Le Brexit aura bien lieu, mais lequel  ?

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(Crédits : Toby Melville)
[ 9 POINTS CHAUDS DE 2019 ] Marchés agités, guerre commerciale États-Unis Chine, Brexit, crise de "Gilets jaunes"... 2019 sera l'année de tous les dangers avec un monde face au risque de la récession. Mais aussi, comme le pire n'est jamais sûr, l'année de toutes les opportunités. Quatrième point chaud : quel Brexit ?

C'est un saut dans l'inconnu que s'apprête à faire cette année le Royaume-Uni. La prochaine étape sera le vote des députés, le 15 janvier selon la BBC, sur l'accord laborieusement négocié avec l'Union européenne depuis un an et demi par Theresa May, la Première ministre britannique. Mais le texte ne satisfaisait pas pour le moment une majorité d'élus. Les partisans du Brexit y voient une trahison de l'esprit du référendum, car le texte prévoit l'ouverture d'une négociation qui, en cas d'échec, maintiendrait l'Irlande du Nord dans le marché unique et le Royaume-Uni dans l'union douanière. Quant aux partisans d'un maintien dans l'Europe, ils voient dans l'accord moins d'avantages commerciaux qu'avant le référendum.

Si Theresa May est mise en minorité, le Royaume-Uni quittera le 29 mars l'Union européenne sans feuille de route précise, après plus de quarante ans d'appartenance. C'est le scénario du « hard » Brexit que redoute le monde économique britannique, et en particulier la City, la Mecque de la finance mondiale. « Malgré des plans de contingence, l'absence d'accord risquerait de causer de telles perturbations dans le commerce et la finance que l'économie plongerait en récession », souligne Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities. Le FMI estime que si l'accord est entériné, la croissance du PIB serait de 1,5 %. En revanche, en cas de « no deal », la Banque d'Angleterre prévoit une contraction de l'activité de 3 %. Qui a intérêt à vivre le pire des scénarios, dont les Britanniques seraient les premières victimes ?

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Commentaires
a écrit le 14/01/2019 à 15:37 :
Seul le "hard brexit" nous prouvera qu'il n'est pas bon de sortir de l'UE sinon le doute planera encore, de plus la GB n'adoptera pas l'euro ce qui continuera a créer des problèmes!
a écrit le 14/01/2019 à 9:15 :
"Mais aussi, comme le pire n'est jamais sûr, l'année de toutes les opportunités"

Heu je viens de lire exactement la même phrase sur votre autre article du jour, il faut donc s'attendre à l'éclatement de l'UE si on vous comprend bien ?

ET de nous parler vrai, à l'ère d'internet, ça ne vous dit toujours rien ?

Le chaos néolibéral. Vite un frexit.
Réponse de le 14/01/2019 à 14:40 :
@ multipseudos:

Tu t'es encore trompé gars, tu voulais écrire un commentaire et tu m'as répondu !

Signalé bien entendu.
a écrit le 13/01/2019 à 21:12 :
Sur le Brexit, les gains de la sortie du marché commun pour les anglais,

Il y a au moins trois gains pour le Royaume-Uni suite à une sortie du marché commun :

Des économies considérables pour les PME/TPE qui n’exportent pas vers l’UE et qui étaient sommées d’appliquer les normes et directives européennes. Les 100 régulations les plus coûteuses sont estimées à 27,4 milliards de livres, soit environ 31,7 milliards d’euros par an pour l’économie britannique [5]. On voit bien que c’est énorme par rapport aux 5,7 milliards d’euros potentiels liés aux droits de douane sur leurs exportations.Pour avoir accès au marché commun, et en étant membre de l’UE, le Royaume-Uni contribue au budget de l’UE. C’est même un contributeur net ! Chaque année le Royaume-Uni verse 17,1 milliards d’euros à l’UE qui lui en restitue 11,6 dont 5,3 de rabais [6] ! C’est donc une perte nette annuelle de 5,5 milliards d’euros. C’est, peu ou prou, le calcul sur les droits de douanes additionnels calculés. À la seule différence que les Britanniques seront désormais maîtres de leurs lois !
Il faut aussi prendre en compte, si l’on regarde les exportations, la baisse de la livre sterling, que tous les européistes présentent comme une catastrophe pour le Royaume-Uni ! Le taux avant « Brexit » était de 1£=1,32€, il est désormais de 1£=1,16€, soit une baisse de 12,1%. Cela signifie que les produits britanniques seront 12,1% moins chers à l’exportation. Si on l’applique aux 184,1 milliards d’euros d’exportations [7] vers les pays membres de l’UE et que l’on applique les droits de douanes estimés (tarif extérieur de l’UE), cela donne des exportations britanniques moins chères de 17,3 milliards d’euros.
https://www.upr.fr/actualite/france/brexit-sortie-marche-commun/

