Le Parlement franco-allemand est né : « Nous devons jouer un rôle d'aiguillon »
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Forte de cent députés - 50 Français et 50 Allemands -, cette assemblée franco-allemande, dont la naissance a été scellée ce lundi 25 mars à Paris par Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, et Wolfgang Schäuble, président du Bundestag, se réunira au moins deux fois par an, avec trois missions principales : transposer les directives européennes dans des termes identiques dans les deux pays, mettre en oeuvre des décisions franco-allemandes et veiller à la bonne application du traité d'Aix-la-Chapelle.
La députée (La République en marche) Sabine Thillaye, née en Allemagne, a été élue à la tête du bureau de la nouvelle chambre au côté d'Andreas Jung (CDU), président du groupe d'amitié Allemagne-France au Bundestag. Il comptera huit membres français et huit membres allemands. L'assemblée « a vocation à devenir le pendant parlementaire du Conseil des ministres franco-allemand », a souligné Richard Ferrand avant la signature de l'accord.
« Relevons le gant! », a abondé Wolfgang Schäuble, en appelant de ses vœux « des débats animés, y compris sur les sujets délicats » afin de relancer une construction européenne au point mort.
Richard Ferrand a souhaité que la nouvelle assemblée aide à développer des "réflexes franco-allemands" pour la bonne marche du tandem « afin d'éviter des divergences artificielles ou inutiles, qui peuvent parfois être néfastes. » Sabine Thillaye a évoqué l'exemple détonant de la Défense, où les divergences bilatérales sont légion.
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En France, la création de cette assemblée a été rejetée par Gilbert Collard (Rassemblement national) et plusieurs élus de La France insoumise, qui dénoncent une atteinte à la souveraineté nationale. L'opposition a été beaucoup plus vive en Allemagne où la quasi-totalité des députés d'Alternative pour l'Allemagne (extrême droite) et de Die Linke (Gauche radicale) a dit non au projet.
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Cette chambre « ne sera évidemment pas une construction supranationale abstraite ou éthérée », a affirmé pour sa part Richard Ferrand.
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