Violemment attaquée lundi par le commissaire français démissionnaire Thierry Breton, Ursula von der Leyen a repris la main ce mardi en présentant à la presse la composition du nouvel exécutif de l'Union pour les cinq prochaines années. « Chaque membre du collège est l'égal » de tous les autres, a-t-elle déclaré. Et tous doivent être « guidés par une seule étoile : l'intérêt européen, d'où qu'ils viennent et quel que soit leur rôle ». Dont acte. En pratique, cependant, la nouvelle équipe tient plus du gouvernement de coalition dont les équilibres ont été pesés au trébuchet que du collège de sages.
Premier constat : le parti populaire européen (centre-droit) dont est membre la présidente compte pas moins de 11 représentants, plus de 40% de l'équipe, bien plus que leur poids au Parlement. Ses représentants occupent des postes clés, notamment la Finlandaise Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive en charge de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie, la Portugaise Maria Luis Albuquerque, vice-présidente en charge des services financiers et de l' « Union de l'épargne et de l'Investissement », le Néerlandais Wopke Hoeckstra, qui conserve la compétence du Climat et de la « croissance propre », mais aussi le Lithuanien Andrius Kubilius, en charge de l'Espace et de la Défense.