Brexit : la banque Lloyds hésite entre Francfort et Amsterdam

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La banque britannique s'est recentrée sur son marché intérieur mais ne veut pas perdre l'accès au marché unique, notamment pour ses clients allemands et néerlandais.
La banque britannique s'est recentrée sur son marché intérieur mais ne veut pas perdre l'accès au marché unique, notamment pour ses clients allemands et néerlandais. (Crédits : © Peter Nicholls / Reuters)
Recentrée sur son marché intérieur depuis la crise financière et sa nationalisation, la banque britannique envisage de créer une filiale en Allemagne ou aux Pays-Bas pour continuer à servir ses clients européens après la sortie de l'Union.

C'est la seule des "Big Four" britanniques à ne pas avoir de filiale dans un autre pays d'Europe. Or bien que Lloyds Banking Group se soit largement recentrée sur son marché intérieur depuis la crise financière et sa nationalisation, elle a conservé quelques activités en Europe, en particulier du prêt immobilier aux Pays-Bas et de la banque en ligne en Allemagne. Dans la perspective du Brexit, afin de conserver l'accès au marché unique, la banque londonienne envisage d'implanter une filiale dans un de ces deux pays, selon le Financial Times.

Le groupe bancaire, qui possède aussi un bureau à Paris, où il est implanté depuis 1911, pour des clients entreprises, prépare déjà ses options en cas de "hard Brexit" et de perte du "passeport" lui permettant d'opérer dans toute l'Union : la plus probable est la transformation d'une de ses succursales, à Francfort ou Amsterdam, en filiale, selon le quotidien de la City. Il lui faudra pour cela renforcer les capitaux propres de l'entité européenne et y affecter un peu plus de personnels.

L'Etat encore actionnaire sous les 7%

Lloyds Bank aurait quelque 8 milliards de livres (9 milliards d'euros) de crédits immobiliers accordés à des clients néerlandais et 12 milliards de livres (14 milliards) de dépôts de clients allemands. Au Royaume-Uni, Lloyds est le numéro un des prêts immobiliers et des hypothèques.

L'Etat britannique avait injecté 20,3 milliards de livres (23,8 milliards d'euros environ) dans l'établissement né de la fusion de HBOS (Halifax Bank of Scotland) et Lloyds en 2009, il en a récupéré 17,5 milliards à ce jour, ramenant sa participation sous les 7% ce mois-ci.

La banque britannique, qui s'est refait une santé financière, a annoncé la semaine dernière le rachat des activités de cartes de crédit de Bank of America au Royaume-Uni pour la somme de 2,3 milliards d'euros.

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Commentaires
a écrit le 06/01/2017 à 18:20 :
Mais ce sera certainement Amsterdam ,classé troisième dans la liste des pires paradis fiscaux .On le sait depuis longtemps que les rosbifs n'ont aucune éthique ,seul le résultat compte ,bon vent ......
a écrit le 29/12/2016 à 13:57 :
Vous lisez les articles ou vous vous contentez des titres pour faire des commentaires aussi éclairés ?????
a écrit le 29/12/2016 à 11:23 :
Comme d'habitude ce ne sera pas la France et ses taxations au sommet qui récupérera des entreprises banques ou sociétés d'assurances British; pourtant certains augures voyaient déjà la place parisienne de la Bourse supplantée la CITY Pauvre France socialo coco et aie BOBOS
Réponse de le 29/12/2016 à 20:02 :
Lisez l'article, il n'est pas question de délocaliser mais seulement de créer un poste avancé pour profiter des avantages du BREXIT et de ceux de l'Europe...
a écrit le 29/12/2016 à 11:05 :
L'invasion commence...
a écrit le 28/12/2016 à 22:56 :
Frankfurt is the place to be pr les marché financiers!

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