemain par une myriade de grands patrons qui ont pointé dans une lettre collective les dangers d'un tel scénario.

"Quitter l'UE découragerait l'investissement, menacerait l'emploi et mettrait en danger l'économie. Le Royaume-Uni sera plus fort, plus en sécurité et plus riche en restant un membre de l'UE", déclarent les 200 signataires, parmi lesquels figurent 36 présidents ou directeurs généraux des 100 plus grandes entreprises cotées à la Bourse de Londres.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 24/02/2016 à 14:11 :
UK ne peut sortir de la zone européenne. Toutes les évolutions actuelles ne sont que manipulations de banques en Bourse, ces dernières s'accrochent à tout rumeur pour en gager des variations dont elles savent sortir gagnantes. Mais ce qui n'est pas dit est que le Brexit ou sa menace est une posture défensive et non offensive. UK sait que les européïstes jouent contre lui, son économie s'en ressent d'ailleurs durement et ses entreprises sont dans une mouise avancée pour la plupart. En fait le pays ne tient que par le paradis fiscal de la City et la vente des bijoux de famille. Car les anglais vendent beaucoup : pétroles, mines, toutes industries de pointe, agroalimentaire, pharmacie, électronique, aéronautique, etc. Tout est à vendre ou presque. Ce que les anglais voudraient conserver c'est cette capacité d'attirer les talents, d'en faire la transformation commerciale et d'en revendre le produit qu'ils ont depuis longtemps. Las, le monde change et IN ou OUT ne fera pas grande différence sur cette réalité si ce n'est de l'accélérer ou de la ralentir un peu. Ils étaient la mondialisation pour tous les autres, ils connaissent désormais la mondialisation de tous les autres.
a écrit le 24/02/2016 à 13:43 :
et l'euro alors? Il baisse au "presque même rythme que la livre....
contre 1.14USD voilà encore quelques semaines, il est à moins de 1.10 et par rapport à son cours d'introduction, il est en baisse aussi... sans parler du franc suisse et du Yen japonais. Que fait Draghi?
a écrit le 24/02/2016 à 11:48 :
Les milieux financiers, les milieux d’affaire sont hostiles à une sortie du Royaume-Uni de l’UE. Mécaniquement leur mauvaise humeur se porte sur le taux de change de la monnaie nationale britannique. Le Royaume-Uni étant un pays libéral avec un taux de croissance élevé et un faible chômage, ils ne vont pas se mettre à vendre massivement les actions et les obligations de l’État britannique. De toute façon la Banque centrale britannique est là pour réagir par la mise en place de Quantitatives Easings si jamais ils le font, empêchant les taux souverains britanniques de s’envoler à la hausse, et elle est là aussi pour apporter aux banques britanniques toute la liquidité dont elles auraient besoin en cas de fuite de capitaux qui ne devrait pas être très importante à mon avis.