Il faut aussi prendre en compte, si l’on regarde les exportations, la baisse de la livre sterling, que tous les européistes présentent comme une catastrophe pour le Royaume-Uni ! Le taux avant « Brexit » était de 1£=1,32€, il est désormais de 1£=1,16€, soit une baisse de 12,1%. Cela signifie que les produits britanniques seront 12,1% moins chers à l’exportation. Si on l’applique aux 184,1 milliards d’euros d’exportations [7] vers les pays membres de l’UE et que l’on applique les droits de douanes estimés (tarif extérieur de l’UE), cela donne des exportations britanniques moins chères de 17,3 milliards d’euros..
Réponse de le 14/01/2019 à 9:56 :
"Des économies considérables pour les TPE/PME qui n'exportent pas vers l'UE". Pourriez vous chiffrer l'incidence pour celles qui exportent vers l'UE ??
"Baisse de la livre avantage pour les exportations UK". Ben oui, mais aussi inconvénient pour les importations ? Etes vous au courant que la balance commerciale UK est déficitaire ?
"Ils seront maitres de leurs lois" ; foutaise. Pour exporter en UE, ils devront peu ou prou s'aligner sur les contraintes réglementaires européennes.
Réponse de le 14/01/2019 à 10:29 :
@Fake news De plus vous en savez pas lire ni extrapoler des données c' est consternant et vous continuez de spéculer en mode prophétie divinatoire "ils seront obligés" ! Je vous concède que vous n' êtes sans doute pas IGF vie-major de promo comme l' auteur du billet et que comme le vulgum pecus il vous reste des lacunes à combler.
a écrit le 13/01/2019 à 19:57 :
C' est à nous de nous y atteler désormais, l' UPR a chiffré le coût du Frexit pour la France, irrévocable..
Le Frexit nous permettra d’économiser chaque année 34 milliards d’euros, soit 170 milliards sur le quinquennat :

9 milliards d’euros (différentiel entre notre versement de 23 milliards d’euros et les fonds rétrocédés de 14 milliards) ;
5 milliards d’euros de dépenses liées à l’UE hors budget, dont les cofinancements et les condamnations pécuniaires ;
20 milliards d’euros récupérés sur la fraude et l’évasion fiscales des grandes entreprises, en rétablissant le contrôle des mouvements de capitaux actuellement interdit par les traités européens, et en modifiant la législation sur l’optimisation fiscale. À cela s’ajouteront des économies tout aussi monumentales (estimées à 39 milliards par an) découlant de l’allégement des réglementations issues de l’UE — et donc des coûts de gestion — qui pèsent sur les administrations publiques, les entreprises, les agriculteurs, les artisans, les TPE et les PME.
a écrit le 13/01/2019 à 15:22 :
Les populistes ont soulevé des vrais problèmes de société , on peut leur accorder ça. Pour le reste , ils ont des solutions et des coupables faciles.
On ne peut pas dire que l'UE est responsable de tout alors que les dirigeants des pays-membre ne connaissent pas le sens de l'expression justice sociale. Bruxelles ne force personne à adopter une idéologie ultra-libérale, cela reviendrait à prêcher à des convertis.
Bref le Brexit n'apportera rien de bon, la classe dirigeante britannique continuera sa politique inégalitaire et comme les anglais sont très dociles, ils encaisseront sans broncher.
Réponse de le 13/01/2019 à 17:35 :
Le moteur du brexit était l'immigration, pas l'injustice sociale.
Réponse de le 13/01/2019 à 21:08 :
"Bruxelles ne force personne à adopter une idéologie ultra-libérale" Ah bon et les GOPE c' est quoi, la démocratie européenne ?!
Réponse de le 14/01/2019 à 11:54 :
Le moteur du Brexit c'est la médiocrité des élites britanniques, qui ont voulu faire porter le chapeau des difficultés britanniques aux "autres".
a écrit le 13/01/2019 à 13:12 :
Pas si sur

Il semble que très habilement, les anglais, toutes catégories confondues (exceptés deux ou trois mal peignés) poussent les électeurs de nouveau au référendum. Il suffirait que TM refuse des élections anticipées. Avec tout ce qu'elle a encaissé, elle n'est plus à ça près.

Premier avantage: tout rentre dans l'ordre et tout le monde y gagne

Second avantage: Exit les décisions par référendum. Il n'y a pas de honte à reconnaitre une erreur.

J'ai confiance ...

