Le sauvetage de Lloyds Bank a rapporté 900 millions de livres à l'État britannique

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Le sauvetage de Lloyds Banking Group aura rapporté près d'un milliards de livres à Londres. La banque a annoncé mercredi que le gouvernement britannique s'était désengagé totalement du groupe, en vendant sa part restante au capital, près de dix ans après s'être porté à sa rescousse lors de la crise financière.
Le gouvernement britannique avait déboursé 20,3 milliards de livres en octobre 2008 pour prendre une part de 43,4% dans la banque qui menaçait d'être emportée par la crise des "subprime". Au final, l'Etat britannique a récupéré au total 21,2 milliards de livres (24,6 milliards d'euros), en incluant les dividendes, soit plus que sa mise initiale.
Depuis près de quatre ans, il avait décidé de vendre au fil de l'eau sa participation qui était tombée sous 1% du capital dernièrement. Lloyds Banking Group, l'un des poids lourds du secteur britannique coté à la Bourse de Londres, s'est félicité dans un communiqué de cette décision qui marque son retour dans le giron privé. Mercredi matin, en début de séance le titre prenait 0,84% à la Bourse de Londres.
Le redressement de l'établissement, recentré sur ses activités de banque de détail et de prêt aux entreprises au Royaume-Uni, s'est fait au prix de plusieurs plans de restructuration ces dernières années avec des milliers de suppressions d'emplois à la clé.
Lloyds Banking Group est désormais en meilleure santé après avoir dégagé en 2016 son bénéfice le plus élevé en dix ans. La banque s'est en outre lancée fin 2016 dans le rachat ambitieux de l'activité cartes de crédit au Royaume-Uni de l'américain Bank of America pour 1,9 milliard de livres.
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Au total, l'Etat britannique a dépensé plus de 136,6 milliards de livres pour sauver les grandes banques du royaume durant la crise financière et il n'est pour l'instant parvenu à récupérer que la moitié de cette somme. Il lui reste toujours une participation de 73% dans Royal Bank of Scotland qui n'a toujours pas dégagé le moindre bénéfice annuel depuis son renflouement.
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Le cours de Bourse de RBS vaut en effet environ moitié moins qu'au moment de son sauvetage ce qui complique la tâche du gouvernement, lequel ne peut vendre des parts qu'à perte. La banque britannique a englouti autour de 100 milliards de livres depuis près de dix ans, entre le plan de sauvetage de l'Etat et les pertes accumulées sans discontinuer depuis 2008.
(avec AFP et Reuters)
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