En France et en Europe, le secteur privé, tiré par la demande, retrouve des couleurs
latribune.fr
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Cafés, restaurants et hôtels rouvrent leurs portes de plus en plus largement, tandis que les touristes européens recommencent à voyager. De quoi stimuler l'activité du secteur privé.
JUAN MEDINA
En France et dans la zone euro, l'activité du secteur privé, notamment les services, a connu une forte progression. "Ces données laissent présager une expansion impressionnante du PIB au deuxième trimestre, suivie d'une croissance encore plus forte au troisième trimestre", estime le cabinet IHS Markit.
Certes, on partait de loin, mais quand même. L'activité du secteur privé a continué sa forte progression en juin en France à la faveur de l'assouplissement des restrictions sanitaires, atteignant son plus haut niveau depuis près d'un an, selon une estimation publiée mercredi par le cabinet IHS Markit.
"L'accélération des campagnes vaccinales a favorisé le regain de confiance dans le secteur privé français, les répondants à l'enquête se disant de plus en plus optimistes quant à une reprise prochaine de l'économie", a commenté Joe Hayes, économiste à IHS Markit, cité dans un communiqué.
Hausse de la demande
L'indice Flash composite de l'activité globale a progressé à 57,1 points en juin, après 57 points en mai, selon les données recueillies auprès d'un panel d'entreprises. Un indice supérieur à 50 marque une expansion de l'activité, tandis qu'un indice inférieur à 50 témoigne d'une contraction.
Dans le secteur des services, la croissance de juin est inédite depuis avril 2018, précise IHS Markit, tirée par une hausse de la demande, tandis que la croissance de la production manufacturière a ralenti après le pic atteint en mai.
Cette progression a par ailleurs incité les entreprises à recruter, avec une hausse de l'emploi en juin et "cette amélioration du marché du travail devrait très vraisemblablement se poursuivre dans les prochains mois", estime Joe Hayes.
Mais des difficultés subsistent. Comme les mois précédents, les entreprises continuent de faire remonter des difficultés d'approvisionnement ainsi qu'une répercussion sur leurs prix de la hausse de leurs coûts.
Le volume de travail en attente a de nouveau augmenté, pour le quatrième mois consécutif, et le taux d'inflation des coûts des entreprises atteint son plus haut niveau depuis presque 10 ans. "Ces problèmes, s'ils se maintiennent, risquent, à terme, de freiner la reprise de l'économie française", prévient Joe Hayes.
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Ces bons résultats du secteur privé ne se limitent pas à la France. La zone euro a enregistré en juin sa plus forte croissance depuis 15 ans, a encore expliqué PMI composite du cabinet Markit. D'après la première estimation publiée mercredi, cet indice a progressé ce mois-ci à 59,2, après 57,1 en mai.
"L'économie de la zone euro connaît un essor sans précédent depuis 15 ans, les entreprises faisant état d'une brusque montée de la demande, avec une reprise de plus en plus large, dépassant la seule industrie manufacturière pour englober davantage le secteur des services", a commenté Chris Williamson, économiste en chef de Markit.
"Ces données laissent présager une expansion impressionnante du PIB au deuxième trimestre, suivie d'une croissance encore plus forte au troisième trimestre", a-t-il ajouté.