Et puis un peuple qui a créé la Jaguar type E est forcément un peuple éclairé
Réponse de le 13/01/2019 à 17:22 :
TM n'a pas le pouvoir de refuser des élections anticipées si elle est mise en minorité et heureusement !
Exit les décisions par référendum ???
Le peuple est souverain et même s'il prend une mauvaise décision elle doit être exécutée.
La démocratie semble être un concept que vous ignorez
Réponse de le 13/01/2019 à 19:47 :
De l' impérieuse nécessite de multiplier les Xit et d'y ajouter urgemment la France tant la destruction socio-économique du pays résulte de l' erreur maastrichienne et du suivisme de la feuille de route de Bruxelles ou
Gope adressée une fois l' an à la France de Macron..
1ère Edition du Jeu qui a pour but de comprendre les enjeux du Frexit tout en s'amusant et en rappelant les informations oubliées ou dissimulées.
https://www.youtube.com/watch?time_continue=1186&v=3PnxzkBmtrs
Réponse de le 13/01/2019 à 20:13 :
@Jflb

TM aura ce qu'elle veut, je lui fais confiance, elle est très intelligente.

Si elle obtient que les britanniques revotent alors le référendum s'autodétruit et c'est tant mieux. Car il conduit au chaos, donc au fascisme, puisque le fascisme est le premier produit dérivé du chaos.

Voilà ma vision de la démocratie: les respect des institutions, à commencer par un gouvernement élu par le peuple. N'en plaise aux anarchistes.
Réponse de le 14/01/2019 à 10:26 :
Helas, ayant fréquenté pas mal de britanniques ces derniers jours, je crains que ce peuple soit devenu fou. C'est pire que l'ambiance village gaulois d'Astérix, les Brexiters seraient fou furieux en cas d'un nouveau référendum, les europhiles sont fou furieux de la sortie, et la voie médiane de TM ne convainc personne.
Impossible de négocier intelligement avec ce peuple devenu fou, la seule voie possible c'est le no-deal.
Réponse de le 14/01/2019 à 13:41 :
@Réponse de Fake News

Un peuple qui a conçu la Type E, qui a lutté de tout son sang dès 1940 contre tous les totalitarismes et qui consomme du Champagne de chez nous, ne peut être taxé de fou.
Non, les anglais sont un grand peuple, que je respecte haut car il a accueilli ma famille en 1940 lui offrant la chance de lutter librement pour la démocratie, la vraie.
a écrit le 13/01/2019 à 12:26 :
ce pays a de gros problèmes structurels : faible investissement public/privé, forte dette publique, dégâts causés par l'austérité, importance du travail non qualifié/bas salaire, faible R&D, très forte dépendance à la consommation, forte dépendance à l'investissement étranger, banques anglaises en queue de peloton des stress tests européens, désépargne des ménages/très faible épargne (ils dépensent même plus qu'ils ne gagnent), faible niveau de construction de logements (et effondrement de la construction de logements à loyer social), immobilier très cher (alors que la surface moyenne des logements est la plus faible en Europe), coût très élevé des abonnements au train (notamment pour ceux qui doivent aller travailler à Londres), etc...
l'UE n'est pas responsable de ça.
le PIB, c'est de la poudre aux yeux.
Réponse de le 13/01/2019 à 17:39 :
Pourtant le monde entier se pâme devant la recherche britannique et ses universités. Serait-ce un modèle largement surfait ?
a écrit le 13/01/2019 à 10:48 :
"Mais aussi, comme le pire n'est jamais sûr, l'année de toutes les opportunités"

Heu je viens de lire exactement la même phrase sur votre autre article du jour, il faut donc s'attendre à l'éclatement de l'UE si on vous comprend bien ?

ET de nous parler vrai, à l'ère d'internet, ça ne vous dit toujours rien ?

Le chaos néolibéral. Vite un frexit.
Réponse de le 13/01/2019 à 17:43 :
Malgré l'extrême diversité des dirigeants de ses membres, d'Orban à Tsipras en passant par Merkel, Macron et Sanchez, l'UE a présenté un front commun dans les négociations de brexit. Le chaos est au Royaume-Uni et l'UE n'éclatera pas.
Réponse de le 14/01/2019 à 10:28 :
L'UE ne peut pas éclater, en tout cas au sein du périmètre de ceux qui partagent l'Euro. C'est un ciment très fort entre les peuples, et d'ailleurs tous les frexiters populistes n'osent l'afficher.
Réponse de le 24/01/2019 à 15:20 :
"et l'UE n'éclatera pas"

Forcément puisqu'elel est prévue pour durer mille ans !

Vous me dégoutez profondément...

Signalé, de temps en temps ça fait pas de mal de revenir sur votre obscurantisme.

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