Brexit : le Royaume-Uni peut "très bien vivre" avec un no-deal, estime Johnson

 |  | 380 mots
Lecture 2 min.
(Crédits : POOL)
Alors qu'il s'était mis d'accord avec la présidente de la Commission européenne la veille, le Premier ministre britannique tente encore de donner son propre tempo aux négociations avec l'UE.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a estimé dimanche que le Royaume-Uni pourrait "très bien vivre" avec un no-deal, si ses négociations commerciales post-Brexit avec l'Union européenne, toujours dans l'impasse, n'aboutissent pas à un accord avant la fin de la période de transition.

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE le 31 janvier, mais il continue d'appliquer les règles européennes jusqu'au 31 décembre. Faute d'accord commercial à cette date, seules les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et ses droits de douane élevés s'appliqueraient, avec de potentielles conséquences désastreuses pour une économie britannique déjà fragilisée par la pandémie de nouveau coronavirus.

"Je ne veux pas particulièrement qu'on aboutisse à (une relation) comme celle avec l'Australie ou basée sur les règles de l'OMC, mais nous pouvons très bien vivre avec ça", a estimé dimanche Boris Johnson sur la BBC. "Je pense que nous pouvons puissamment prospérer dans ces circonstances", a-t-il ajouté.

Les allers-retours permanents

Cette déclaration intervient alors que le dirigeant conservateur s'était pourtant mis d'accord la veille avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour que Londres et Bruxelles intensifient leurs négociations, qui restent dans l'impasse à l'issu d'une neuvième session de discussions cette semaine, malgré un timing de plus en plus serré.

Boris Johnson a en effet fixé au prochain sommet européen du 15 octobre la date butoir pour qu'un accord soit trouvé et puisse être mis en application d'ici à la fin de l'année, quand les Européens se laissent jusqu'à la fin du mois.

Le Premier ministre britannique estime encore possible que les deux parties parviennent à un compromis, mais a cependant souligné qu'il restait "différents problèmes à régler".

"L'Union européenne doit comprendre que nous sommes tout à fait sérieux sur la nécessité de contrôler nos propres lois et nos propres règlementations", a-t-il prévenu, se montrant ferme notamment sur la souveraineté des zones de pêche britanniques, un point d'achoppement récurrent dans les négociations.

Le calendrier de la reprise des discussions reste encore flou, le négociateur britannique David Frost ayant simplement signalé samedi sur Twitter qu'elles débuteraient "dès que possible la semaine prochaine".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/10/2020 à 8:17 :
Boris a raison: on peut parfaitement vivre sans adhérer à la Communauté Européenne; la problème est "à quel prix"? Nos élites politiques ne payent jamais pour leurs erreurs, mais les peuples si. Les démocraties fonctionnent plutôt mal car elles sont gouvernées par des camelots, mais qui accepterait un dirigeant austère lui prêchant sinon un enfer quotidien, du moins le purgatoire? Les religions ont bien eté obligées d'inventer le Paradis. Même le Communisme Chinois assure sa pérennité avec ce principe.
a écrit le 05/10/2020 à 21:21 :
Pétition : Appel à référendum pour imiter nos courageux anglais ,
Instaurer un débat national entre divers intervenants des deux bords (Pour et Contre la sortie de la France de l'Union Européenne), que ce soit les "simples" citoyens non engagés en politique ou les spécialistes de la politique Française.

Ce débat serait porté à l'attention des Françaises et des Français via les chaines de télévision publiques et les radios publiques et durera une période conséquente afin d'aborder tous les enjeux majeurs, notamment : La Monnaie, la Souveraineté, l'Ecologie, L'Ouverture au Monde, l'Economie et la Finance, l'Emploi et bien d'autres.
Il conviendra que le temps de parole sera équivalent, sur les mêmes horaires de grandes écoutes et qu'il devra opposer les partisans des deux bords.

Suite à ce débat, on pourra alors poser la question suivante à travers un Référendum :

"Souhaitez vous que la France engage la procédure de l'article 50 du Traité sur l’Union Européenne, dans le but de sortir de celle-ci ?".

Mesdames, Messieurs les député(e)s, Françaises, Français, je souhaite que vous compreniez l'importance de faire vivre le débat démocratique dans notre beau pays qu'est la France.