En revanche pour un pays comme la France qui a l’Euro comme monnaie, qui est économiquement affaibli, si un gouvernement arrive au pouvoir avec comme intention de sortir de l’union européennes, avec un projet de négociation avec l’union européenne et un projet de référendum au bout de 6 mois de négociations, c’est croire au Père Noël que ce pays, la France, pourrait tenir 6 mois sous la pression des marchés financiers et de la BCE avant l’organisation du référendum . Ces derniers feront en sorte de terroriser la population comme il se doit pour quelle n’ait pas d’autre choix que de voter pour le maintien de la France dans l’union européenne, si le référendum est maintenu. Le projet du FN de sortie de l’union européenne est donc un projet électoral mais pas un projet applicable, à la différence du Royaume-Uni qui lui peut effectivement s’offrir le luxe de faire un référendum sur la question car les aléas économiques d’ici à la date du référendum sont contrôlables.
Réponse de le 24/02/2016 à 12:27 :
Juste. A un detail pres, la reaction des marchés seraient telle dans l'hypothese décrite, que le référendum n"aurait meme pas le temps de se tenir. En fait, la simple election a la présidence d'un parti/unepersonne pronant ouvertement la fin de l'Euro fera éclater la zone Euro sous l'envolée massive des taux d'interet en france, espagne, italie, portugal, irelande, etc. en fait chez tout le monde sauf l'allemagne. Il serait impossible de tenir plusieurs mois comme cela. C'est pour cela que "la fin négocié de l'euro" promise par le Fn est un mythe, un attrappe gogo. Si fin de l'Euro il ya un jour, elle sera nécessairement chaotique et génératrice de grosse recession/inflation des le jour 1.
Réponse de le 24/02/2016 à 14:46 :
Il ne faut pas confondre, @P52 et @Réponse de KidA, zone euro, réglementation et zone européenne. Les anglais ou les suédois ne sont pas dans la zone euro mais sont dans l'Europe. Seuls deux pays peuvent sortir techniquement de la zone euro pour ceux qui y sont et pourraient par là même sortir de la zone des accords européens : La France et l'Allemagne. Cependant cette action laisserait l'autre gagnant définitif de la joute mais aussi tout le poids de la structure financière chancelante afférente. Personne n'a réellement envie de tester cette option mais doit pouvoir le faire, il serait anormal que cela ne se puisse plus. La France est en Europe, il n'est donc pas question dans les papiers du Front National d'en sortir, ce qui serait absurde mais seulement de ne pas lier cette présence comme celle de l'acceptation de l'euro, à un ensemble mouvant et incontrôlé de mesures et obligations de pure invention idéologique et politique qui pénalisent trop fortement nos population et leurs spécificités. C'est ces différents points qu'il s'agit de clarifier voire de renégocier ou de porter à référendum. La question pure de la monnaie, elle, est désormais dépassée par la technologie -l'essentiel des transactions étant d'ailleurs uniquement électronique. Si la rigidité européïste portait à une dictature politique européïste, le franc serait par obligation rétabli en ayant comme référence 1 euro pour un franc tandis que chaque mesure politique proposée serait négociée par notre Assemblée à l'instar d'un pays souverain. On ne peut laisser la bride libre si le cheval se dirige vers le ravin. Les taux d'intérêts anciens concernent une masse roulante, personne -ni la France pour d'autres- n'aurait avantage sans raison à modifier les nouveaux taux sauf à se ruiner. Evitons donc le catastrophisme stérile et assurons-nous que personne ne soit pour la dictature quelle qu'elle soit.
Réponse de le 24/02/2016 à 15:03 :
Bof ! On aura le Bitcoin, ou le troc ou les deux.
L'humanité inventera un autre système d'échange, mais après quelles péripéties ?
Réponse de le 24/02/2016 à 15:55 :
@Corso: je crains que vous ne compreniez pas la mecanique en place et les consequences de cette mécanique, en ce qui concerne l'Euro. Ca n'est pas une question de pouvoir théoriquement. En pratique, aucun pays ne peut sortir de l'Euro de manière négociee et harmonieuse. C'est strictement impossible pour la raison qui suit. L'Euro est quoté sur les marches financiers (elle est la deuxieme reserve de change du monde) tout comme la dette de tous les Etats de la zone Euro. Prenez le cas de figure qui semble vous plaire: la France élit a la présidence un parti/une personne qui a promis de soit quitter l'euro, soit conditionner le maintien de l'euro a une réforme d'ampleur qui a peu de chance d'etre aceeptée par qui que ce soit. Le lendemain matin à l'ouverture des places financières; l'ensemble du marche des dettes des Etats de la zone Euro se casse la figure avec une envolée drastique de tous les taux d'interets de ces memes dettes (sauf celui allemand - valeur refuge). C'est INEVITABLE. Le crorollaire de ce mouvement, sauf a ce que ce nouveau président revienne sur sa parole en des termes dépouvues de toute ambiguité, c'est que l'ensemble des pays touchés par l'envolée des taux, apres quelques jours ou semaines (selon le plan de rolling de leur dette existante), se trouve dans l'impossibilité de refinancer leur dette, et doivent quitter la zone euro ou faire faillite...ce qui dans TOUS les cas provoquera en plus une faillite généralisée du systeme bancaire européen (gavée de dettes intra-européennes, toute libellée dans une monnaie qui ne vaudra plus rien, sans compter le devenir des creances privees transfrontalieres). Bref, on se retrouve a la case du début de la crise grecque, mais en puissance 1000. En fait, on rejoue Lehman Brothers...mais en pire.
La raison de cette mecanique est simple: les taux d'interets des dettes des Etats Européens est évalué a la hauteur du risque supposée. Or l'Euro a fait naitre un sentiment (ébranlée à l'heure actuelle, mais réel) qu'il existe une solidarité dans une certaine mesure sur les dettes européennes, ce qui fait qu'en cas de menace serieuse sur la viabilité de l'Euro (ex: la sortie envisagée de la France, de l'italie, de l'espagne ou de l'allemagne), chaque taux d'interet sera analysé au regard de la solvabilité du seul etat concerné sans le bouclier Euro. Donc c'ets le retour a des taux d'interet proche des 10% pour les pays du Sud et peut etre un peu moins pour la dette française...ce que nous ne pouvon pas soutenir.
C'est pour ne pas prendre en consideration cette réalité des marches qui fonctionnent en temps réel (contrairement aux gouvernants) que le programme du Fn est un vaste attrappe gogo sur le sujet de l'euro.
a écrit le 24/02/2016 à 8:16 :
Pas un mot de notre classe politique des élus aphones pas un débat au parlement. Encore une fois nos élus montrent combien l'Europe ne les intéressent pas qu'ils soient pour ou contre. La France ne peut pas laisser au Président de la République fin magouilleur en politique mais destructeur de valeurs économiques et vendeur de notre territoire être le seul à décider pour un sujet aussi important autant sur le plan économique que sur le plan des frontières, l' accord du Touquet qui a fait du nord de la France la nouvelle frontière de l'Angleterre, la honte humanitaire de Calais et Sangatte que l'Angleterre laisse gérer à la France . Comment nos femmes et hommes politiques toujours prompt à nous parler de leur petite misère ne s'intéressent pas à ce sujet de Brexit . Comment laisser M. Cameron insulter les européens et faire campagne pour un maintient de l'Union Jack dans l'Europe. On voit bien si cela était encore nécessaire que nos élus ont un costume bien trop grand pour eux et quel seul les histoires de chapelles médiocres du caniveau politique les intéressent.

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