Signé : Un simple citoyen Français.
Réponse de le 06/10/2020 à 4:49 :
Vous n'avez plus droit a la parole et votre droit au vote est devenu negligeable, remerciez sarko le nain.
a écrit le 05/10/2020 à 17:44 :
Sur les cotes françaises, les barques sont prêtes pour l'embarquement des migrants, façon Erdogan. :>))
Le choix ? Faut voir......
Déjà que pour les oligarques russes et chinois, les Etats-Unis ont posé le veto.
Le Royaume-Uni, outil US, n'est déjà plus souverain depuis longtemps, donc sa sortie de l'EU ne résoudra rien de ce coté là.
Casser le hub vers l'UE ne plait guère aux Etats-Unis, seul Trump pour poussait dans ce sens !
a écrit le 05/10/2020 à 15:39 :
Quel mytho lui alors...tous les autres pays réunis ont un taux d'échange ridicule face à celui de l'UE, même USA compris. Il veut achever son pays déjà mal en point avec la covid ? On va bien rire. Il sait pertinemment que no deal = flanquer toute l'économie par terre. C'est du bluff
a écrit le 05/10/2020 à 13:36 :
«Nous renverrons immédiatement chaque semaine plus de personnes entrées illégalement» au Royaume-Uni, a explicité la secrétaire d’Etat à l’Intérieur Priti Patel, se réjouissant que le Brexit permette au gouvernement britannique de décider «pour la première fois depuis des décennies qui rentre et sort de notre pays». Le Frexit devrait faire envie à Marine à Lapeine si elle n' était pas là pour fumer les français avec ses discours de pauvrette improbable.
a écrit le 05/10/2020 à 13:21 :
Les conséquences d'un Brexit "sans accord" -NoDeal- commercial sont largement surestimées.
Si la crise survient, les États membres de l'UE concluront des accords bilatéraux avec le Royaume-Uni pour amortir le choc. Un no deal ne sera pas une explosion, "ce sera tout juste un petit pet foireux" dixit un diplomate de haut rang d' un puissant pays de l' UE mais il faut bien alimenter la peur afin de tenter d' empêcher les autres soucieux de souverainisme de se barrer de l' UErss ..
Réponse de le 06/10/2020 à 11:28 :
Aucun état membre de l'UE ne peut conclure d'accord commercial bilatéral important avec un autre pays. Sinon ce serait un peu facile...
a écrit le 05/10/2020 à 13:02 :
L'UE peut aussi très bien vivre avec un no-deal avec le RU.
Toutefois, les relations vont être tellement compliquées que tout le monde y perdra.
Je n'ai pas compris pourquoi c'est madame Ursula von der Leyen qui a rencontré monsieur Boris Johnson il y a deux jours, monsieur Michel Barnier serait-il hors jeu ?
Cordialement
a écrit le 05/10/2020 à 12:59 :
L'UE peut aussi très bien vivre avec un no-deal avec le RU.
Toutefois, les relations vont être tellement compliquées que tout le monde y perdra.
Je n'ai pas compris pourquoi c'est madame Ursula von der Leyen qui a rencontré monsieur Boris Johnson il y a deux jours, monsieur Michel Barnier serait-il hors jeu ?
Cordialement
Réponse de le 06/10/2020 à 11:31 :
Barnier est le négociateur 'en chef' pour l'UE c'est l'équivalent de Frost pour les anglais. Donc Barnier rencontre Frost, Bojo rencontre UVDL.
a écrit le 05/10/2020 à 10:39 :
Les informations passent par le filtre des inconditionnels de cette 'Europe' comme ils disent! Donc, tout est "subjectif" et ne deviendra "objectif" qu'après la "fin du temps réglementaire"!
a écrit le 05/10/2020 à 10:18 :
Les conseilleurs ne sont pas les payeurs, malheureusement.
De la com, encore et toujours de la com pour rassurer le bon peuple
a écrit le 05/10/2020 à 10:10 :
parfait
faut foncer dans le no deal
et on en reparle dans 1 an
a écrit le 05/10/2020 à 10:07 :
Peu reluisants ces pays dirigés par " des blonds "
a écrit le 05/10/2020 à 9:59 :
Personne ne dénie le droit aux Britanniques de contrôler leurs propres lois et règlements. Sauf qu'ils ne peuvent pas demander à l'UE d'accepter leurs "propres lois et règlements".
a écrit le 05/10/2020 à 9:57 :
BoJo a eu le virus sars-covid, et a donc été affecté, ça pourrait expliquer ses revirements multiples genre girouette. :-) Disons que c'est très britannique.
C'est sûr que la vie de la GB sera plus souple en ayant aucun accord rigide avec quiconque, le commerce sans contraintes, pas de règles sanitaires à appliquer (mais ça fera obstacle à nos importations, nous sommes exigeants sur la qualité. Faire partie de l'UE a fait augmenter les exigences de production en GB, retour en arrière).
Il est libre BoJo, et pense qu'ils peuvent puissamment prospérer dans ces circonstances. Il a les manettes, à lui de le montrer, penser ne suffit pas.
a écrit le 05/10/2020 à 9:25 :
"se montrant ferme notamment sur la souveraineté des zones de pêche britanniques, un point d'achoppement récurrent dans les négociations",

Quelle déplorable mentalité de nos emplois fictifs de dirigeants européens qui veulent exploiter ce qui ne leur appartient plus, qu=i veulent toujours se gaver sur ce qu'on les autres tandis que leurs milliers de milliards pourrissent dans leurs paradis fiscaux.

Vite un frexit, les anglais comme d'habitude ouvrent la voie vers la libération de l'asservissement allemand.
a écrit le 05/10/2020 à 9:23 :
Les anglais font des pieds et des mains pour négocier des accords commerciaux avec les USA, la Turquie, l'Indonésie... et ils prétendent qu'un "No deal" avec une zone qui représente 75% de leurs échanges commerciaux n'est pas un problème!!!!
Ca sent le coup de poker menteur, mais en fait Boris Johnson est à poil.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :